Magazine du Spectacle vivant ...

   

     

 WIGHT  FESTIVAL  1970  

   

      EN COULISSE      
 - La Chronique du Théâtre à Paris -

 

  Billets d'humeur précédents  Billets d'humeur suivants

 EN COULISSE 
      Editorial

Sommaire      Billets d'humeur

haut de page

   

WIGHT 70, LE FESTIVAL DES NOSTALGIES

 

Au siècle précédent, il y a maintenant plus de trente ans, se déroulait le troisième et ultime Festival de l'île de Wight!...   Pour «EN COULISSE», nous évoquons ces journées fabuleuses, sur cette île à jamais bénie des dieux de la Pop-music, mettant fin de facto aux splendissimes sixties !...

En affichant la mémoire nostalgique d'un événement de société qui rassembla en 1970 toutes les générations du Rock, nous souhaitons faire grande place à l'utopie et à la sensualité, profitables à la création artistique, par la même au spectacle vivant et donc au Théâtre !...

 

 

 

Le mercredi 28 août 70, venait de commencer un compte à rebours de cinq journées fabuleuses  qui allait mettre un terme symbolique aux fameuses "années 60"!...

En cet été 70, où sortait sur les écrans européens le film emblématique «Woodstock», s’annonçait le troisième et ultime Festival de l’île de Wight où la musique rock allait atteindre l’apogée de ses utopies idéalistes juste avant d'éteindre définitivement les souffles  de Jimi Hendrick, Jim Morisson et Keith Moon!...

Ainsi en ce traditionnel week-end du Bank Holiday, six cent mille personnes confluaient vers cette île verdoyante du sud de l’Angleterre, prenant pacifiquement d’assaut, ferries et bus à impériale rouges en d’immenses processions bigarrées sous un ciel d’azur qui perdurerait jusqu’à l’aube du lundi 2 septembre où la complainte rocailleuse de Richie Heavens pourrait abandonner ce lieu mythique, laissant la pluie emporter à jamais toutes les nostalgies naissantes!...

Comment donc oublier au coeur de la nuit, la voix stridente de Joan Baez a capella, ou au petit matin les litanies de Melanie s’apercevant que sa chanson avait été changée, ainsi que l’enivrement des nuits de satin blanc modulées par les Moodies Blues avant que celles-ci laissent la volupté de Leonard Cohen transpercer de langueurs envoûtantes, le spleen à venir ?...

Donovan s’étant substitué en continuité mélodique au Dylan «protest song» de Wight 69, alors là-haut sur la colline avoisinante, les fumées de la contestation libertaire s'autorisaient à disputer tranquillement le business d’un Festival dont son délégué Ricky Farr feignait au micro quelques réponses offensives en une dialectique récurrente "five days, three pounds!..." et magnifiquement vaine!...

Même "in situ", lovés au fond des duvets parmi la foultitude du "beautiful people", souhaitant enchaîner jours et nuits, sommeil et veille sans discontinuer, plus question désormais de se conformer aux "recommandations" officielles d'abandonner le cocon d’un emplacement convoité, afin de rejoindre une toile de tente éloignée, leurre d'un repos fort improbable!...

 

Des dialogues de sourds pour lesquels les Who avaient beau jeu de réclamer en une percussion rythmique jamais égalée «Feel me, touch me!» ou pour lequel l’orgue d’«Emerson, Lake and Palmer» atteignait des transes psychédéliques vouées aux arcs-en-ciel d'une flamboyante balance faisant place à leur tour au «Sly and the Family Stone» pour exalter les passions scandées de la soul music dans la jouissance des ascendances répétitives!...

 

Alors, s’avançant seul au bord de la scène tel un torero, superbe au coucher du soleil après la torpeur torride de la journée, Alvin Lee débutait un solo vertigineux qu’une apologie de la guitare pourrait toujours enflammer «Ten years after», en d’immenses braseros de milliers d’âmes!...

 

Avant même que ne soient retombées les ombres de blancheur pâle du Procol Harum ainsi que les mélopées syncopées du Jethro Tull, «This is the end !...», telle monta au coeur de la nuit moite, la réponse cinglante du chanteur des Doors qui s’immisça dans les esprits comme une sentence que chacun pressentait intransgressible alors même que sur le bûcher des légendes, les cordes vocales et électriques de Jimi Hendrick tentaient au-delà de toutes références, des harmonies désynchronisées, jetées comme un défi passionnel aux vibrations exacerbées des Who!....

Effectivement la rengaine avait raison, «Wight is Wight !» et c’est pourquoi jamais aucun récit, aucun film ne pourront rendre compte de cette semaine de fin août 70 où la musique des sixties sur le point de devenir une valeur médiatique, consumait sous un soleil de plomb et comme pour le final d’un feu d’artifices grandiose, toutes les cartouches de son génie artistique en une immense clameur insensée et dédiée au fameux «my generation» de Pete Townshend,... celle des vingt ans révolus du "baby-boom" célébrant avec magnificence l'aura du mouvement Hippy!...

Theothea le 28/08/00

 EN COULISSE 
      Editorial

Wight 70   au   programme

haut de page

   

du 26 au 30 août 1970

   
   
               

WEDNESDAY

FRIDAY

SATURDAY

SUNDAY

ROSALIE SORRELS

FAIRFIELD PARLOUR

CAT MOTHER

GOOD NEWS

JUDAS JUMP

LIGHTHOUSE

MUNGO JERRY

RALPH Mc TELL

KATHY SMITH

ARRIVAL

JOHN SEBASTIAN

TINY TIM

KRIS KRISTOFFOSON

MELANIE

MILES DAVIS

DONOVAN

MIGHTY BABY

PROCOL HARUM

FREE

PENTANGLE

   

CHICAGO

EMERSON LAKE AND PALMER

HEAVEN

THURSDAY

VOICES OF EAST HARLEM

DOORS

EVERLY BROTHERS

SUPERTRAMP

TASTE

JONI MITCHELL

RICHIE HAVENS

BLACK WIDOW

FAMILY

TEN YEARS AFTER

LEONARD COHEN

EVERYONE WITH EVERY ROBERTS

CACTUS

THE WHO

JETHRO TULL

HOWL

   

SLY AND THE FAMILY STONE

MOODY BLUES

GROUNDHOGS

   

   

JIMI HENDRIX

TONY JOE WHITE

JOAN BAEZ

       

       

 EN COULISSE 
      Editorial

Wight 70   en   Galerie

haut de page

   

            
 Festival de Wight 1970  
 Lien photos P. Lavigne  
 Photo  ©  Philippe LAVIGNE

         

 

                                          
 Festival de Wight 1970  
 Lien photos P. Lavigne  
 Photo  ©  Philippe LAVIGNE

           

            

                     
 Festival de Wight 1970  
 Sly & The Family Stone 
 Photo  ©  Alain PASERI

    Photo  ©  Alain Paseri

 

            
 Festival de Wight 1970  
 Photo  ©  Alain PASERI

    Photo  ©  Alain Paseri

 

            
 Festival de Wight 1970  
 Photo  ©  Alain PASERI

    Photo  ©  Alain Paseri

 

            
 Festival de Wight 1970  
 Donovan 
 Photo  ©  Alain PASERI

    Photo  ©  Alain Paseri

 

            
 Festival de Wight 1970  
 Joni Mitchell 
 Photo  ©  Alain PASERI

    Photo  ©  Alain Paseri

 

            
 Festival de Wight 1970  
 Photo  ©  Alain PASERI

    Photo  ©  Alain Paseri

 

            
 Festival de Wight 1970  
 Photo  ©  Alain PASERI

    Photo  ©  Alain Paseri

  

            
 Festival de Wight 1970  
 Photo  ©  Alain PASERI

    Photo  ©  Alain Paseri

   

                 
 Festival de Wight 1970  
 Lien photos P. Lavigne  
 Photo  ©  Philippe LAVIGNE

           

     

Remerciements à Philippe Lavigne & Alain Paseri

  Billets d'humeur précédents

      EN COULISSE 
 - Le Théâtre à Paris -

 Billets d'humeur suivants
 EN COULISSE 
      Editorial

Sommaire    Billets d'humeur

haut de page