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LES ROLLING STONES EN CONCERTS
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SYLVIE VARTAN au Palais de l'apothéose
Pour le plaisir, Sylvie Vartan effectuait ce samedi 12 avril un dernier
tour de piste en s'offrant un "Palais des Congrès" supplémentaire,
exclusivement pour le fun, annoncé seulement à l'issue des
dates initiales, deux mois auparavant.
Tel un show ultime, cet adieu aux grandes scènes fit de ce concert
parisien un spectacle exceptionnel durant lequel la chanteuse avait
décidé d'en vivre chaque seconde comme l'on déguste
un nectar.
Cette faculté d'être heureuse au moment approprié
fut un véritable cadeau des dieux. La "plus belle pour aller danser"
faisait ainsi non seulement un parcours sans faute de goût mais, comme
libérée de toutes les contraintes perfectionnistes, se laissait
emporter par l'adrénaline de l'instant présent. Cette nouvelle
et dernière vague submergeait la salle qui renvoyait en retour un
immense "merci" venu du fond du coeur.
Ces trois heures de récital constituaient donc l'aboutissement
artistique de la tournée "Nouvelle Vague" mais inscrivaient surtout
en lettres de feu, le point culminant d'une carrière fêtée
avec trois proches, David le fils tant aimé, Jean-Jacques Debout l'ami
des tendres années et en pensée, Carlos, l'ami de toujours,
disparu durant les répétitions de janvier au Trianon.
C'est Tony Scotti, son époux, producteur et en l'occurrence metteur
en scène qui, apparaissant pour la première fois en public
à la fin d'un grand happening, donnerait l'ultime baiser couronnant
la passion de sa Dame qui imagine désormais son devenir artistique
selon des scénographies plus intimistes.
En vibrations avec l'auspice thématique du juke-box trônant
sous l'auréole des lumières sixties, les chansons à
la demande avaient incité Sylvie à interpréter un "Mozart
/ Caruso" connu exclusivement jusqu'ici du public Italien qui eut pour effet
à la note finale de déclencher une déferlante en "standing
ovation".
"Mais, ne t'en va pas trop vite, David..." ne put s'empêcher de
s'exclamer Sylvie à son fils qui, à la suite d'une brillante
prestation au piano et des compliments échangés, s'esquivait
sans se retourner une dernière fois... pour la dernière fois!...
Chaque geste, chaque seconde comme un instant d'éternité
qui s'échapperait définitivement, à l'insu du poète:
" Las ! le temps non, mais nous, nous en allons " .
A minuit en effet, la messe du Music-Hall était dite mais jamais
les souvenirs n'auraient pris autant de souffle pour perdurer dans les esprits
nostalgiques tel un grand fleuve bouillonnant où les leitmotivs du
"Locomotion" avaient eu rendez-vous avec la plénitude du grand soir:
"Merci".
Theothea le 14/04/08
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Sylvie Vartan " Nouvelle Vague "
"Nouvelle Vague Tour"
photo © Tyen
Au cap de la soixantaine en 2004, Sylvie avait subjugué le Palais
des Congrès avec un show retraçant sa carrière à
travers une pléthore de styles musicaux; la voici de nouveau quatre
années plus tard dans ce même lieu prestigieux pour inaugurer
une tournée qui l'emmènera notamment en Corée et au
Japon avec son spectacle "Nouvelle Vague" en écho à son
récent album éponyme.
Dédié aux sixties symbolisées par un juke-box
trônant à l'arrière de la scène duquel la chanteuse
surgit en ouverture autant qu'elle conclura sa sortie trois heures plus tard,
ce concert est l'occasion de s'immerger dans les tubes d'une époque
réputée insouciante où les yé-yé faisaient
les beaux jours du hit-parade.
Toute en énergie communicative, Sylvie arpente la vaste scène
de long en large avec la résolution de faire retrouver, en partie
selon un choix interactif du public, les saveurs et les émotions musicales
d'un temps enfoui sous une pléiade de souvenirs voués à
ces fameuses "idoles" des années soixante.
Cependant aidée par l'évolution de sa morphologie, l'artiste
semble désormais s'orienter davantage vers une attitude de "crooner"
au féminin tant par ses interprétations face micro que dans
ses costumes de scène amples et carrés.
Alternant ainsi, en guise de chorégraphie, les allers-retours au
pas de course en contrepoint de nostalgiques plages de plénitude,
Sylvie semble chercher non un second souffle qu'elle maîtrise au mieux
même en assurant deux représentations successives captées
en ce samedi pour la télévision mais sans doute cette nouvelle
étoile qui la guidera dans l'avenir de sa carrière, tel un
papillon vibrionnant cherchant à éclore par métamorphoses
successives.
Sous les lumières empathiques de Jacques Rouveyrollis et
la mise en scène focalisante de Tony Scotti son mari, trois jeunes
femmes choristes l'accompagnent avec conviction grâce à la fougue
du rock et la sensualité du Rythm'& blues sachant répondre
en pleine osmose à l'orchestre dirigé par Jannick Top, très
attentif à toutes improvisations et adaptations en temps réel.
Lors de son retour d'Asie en avril, un concert exceptionnel est de nouveau
programmé au Palais des Congrès de Paris; il pourrait être
intéressant d'y apprécier les progressions que notre Vartan
nationale aura apporté à sa "Nouvelle Vague" à
l'expérience de son "mondial tour".
Theothea le 14/02/08
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Sylvie Vartan Palais des congrès
2004
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Sylvie Vartan a soixante ans.... ce n'est pas rien!...
Deux heures et demie de spectacle au Palais des Congrès de Paris
pour cette deuxième représentation d'un show à
l'américaine retraçant une carrière, une époque,
quasiment un demi-siècle celui du baby boom où vont se croiser
toutes les influences musicales qu'elle aura eu le don de capter pour faire
sienne cette vie de chanteuse qu'elle continue d'offrir en miroir à
son public pour mieux le faire rêver!...
Le décor est ainsi planté pour que l'immense scène
s'embrase au rythme d'un album photos de famille dont les pages telles des
fulgurances reviennent en boomerang sur un écran oval focalisant la
mémoire collective en autant de flashs glamour initiés par
les mythiques sixties!...
Mais voici que cette charge émotionnelle du passé rebondit
en direct live pour atteindre des moments de plénitude où,
faisant de grands écarts avec sa légende, l'artiste ose des
facettes inconnues jusqu'à présent à son répertoire...
qui à leur tour rejoindront le patrimoine:
Ainsi pénétrant les chemins d'une sensualité lascive,
la dame s'offre une danse suggestive en s'enroulant et se lovant telle une
entraîneuse de boîte de nuit sous les vibratos d'une mélodie
languissante, semblables à des intonations plaintives de Kim Carnes!...
En passant des yeux de Bette Davis à ceux d'Emma pour trôner
sur un piédestal circulaire toute affriolante et charmeuse en une
robe blanche lamée distillant le plaisir, c'est à quelques
poses de Marylin Monroe que l'imaginaire pourrait se suspendre... le temps
du fantasme!...
A dire vrai, tout un chacun a le choix dans le kaléidoscope mis
en scène entre nostalgie et contemporanéité, de cocher
ses préférences tant la volonté d'offrir l'excellence
est multiple, notamment en medley endiablé!...
Comment ne pas se réjouir en revoyant les images de Sylvie imitant
à s'y méprendre la gestuelle et le feeling de Tina Turner paradant
dans sa fameuse jupette plissée rouge?
Mais comment ne pas être subjugué par la star française
du rock & roll, sculptée dans son ensemble Laggarfeld pentalon
noir blouson rouge, parcourant ici et maintenant le plateau de long en large
dans l'effervescence de chorégraphies bigarrées, soudain
contrastées par le lancement a capella de "Ce soir, je veux être
la plus belle pour aller danser!..."?
Toutefois si le culte du charisme est justifié par tant d'années
partagées dans le souvenir avec le public, est-ce vraiment indispensable
d'entretenir la dévotion en suscitant une dialectique quasi charnelle
avec les fans au point de faire du serrement de mains ponctué du serment
"Je vous aime", un leitmotiv scandant le rituel des rappels?
A cette réserve près et à tout prendre, Sylvie c'est
Sylvie Vartan en intégral exclusif et c'est donc plein de reconnaissance
que tous quittent à regret le Palais où les émotions
invitées en congrès ont été fascinées
par un show à remonter le temps et où la séduction s'incarne
au féminin éternel!...
Theothea le 30/09/04
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DAVID BOWIE Bercy
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Qu'il était beau, oui David le chanteur des années soixante-dix
lorsqu'enchaînant les albums de spectacle vivant, son imaginaire
d'adolescent perpétuel suscitant un perfectionnisme absolu imposait
à sa génération une volonté d'expression artistique
globale, jusqu'à se rendre lui-même schizophrène
expérimental!...
Qu'il est beau, oui le chanteur de cinquante-six ans là-bas en
silhouette identique, la mèche rebelle dans les yeux, tee-shirt blanc
et petit foulard, totalement passionné par la recherche sur des rythmes
musicaux destructurés, ne craignant pas de tordre tous les jouets
de la nostalgie!...
"On the road again", comme à la grande époque mais pour
un "Reality tour" chassant tous les démons fantasmatiques d'un
théâtre intérieur dont David ne veut plus assumer les
contradictions d'un autre âge!...
Accompagné d'un light-show stratifié en plusieurs niveaux
de perception kaléidoscopique, le musicien Bowie a la volonté
de briser en de multiples facettes les personnages de David et d'en distribuer
insidieusement pour la régénérescence du public, les
pépites d'un mythe d'ores et déjà sanctifié!...
Finie la dramaturgie et, au nom d'une "simplicité" recouvrée,
seulement le show grandeur "nature" d'un génie redevenu par ambition
ce "musicien" qui esquisse, qui émaille, qui suggère exclusivement
pour le fun le feeling d'antan, suscitant ainsi à merveille la frustration
systématisée!...
Toujours le grand Art, mais au service cette fois d'une modernité
qui glace la mémoire en autant d'intants arrêtés pour
mieux survivre à la charge du patrimoine accumulé!...
Comme dans une bande dessinée, le créateur a droit bien
entendu à toutes les stratégies pourvu que la réalité
ne soit que le fruit d'une illusion collective!...
Alors qu'il est beau, oui cet artiste osant le bain de jouvence pour mieux
dévorer son angoisse métaphysique et qui la recrache subtilement
en bulles évanescentes!... The show must go on!...
Theothea le
23/10/03
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Jean Michel Jarre - Oxygène Live
A mi-parcours de ses dix concerts live de « Oxygène »
joués au Théâtre Marigny, trente ans après la
sortie de l’album concept qui lui valut une renommée internationale
immédiate, Jean Michel Jarre semble, à l’aube de sa soixantaine
toujours juvénile, totalement en prise sur une déferlante
rétro-futuriste qui pourrait donner à penser que
l’esthétique de « 2001, l’Odyssée de l’espace »
appartiendrait au siècle de Jules Verne, alors que sa métaphysique
serait toujours en ce début de XXIème siècle une pure
science-fiction pour aficionados.
A ceci près qu’en fait, il s’agissait de l’Odyssée de la
Planète Terre dont l’intuition visionnaire de JMJ faisait écho
dès 1977 à l’intention d’une prise de conscience écologique
encore dans les limbes.
Sur la scène du Théâtre Marigny, baignant dans une
lumière bleu diaphane, prémices à un accouchement de
soixante-quinze minutes où l’opinion d’avant-garde va se rétracter
en une prospective en flash-back, d’étranges machines à lampes
et transistors que trois autres musiciens hors pair (Dominique Perrier, Claude
Francis Rimbert et Claude Samard ) vont maîtriser du doigt et à
l’oeil, s’invitent à un bal hors du temps où l’oxygène
aurait été en question métaphorique.
En huit séquences enchaînées par des salves
d’applaudissements impromptues, les synthétiseurs néolithiques
sans mémoire excédant quelques secondes et répondant
à des noms prestigieusement codés pour les néophytes
(VCS3, ARP 2 600, ARP Odissey, Jupiter 8, Eminent 310, Farfisa, Moog Modular,
Mellotron etc...) vont faire resurgir l’oeuvre plébiscitée
dans le monde entier par les hit-parades de l’époque, laissant
transparaître de-ci de-là, quelques imperceptibles atechnies
fort à propos au coeur d’un spectacle vivant que le compositeur
démiurge domine de bout en bout de ses claviers sur
l’avant-scène.
Avec la projection 3D grand écran de la fameuse pochette Vinyl,
pas de rappels à suivre au terme du mythique opus électronique
qui devrait, par la suite, être rejoué pareillement en public
dans d’autres capitales durant l’année 2008,... Exclusivement des
mercis rétrospectifs et des bravos actualisés dans la performance
à rebours du temps.
Theothea le 20/12/07 |
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LE PARC DU PRINCE, JUIN 2003 !...
Le mercredi 11 juin, deuxième des quatre concerts du Parc des Princes,
le ciel s'était mis au bleu fixe et la chaleur estivale annonçait
que les conditions étaient enfin réunies pour atteindre
l'apothéose convoitée pour chacun de ses méga-shows!...
21h40, c'est parti pour les 150 minutes planifiées du quatrième
concert de la tournée des stades, soit quatre jours avant la date
d'anniversaire emblématique des soixante ans de Johnny Hallyday!...
Effacée la pluie des concerts de rodage, assimilées les
difficultés techniques du spectacle de la veille, voici enfin le jour
"J"(ohnny) auquel souhaite secrètement accéder tout
spectateur ayant acquis son billet près d'une année
auparavant!....
Alors les lumières sculpturales de Jacques Rouveyrollis peuvent
enfin s'emparer de la scène compacte et gigantesque pour en faire
surgir là-bas tout en haut comme un poing sur un nid, l'épervier
majestueux drapé d'une cape noire assortie aux lunettes anti-vertige
que tous les yeux scrutent médusés depuis le sol où
est attendu le dieu tombant des nues!...
D'emblée dans un tempo d'instrumentation fracassante, la majestueuse
descente scellée à un bras télescopique laissera en
une sustentation indicible, le choeur d'un stade touchant au sublime!...
En son temps Maurice Chevalier avait recommandé au chanteur
débutant de soigner son entrée en scène et sa sortie...
C'est au-delà de la perfection qu'en cet instant mémorable,
la mission à accomplir prend tout son sens!....
Et ce d'autant plus que par la suite, c'est la sobriété
qui présidera à la mise en scène d'un spectacle s'appuyant
prioritairement sur la créativité visuelle et celle de
l'orchestration d'Yvan Cassar pour en décliner tous les atouts de
la maturité artistique!...
Avec en premier chef, la voix... la voix d'un crooner faisant fi de tous
les obstacles, s'engouffrant dans chaque rythme, comme une force aussi
inéluctable qu'irrésistible qu'elle soit seule ou se partage
en duo!...
Messie de la rock attitude autant qu'apôtre de la soul music, c'est
désormais accompagné d'un orchestre symphonique que l'artiste
excelle au-delà de tous les critères laudatifs... au point
qu'il peut être presque frustrant de revenir à ses couleurs
musicales traditionnelles après avoir savouré en un lieu si
prestigieux, le mariage de sa tessiture avec le France Symphonique
Orchestra!...
La star a toujours ressenti le besoin de chanter la solitude, la sienne
et celle de ceux qui se reconnaissent en lui comme la mélancolique
"Marie" et l'envoûtant "Diègo", mais aujourd'hui en ces instants
de grâce c'est "l'instinct", "l'envie", l'amour et "le feu" qui emportent
les suffrages d'un appel aux ondes positives, clamé par Le Prince
du stade!....
En tout cas, "Il faut essayer", c'est en quelque sorte la recommandation
du chanteur à son public, annonçant in fine pour la première
fois de sa carrière, qu'il lui faudra bien un jour
"M'arrêter-là", que ce sera en France et certainement dans la
plus belle ville du monde!....
Magnifique prestation qui devrait être reproduite à l'identique
en une dizaine de shows au cours de l'été 2003!... Il
n'empêche c'était bien le mercredi 11 juin qu'eût lieu
le concert de référence, celui qui, pour la toute première
fois au cours de cette Tournée des stades, fut "plus que
parfait"!...
Theothea le 20/06/03
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Grandissime Tina !
Quatrième des grands concerts donnés depuis l’ouverture
du Stade de France, la tournée Millennium du «Twenty four
seven» de Tina Turner s’est établie ce 5 juillet 00 pour un show
unique!...
Succédant aux Rolling Stones, Johnny Hallyday et Céline
Dion, le feeling y atteignit ses quartiers de convivialité
enfiévrée, faisant de chaque moment du spectacle comme un instant
d’éternité suspendu au désir collectif!...
Perchée sur les talons de sa soixantaine d’années et des
poussières d’étoiles, la déesse du Rock s’affiche plus
que jamais en un maëlstrom de soul, ryhtm and blues, rock et country
music, sans cesse revisité dans sa magie à enchaîner
nos émotions!...
Immergée dans le grand stade, son image se démultiplie sur
des écrans video s’intégrant dans une structure scénique
cellulaire et mobile à plusieurs niveaux !...
Avec un aplomb magistral, elle s’entoure en une volupté
exacerbée, de jeunes choristes et danseuses qui scandent le rythme
que la frénésie dispute à la sensualité!...
Dans cet enjeu, toutes y gagnent en solidarité artistique et semblent
nous emporter en un paradis où les partenaires masculins et
néanmoins musiciens semblent disposer davantage de la discrétion
talentueuse que des clés convoitées!...
En plus de la collaboration de Liza Fischer, choriste charismatique des
récentes tournées des Rolling Stones, la présence en
première partie du groupe de John Fogerty (ex chanteur/leader du Creedence
clearwater revival) assure comme en réseau, le patrimoine de toutes
les inspirations musicales qui ont construit la carrière trépidante
de Tina Turner!..
Avec une évidence manifeste, la chanteuse prend un immense plaisir
à moduler, dans l’exaltation, ses vocalises de blues!... Aussi le
Stade de France lui rend passionnément l’écho de sa satisfaction,
s’efforçant d’ignorer si ces retrouvailles ont peut-être un
goût d’au-revoir!...
Theothea le 6/07/00
Références:
Site Officiel Tina
Turner
Chronique Véronique Montaigne
Le Monde 06/07/00
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Stade de France: Quatre plus
Un!..
Au Stade de France, ce vendredi 4 Septembre 98 en averses, il n’y eut
pas de combat symbolique entre l’eau et le feu car le vrai challenge était
effectivement ailleurs!... En effet le spectacle de Johnny Hallyday aurait
dû être le premier show du Stade de France mais les Rolling Stones
avaient réussi à rompre cette exclusivité en y
présentant une semaine après le MONDIAL leur «Bridges
to Babylon Tour».
Seul évidemment un des deux spectacles pouvait inaugurer le Stade
de France et son challenger ne pouvait qu’espérer faire oublier le
précédent. C’est pourquoi Jean-Claude Camus le producteur de
Hallyday s’efforça de battre le « Bridges to Babylon Tour »
sur son propre terrain en tentant de récupérer les concepts
utilisés pour les porter à leur paroxysme!....
Mais accroître les dimensions du show ne permettaient pas de dissimuler
que la structure de la scène ressemblait étrangement à
celle du « Woodoo Lounge », tournée
95
des Stones où ils donnèrent notamment une représentation
sous un orage diluvien à Longchamps, que la nacelle avec bras
télescopique emmenait déjà Mick Jagger sur l'hippodrome
d'Auteuil dans les années 80, que l’écran ovale placé
au milieu de la scène de dimensions semblables à celui du "Bridges
to Babylon" n’en avait pas la qualité de définition et laissait
transparaître des « briques » numériques en fond
d’écran, ce qui pouvait laisser croire souvent que Johnny avait les
joues rouges!....
Enfin comble de la récupération, même le pont-levis
avait des airs de Golden Gate Bridge, déjà utilisé dans
le show du Parc des princes pour les 50 ans de Johnny. Bref Camus aurait
fort bien pu intituler le show de Johnny « Pont pour Babylone »
que le show aurait été raccord!.....
Des idées originales apparaissaient néanmoins tel ce plateau
de type OVNI à roulettes qui permettait à Johnny et ses musiciens
de se déplacer comme sur un coussin d’air le long d'une route de 160
mètres en déclivité. Ceci dit là où Mick
Jagger effectue son jogging incessant, Johnny y substitue une prothèse
géniale d’handicapé moteur qui, allez savoir pourquoi, rappellerait
volontiers le défilé de mode clérical de Fellini
Roma!....Glissade à la fois majestueuse et délirante!....
Mais cessons cet inventaire qui place délibérément
ce show, là où il n’aurait jamais dû être, à
savoir en compétition effrénée avec les Rolling
Stones!....
On
ne le dira jamais assez, l’atout exclusif de l’artiste Hallyday, c’est sa
voix et rien que sa voix!..... D’ailleurs il le sait, il l’a parfaitement
compris depuis très longtemps mais peut-être son public n’en
est pas suffisamment conscient et surtout les mélomanes ne le savent
toujours pas!....
Dans cette perspective, sa carrière ne ferait que commencer, dans
la mesure où ses vieux démons le laissent en paix!....Et cependant
au Stade de France, il n’est pas impossible que Johnny se soit
inquiété d’avoir enfin trouvé son maître en la
personne de Florent Pagny dont l’interprétation en duo du «
Pénitencier » atteignit une puissance et une limpidité
inégalées!...
Avec un accompagnement symphonique et celle d’une chorale de 400 chanteurs
dans une cathédrale aussi vaste et néanmoins conviviale,
l’interprétation de Johnny atteint les frontières du sublime
voire du mystique:. ainsi en fut-il de DIEGO en développant un rythme
autant obsédant que langoureux!....Bref charisme, carrure et mariage
des voix imprégnèrent de manière indélébile
ce stade magique qui vit se succéder en 3 mois des évènements
éminemment fondateurs!
Toutefois il est fort peu probable que ni les Stones, ni Hallyday ne
reviendront faire un show au Stade de France; s’agissant de prestations uniques
où ils furent associés par concomitance d’inauguration! Au
demeurant une question faussement candide reste entière pour
l’avenir de ce lieu désormais mythique: Que doit-on penser de son
acoustique métallisée?....
Theothea le 08/09/98 |
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WIGHT 70, LE FESTIVAL DES NOSTALGIES !...
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LE FESTIVAL DE WIGHT
1970
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