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LES ROLLING STONES EN CONCERTS
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SYLVIE VARTAN
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DAVID BOWIE Bercy
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Qu'il était beau, oui David le chanteur des années soixante-dix
lorsqu'enchaînant les albums de spectacle vivant, son imaginaire
d'adolescent perpétuel suscitant un perfectionnisme absolu imposait
à sa génération une volonté d'expression artistique
globale, jusqu'à se rendre lui-même schizophrène
expérimental!...
Qu'il est beau, oui le chanteur de cinquante-six ans là-bas en
silhouette identique, la mèche rebelle dans les yeux, tee-shirt blanc
et petit foulard, totalement passionné par la recherche sur des rythmes
musicaux destructurés, ne craignant pas de tordre tous les jouets
de la nostalgie!...
"On the road again", comme à la grande époque mais pour
un "Reality tour" chassant tous les démons fantasmatiques d'un
théâtre intérieur dont David ne veut plus assumer les
contradictions d'un autre âge!...
Accompagné d'un light-show stratifié en plusieurs niveaux
de perception kaléidoscopique, le musicien Bowie a la volonté
de briser en de multiples facettes les personnages de David et d'en distribuer
insidieusement pour la régénérescence du public, les
pépites d'un mythe d'ores et déjà sanctifié!...
Finie la dramaturgie et, au nom d'une "simplicité" recouvrée,
seulement le show grandeur "nature" d'un génie redevenu par ambition
ce "musicien" qui esquisse, qui émaille, qui suggère exclusivement
pour le fun le feeling d'antan, suscitant ainsi à merveille la frustration
systématisée!...
Toujours le grand Art, mais au service cette fois d'une modernité
qui glace la mémoire en autant d'intants arrêtés pour
mieux survivre à la charge du patrimoine accumulé!...
Comme dans une bande dessinée, le créateur a droit bien
entendu à toutes les stratégies pourvu que la réalité
ne soit que le fruit d'une illusion collective!...
Alors qu'il est beau, oui cet artiste osant le bain de jouvence pour mieux
dévorer son angoisse métaphysique et qui la recrache subtilement
en bulles évanescentes!... The show must go on!...
Theothea le
23/10/03
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Jean Michel Jarre - Oxygène Live
A mi-parcours de ses dix concerts live de « Oxygène »
joués au Théâtre Marigny, trente ans après la
sortie de lalbum concept qui lui valut une renommée internationale
immédiate, Jean Michel Jarre semble, à laube de sa
soixantaine toujours juvénile, totalement en prise sur une
déferlante rétro-futuriste qui pourrait donner à penser
que lesthétique de « 2001, lOdyssée de
lespace » appartiendrait au siècle de Jules Verne, alors
que sa métaphysique serait toujours en ce début de XXIème
siècle une pure science-fiction pour aficionados.
A ceci près quen fait, il sagissait de
lOdyssée de la Planète Terre dont lintuition
visionnaire de JMJ faisait écho dès 1977 à lintention
dune prise de conscience écologique encore dans les limbes.
Sur la scène du Théâtre Marigny, baignant dans une
lumière bleu diaphane, prémices à un accouchement de
soixante-quinze minutes où lopinion davant-garde va se
rétracter en une prospective en flash-back, détranges
machines à lampes et transistors que trois autres musiciens hors pair
(Dominique Perrier, Claude Francis Rimbert et Claude Samard ) vont
maîtriser du doigt et à loeil, sinvitent à
un bal hors du temps où loxygène aurait été
en question métaphorique.
En huit séquences enchaînées par des salves
dapplaudissements impromptues, les synthétiseurs néolithiques
sans mémoire excédant quelques secondes et répondant
à des noms prestigieusement codés pour les néophytes
(VCS3, ARP 2 600, ARP Odissey, Jupiter 8, Eminent 310, Farfisa, Moog Modular,
Mellotron etc...) vont faire resurgir loeuvre plébiscitée
dans le monde entier par les hit-parades de lépoque, laissant
transparaître de-ci de-là, quelques imperceptibles atechnies
fort à propos au coeur dun spectacle vivant que le compositeur
démiurge domine de bout en bout de ses claviers sur
lavant-scène.
Avec la projection 3D grand écran de la fameuse pochette Vinyl,
pas de rappels à suivre au terme du mythique opus électronique
qui devrait, par la suite, être rejoué pareillement en public
dans dautres capitales durant lannée 2008,... Exclusivement
des mercis rétrospectifs et des bravos actualisés dans la
performance à rebours du temps.
Theothea le 20/12/07 |
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LE PARC DU PRINCE, JUIN 2003 !...
Le mercredi 11 juin, deuxième des quatre concerts du Parc des Princes,
le ciel s'était mis au bleu fixe et la chaleur estivale annonçait
que les conditions étaient enfin réunies pour atteindre
l'apothéose convoitée pour chacun de ses méga-shows!...
21h40, c'est parti pour les 150 minutes planifiées du quatrième
concert de la tournée des stades, soit quatre jours avant la date
d'anniversaire emblématique des soixante ans de Johnny Hallyday!...
Effacée la pluie des concerts de rodage, assimilées les
difficultés techniques du spectacle de la veille, voici enfin le jour
"J"(ohnny) auquel souhaite secrètement accéder tout
spectateur ayant acquis son billet près d'une année
auparavant!....
Alors les lumières sculpturales de Jacques Rouveyrollis peuvent
enfin s'emparer de la scène compacte et gigantesque pour en faire
surgir là-bas tout en haut comme un poing sur un nid, l'épervier
majestueux drapé d'une cape noire assortie aux lunettes anti-vertige
que tous les yeux scrutent médusés depuis le sol où
est attendu le dieu tombant des nues!...
D'emblée dans un tempo d'instrumentation fracassante, la majestueuse
descente scellée à un bras télescopique laissera en
une sustentation indicible, le choeur d'un stade touchant au sublime!...
En son temps Maurice Chevalier avait recommandé au chanteur
débutant de soigner son entrée en scène et sa sortie...
C'est au-delà de la perfection qu'en cet instant mémorable,
la mission à accomplir prend tout son sens!....
Et ce d'autant plus que par la suite, c'est la sobriété
qui présidera à la mise en scène d'un spectacle s'appuyant
prioritairement sur la créativité visuelle et celle de
l'orchestration d'Yvan Cassar pour en décliner tous les atouts de
la maturité artistique!...
Avec en premier chef, la voix... la voix d'un crooner faisant fi de tous
les obstacles, s'engouffrant dans chaque rythme, comme une force aussi
inéluctable qu'irrésistible qu'elle soit seule ou se partage
en duo!...
Messie de la rock attitude autant qu'apôtre de la soul music, c'est
désormais accompagné d'un orchestre symphonique que l'artiste
excelle au-delà de tous les critères laudatifs... au point
qu'il peut être presque frustrant de revenir à ses couleurs
musicales traditionnelles après avoir savouré en un lieu si
prestigieux, le mariage de sa tessiture avec le France Symphonique
Orchestra!...
La star a toujours ressenti le besoin de chanter la solitude, la sienne
et celle de ceux qui se reconnaissent en lui comme la mélancolique
"Marie" et l'envoûtant "Diègo", mais aujourd'hui en ces instants
de grâce c'est "l'instinct", "l'envie", l'amour et "le feu" qui emportent
les suffrages d'un appel aux ondes positives, clamé par Le Prince
du stade!....
En tout cas, "Il faut essayer", c'est en quelque sorte la recommandation
du chanteur à son public, annonçant in fine pour la première
fois de sa carrière, qu'il lui faudra bien un jour
"M'arrêter-là", que ce sera en France et certainement dans la
plus belle ville du monde!....
Magnifique prestation qui devrait être reproduite à l'identique
en une dizaine de shows au cours de l'été 2003!... Il
n'empêche c'était bien le mercredi 11 juin qu'eût lieu
le concert de référence, celui qui, pour la toute première
fois au cours de cette Tournée des stades, fut "plus que
parfait"!...
Theothea le 20/06/03
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Grandissime Tina !
Quatrième des grands concerts donnés depuis louverture
du Stade de France, la tournée Millennium du «Twenty four
seven» de Tina Turner sest établie ce 5 juillet 00 pour
un show unique!...
Succédant aux Rolling Stones, Johnny Hallyday et Céline
Dion, le feeling y atteignit ses quartiers de convivialité
enfiévrée, faisant de chaque moment du spectacle comme un instant
déternité suspendu au désir collectif!...
Perchée sur les talons de sa soixantaine dannées et
des poussières détoiles, la déesse du Rock
saffiche plus que jamais en un maëlstrom de soul, ryhtm and blues,
rock et country music, sans cesse revisité dans sa magie à
enchaîner nos émotions!...
Immergée dans le grand stade, son image se démultiplie sur
des écrans video sintégrant dans une structure scénique
cellulaire et mobile à plusieurs niveaux !...
Avec un aplomb magistral, elle sentoure en une volupté
exacerbée, de jeunes choristes et danseuses qui scandent le rythme
que la frénésie dispute à la sensualité!...
Dans cet enjeu, toutes y gagnent en solidarité artistique et semblent
nous emporter en un paradis où les partenaires masculins et
néanmoins musiciens semblent disposer davantage de la discrétion
talentueuse que des clés convoitées!...
En plus de la collaboration de Liza Fischer, choriste charismatique des
récentes tournées des Rolling Stones, la présence en
première partie du groupe de John Fogerty (ex chanteur/leader du Creedence
clearwater revival) assure comme en réseau, le patrimoine de toutes
les inspirations musicales qui ont construit la carrière trépidante
de Tina Turner!..
Avec une évidence manifeste, la chanteuse prend un immense plaisir
à moduler, dans lexaltation, ses vocalises de blues!... Aussi
le Stade de France lui rend passionnément lécho de sa
satisfaction, sefforçant dignorer si ces retrouvailles
ont peut-être un goût dau-revoir!...
Theothea le 6/07/00
Références:
Site Officiel Tina
Turner
Chronique Véronique Montaigne
Le Monde 06/07/00
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Stade de France: Quatre plus
Un!..
Au Stade de France, ce vendredi 4 Septembre 98 en averses, il ny
eut pas de combat symbolique entre leau et le feu car le vrai challenge
était effectivement ailleurs!... En effet le spectacle de Johnny Hallyday
aurait dû être le premier show du Stade de France mais les Rolling
Stones avaient réussi à rompre cette exclusivité en
y présentant une semaine après le MONDIAL leur «Bridges
to Babylon Tour».
Seul évidemment un des deux spectacles pouvait inaugurer le Stade
de France et son challenger ne pouvait quespérer faire oublier
le précédent. Cest pourquoi Jean-Claude Camus le producteur
de Hallyday sefforça de battre le « Bridges to Babylon
Tour » sur son propre terrain en tentant de récupérer
les concepts utilisés pour les porter à leur paroxysme!....
Mais accroître les dimensions du show ne permettaient pas de dissimuler
que la structure de la scène ressemblait étrangement à
celle du « Woodoo Lounge », tournée
95
des Stones où ils donnèrent notamment une représentation
sous un orage diluvien à Longchamps, que la nacelle avec bras
télescopique emmenait déjà Mick Jagger sur l'hippodrome
d'Auteuil dans les années 80, que lécran ovale placé
au milieu de la scène de dimensions semblables à celui du "Bridges
to Babylon" nen avait pas la qualité de définition et
laissait transparaître des « briques » numériques
en fond décran, ce qui pouvait laisser croire souvent que Johnny
avait les joues rouges!....
Enfin comble de la récupération, même le pont-levis
avait des airs de Golden Gate Bridge, déjà utilisé dans
le show du Parc des princes pour les 50 ans de Johnny. Bref Camus aurait
fort bien pu intituler le show de Johnny « Pont pour Babylone »
que le show aurait été raccord!.....
Des idées originales apparaissaient néanmoins tel ce plateau
de type OVNI à roulettes qui permettait à Johnny et ses musiciens
de se déplacer comme sur un coussin dair le long d'une route
de 160 mètres en déclivité. Ceci dit là où
Mick Jagger effectue son jogging incessant, Johnny y substitue une prothèse
géniale dhandicapé moteur qui, allez savoir pourquoi,
rappellerait volontiers le défilé de mode clérical de
Fellini Roma!....Glissade à la fois majestueuse et
délirante!....
Mais cessons cet inventaire qui place délibérément
ce show, là où il naurait jamais dû être,
à savoir en compétition effrénée avec les Rolling
Stones!....
On
ne le dira jamais assez, latout exclusif de lartiste Hallyday,
cest sa voix et rien que sa voix!..... Dailleurs il le sait,
il la parfaitement compris depuis très longtemps mais
peut-être son public nen est pas suffisamment conscient et surtout
les mélomanes ne le savent toujours pas!....
Dans cette perspective, sa carrière ne ferait que commencer, dans
la mesure où ses vieux démons le laissent en paix!....Et cependant
au Stade de France, il nest pas impossible que Johnny se soit
inquiété davoir enfin trouvé son maître
en la personne de Florent Pagny dont linterprétation en duo
du « Pénitencier » atteignit une puissance et une
limpidité inégalées!...
Avec un accompagnement symphonique et celle dune chorale de 400
chanteurs dans une cathédrale aussi vaste et néanmoins conviviale,
linterprétation de Johnny atteint les frontières du sublime
voire du mystique:. ainsi en fut-il de DIEGO en développant un rythme
autant obsédant que langoureux!....Bref charisme, carrure et mariage
des voix imprégnèrent de manière indélébile
ce stade magique qui vit se succéder en 3 mois des évènements
éminemment fondateurs!
Toutefois il est fort peu probable que ni les Stones, ni Hallyday ne
reviendront faire un show au Stade de France; sagissant de prestations
uniques où ils furent associés par concomitance
dinauguration! Au demeurant une question faussement candide reste
entière pour lavenir de ce lieu désormais mythique: Que
doit-on penser de son acoustique métallisée?....
Theothea le 08/09/98 |
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