Magazine du Spectacle vivant ...

   

     

  Johnny  Hallyday  

   

 

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JAMAIS SEUL AU STADE DE FRANCE

   

   

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Dimanche 17 juin 2012, 21h30, troisième et dernier concert parisien du « Jamais seul Tour »; le grand ciel bleu plane au-dessus du stade de France attendant, dans quelques instants, le retour d'un objet volant identifié Jean-Philippe Smet, mieux connu sous le nom de Johnny.

Telle une quintessence du chanteur, la play list va rassembler ce qu’elle possède de plus fort, de plus percutant, de plus affectif, au sein d’une palette de lumières et de light shows au diapason d’une voix bien posée et démultipliée dans toute son intensité.

Accompagnée en de nombreux moments privilégiés par un orchestre symphonique, cette performance de deux heures et demi, réitérée à satiété en 2012 au cours d’une tournée hexagonale transitant au-delà des frontières, notamment à Los Angeles, Genève, Bruxelles, Montreal, Londres, New York, Moscou et Tel Aviv, s’enchaîne à trois mois d’osmose entre l’artiste quasi septuagénaire et Tennessee Williams sur les planches du Théâtre Edouard VII.

Telle une véritable cure de jouvence artistique, le spectacle produit par Gilbert Coullier donne les ailes de l’ange « Gabrielle » à la Rock & Roll attitude revisitant la carrière du show man au meilleur de sa forme physique, psychologique et charismatique.

Des invités prestigieux, dont entre autres Eddie Mitchell, Louis Bertignac, Pascal Obispo, Marie-Mai participent…. de façon informelle, au succès des concerts successifs, en les agrémentant ainsi de surprises toujours renouvellées.

Dans l’ombre des coulisses, Laetitia l’épouse du chanteur donne délibérément le ton à l’harmonie positive, fort bénéfique à l’ensemble de l’équipe faisant tourner le show 2012, d’emblée fort apprécié par la presse autant que par le public.

Minuit, c’est avec Jacques Brel que Johnny Hallyday quitte le Stade de France, par la grande porte, celle de l’envie d’avoir envie entièrement retrouvée et totalement assumée en pro. :

« Quand on n’a que l’amour à s’offrir en partage… »

Theothea le 21 juin 2012       

   

       

                        

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LE PARC DU PRINCE,  JUIN 2003 !...

     

Le mercredi 11 juin, deuxième des quatre concerts du Parc des Princes, le ciel s'était mis au bleu fixe et la chaleur estivale annonçait que les conditions étaient enfin réunies pour atteindre l'apothéose convoitée pour chacun de ses méga-shows!...

   

 

   

21h40, c'est parti pour les 150 minutes planifiées du quatrième concert de la tournée des stades, soit quatre jours avant la date d'anniversaire emblématique des soixante ans de Johnny Hallyday!...

Effacée la pluie des concerts de rodage, assimilées les difficultés techniques du spectacle de la veille, voici enfin le jour "J"(ohnny)  auquel souhaite secrètement accéder tout spectateur ayant acquis son billet près d'une année auparavant!....

Alors les lumières sculpturales de Jacques Rouveyrollis peuvent enfin s'emparer de la scène compacte et gigantesque pour en faire surgir là-bas tout en haut comme un poing sur un nid, l'épervier majestueux drapé d'une cape noire assortie aux lunettes anti-vertige que tous les yeux scrutent médusés depuis le sol où est attendu le dieu tombant des nues!...

D'emblée dans un tempo d'instrumentation fracassante, la majestueuse descente scellée à un bras télescopique laissera en une sustentation indicible, le choeur d'un stade touchant au sublime!...

En son temps Maurice Chevalier avait recommandé au chanteur débutant de soigner son entrée en scène et sa sortie... C'est au-delà de la perfection qu'en cet instant mémorable, la mission à accomplir prend tout son sens!....

Et ce d'autant plus que par la suite, c'est la sobriété qui présidera à la mise en scène d'un spectacle s'appuyant prioritairement sur la créativité visuelle et celle de l'orchestration d'Yvan Cassar pour en décliner tous les atouts de la maturité artistique!...

Avec en premier chef, la voix... la voix d'un crooner faisant fi de tous les obstacles, s'engouffrant dans chaque rythme, comme une force aussi inéluctable qu'irrésistible qu'elle soit seule ou se partage en duo!...

Messie de la rock attitude autant qu'apôtre de la soul music, c'est désormais accompagné d'un orchestre symphonique que l'artiste excelle au-delà de tous les critères laudatifs... au point qu'il peut être presque frustrant de revenir à ses couleurs musicales traditionnelles après avoir savouré en un lieu si prestigieux,  le mariage de sa tessiture avec le  France Symphonique Orchestra!...

La star a toujours ressenti le besoin de chanter la solitude, la sienne et celle de ceux qui se reconnaissent en lui comme la mélancolique "Marie" et l'envoûtant "Diègo", mais aujourd'hui en ces instants de grâce c'est "l'instinct", "l'envie", l'amour et "le feu" qui emportent les suffrages d'un appel aux ondes positives, clamé par Le Prince du stade!....

En tout cas, "Il faut essayer", c'est en quelque sorte la recommandation du chanteur à son public, annonçant in fine pour la première fois de sa carrière, qu'il lui faudra bien un jour "M'arrêter-là", que ce sera en France et certainement dans la plus belle ville du monde!....

Magnifique prestation qui devrait être reproduite à l'identique en une dizaine de shows au cours de l'été 2003!... Il n'empêche c'était bien le mercredi 11 juin qu'eût lieu le concert de référence, celui qui, pour la toute première fois au cours de cette Tournée des stades, fut "plus que parfait"!...

Theothea le 20/06/03

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Stade de France: Quatre plus Un!..

     

Au Stade de France, ce vendredi 4 Septembre 98 en averses, il n’y eut pas de combat symbolique entre l’eau et le feu car le vrai challenge était effectivement ailleurs!... En effet le spectacle de Johnny Hallyday aurait dû être le premier show du Stade de France mais les Rolling Stones avaient réussi à rompre cette exclusivité en y présentant une semaine après le MONDIAL leur «Bridges to Babylon Tour».

Seul évidemment un des deux spectacles pouvait inaugurer le Stade de France et son challenger ne pouvait qu’espérer faire oublier le précédent. C’est pourquoi Jean-Claude Camus le producteur de Hallyday s’efforça de battre le « Bridges to Babylon Tour » sur son propre terrain en tentant de récupérer les concepts utilisés pour les porter à leur paroxysme!....

Mais accroître les dimensions du show ne permettaient pas de dissimuler que la structure de la scène ressemblait étrangement à celle du « Woodoo Lounge », tournée 95 des Stones où ils donnèrent notamment une représentation sous un orage diluvien à Longchamps, que la nacelle avec bras télescopique emmenait déjà Mick Jagger sur l'hippodrome d'Auteuil dans les années 80, que l’écran ovale placé au milieu de la scène de dimensions semblables à celui du "Bridges to Babylon" n’en avait pas la qualité de définition et laissait transparaître des « briques » numériques en fond d’écran, ce qui pouvait laisser croire souvent que Johnny avait les joues rouges!....

Enfin comble de la récupération, même le pont-levis avait des airs de Golden Gate Bridge, déjà utilisé dans le show du Parc des princes pour les 50 ans de Johnny. Bref Camus aurait fort bien pu intituler le show de Johnny « Pont pour Babylone » que le show aurait été raccord!.....

Des idées originales apparaissaient néanmoins tel ce plateau de type OVNI à roulettes qui permettait à Johnny et ses musiciens de se déplacer comme sur un coussin d’air le long d'une route de 160 mètres en déclivité. Ceci dit là où Mick Jagger effectue son jogging incessant, Johnny y substitue une prothèse géniale d’handicapé moteur qui, allez savoir pourquoi, rappellerait volontiers le défilé de mode clérical de Fellini Roma!....Glissade à la fois majestueuse et délirante!....

Mais cessons cet inventaire qui place délibérément ce show, là où il n’aurait jamais dû être, à savoir en compétition effrénée avec les Rolling Stones!....

On ne le dira jamais assez, l’atout exclusif de l’artiste Hallyday, c’est sa voix et rien que sa voix!..... D’ailleurs il le sait, il l’a parfaitement compris depuis très longtemps mais peut-être son public n’en est pas suffisamment conscient et surtout les mélomanes ne le savent toujours pas!....

Dans cette perspective, sa carrière ne ferait que commencer, dans la mesure où ses vieux démons le laissent en paix!....Et cependant au Stade de France, il n’est pas impossible que Johnny se soit inquiété d’avoir enfin trouvé son maître en la personne de Florent Pagny dont l’interprétation en duo du « Pénitencier » atteignit une puissance et une limpidité inégalées!...

Avec un accompagnement symphonique et celle d’une chorale de 400 chanteurs dans une cathédrale aussi vaste et néanmoins conviviale, l’interprétation de Johnny atteint les frontières du sublime voire du mystique:. ainsi en fut-il de DIEGO en développant un rythme autant obsédant que langoureux!....Bref charisme, carrure et mariage des voix imprégnèrent de manière indélébile ce stade magique qui vit se succéder en 3 mois des évènements éminemment fondateurs!

Toutefois il est fort peu probable que ni les Stones, ni Hallyday ne reviendront faire un show au Stade de France; s’agissant de prestations uniques où ils furent associés par concomitance d’inauguration! Au demeurant une question faussement candide reste entière pour l’avenir de ce lieu désormais mythique: Que doit-on penser de son acoustique métallisée?....

Theothea le 08/09/98

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