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Les    Chroniques   de

  

28ème  Saison     Chroniques   00.31   à   00.35    Page  489

 

     

     

       

                   

                 

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L'ARGENT DE LA VIEILLE

« L’Argent de la Vieille » Amanda Lear en Majesté Iconique au Théâtre Libre

     

de Rodolfo Sonego

adaptation Jean Franco & Mélanie Guillaume Mélanie  

mise en scène  Raymond Acquaviva   

avec Amanda Lear, Atmen Kelif, Marie Parouty, Olivier Pagès & Jeanne Perrin

***.

     

Théâtre Libre

      

© Louis Josse / JMD Production

      

Amanda Lear est de retour sur les planches parisiennes depuis début février et, de toute évidence, la Reine tour à tour de la Mode, du Disco et du Boulevard s’y trouve comme un poisson dans l’eau, elle qui s’accorde volontiers la noble mission de distraire le public en sachant le surprendre à la moindre réplique ou au détour de chacune de ses volte-face.

En choisissant avec le producteur Jean-Marc Dumontet de réaliser une nouvelle adaptation théâtrale du Film « L’Argent de la vieille » de Luigi Comencini, la comédienne, aujourd’hui si bien expérimentée, se fixait l’objectif d’emmener son équipe artistique dans une progression dramaturgique aussi intense que comique.

En s’offrant à nouveau une mise en scène de Raymond Acquaviva comme pour « Panique au Ministère » & « La Candidate » dont les auteurs Jean Franco et Guillaume Mélanie adapteraient, cette fois-ci, les dialogues cinématographiques de Rodolfo Sonego en 1972 au diapason de l’époque actuelle, la volonté de se placer à hauteur de l’attente des spectateurs serait donc entre de bonnes mains d’autant plus que Atmen Kelif & Marie Parouty endosseraient les rôles ambivalents du couple de « Pauvres » dont la comtesse allait pouvoir prendre un malin plaisir à faire perdre au jeu toutes leurs ardentes convoitises de richesse.

En outre, liée aux services paradoxaux de Georges (Olivier Pagès) l’étrange majordome à la fois subjugué par sa maîtresse bien que suspecté par celle-ci de nourrir un intérêt spéculatif sur son héritage et également servie par Anastasia, jeune domestique claudicante (Jeanne Perrin), la milliardaire aura l’audace de n’épargner aucune vexation humiliante à celle-ci de même qu’aucune réprimande méprisante à celui-là.

Ainsi les quatre faire-valoir de La Diva sont bel et bien au taquet pour déployer la folle énergie nécessaire à contrer les plans machiavéliques visant à satisfaire son bon plaisir de dilettante planétaire.

Force est d’ailleurs de constater qu’Amanda Lear n’a pas vraiment besoin d’en rajouter en démonstrations spectaculaires tant, autour d’elle, l’agitation est à son comble pour faire monter l’appât des gains escomptés comme ceux d’un enjeu existentiel à l’égard d’une telle micro-société métaphorique.

C’est, ainsi, un délice cruel que de voir apparaître à chaque étape du rapport de forces ponctuée par les musiques d’Abba (Money, money…), du Pink Floyd (Money) voire du générique de Dallas… la richissime voyageuse arborant des toilettes plus extravagantes les unes que les autres tout en venant se confronter aux délires exponentiels de ses souffre-douleurs, eux pourtant convaincus de parvenir à la « plumer jusqu’à l’os » alors que de multiples « quitte ou double » ne cesseront d’alimenter leur folle ambition de venir rivaliser avec la fortune colossale de La Vieille.

Cependant comme la « Belotte » ne serait point cette « machine à cash » systématique n’ayant que des probabilités financières vertueuses, la vieille américaine diabolique va aussi entreprendre, en marge de ces parties de cartes, de redoutables manœuvres de déstabilisation stratégique envers l'entité adverse de façon à diviser pour régner sur son monde d’obligés.

Ainsi en tentant de saper la confiance instinctive à l’intérieur du couple de miséreux (Pierrette & Jean-Luc) ainsi que celle de leur propre fille qui n’est autre que la fameuse domestique tout en fustigeant le moral laborieux du majordome, la comtesse pourrait avoir de très bonnes chances de faire tourner définitivement la victoire par un KO général en sa faveur.

Néanmoins, du côté d’Anastasia pourrait souffler la perspective de mettre fin à toute emprise maître-esclave puisque cette bonne à tout faire, ayant perçu la nature perverse du processus relationnel faussement ludique, serait parvenue à acquérir des armes personnelles pour s’extraire de ce « jeu ô combien vicié ».

Alors, bien sûr, tous les espoirs resteraient pareillement permis pour chacun des protagonistes dépités bien que cette adaptation théâtrale n’aurait d’autre prétention philosophique que « le pur divertissement » avec sa louable intention de rire et de s’esclaffer en bonne compagnie.

En l’occurrence Amanda Lear a effectivement tiré la meilleure carte, celle de pratiquer cyniquement la dérision libératrice en feignant par la méchanceté gratuite d’offusquer autrui et de narguer tout dessein éthique à grands frais… selon la manigance insidieuse du miroir auto-déformant.

Theothea le 06/04/24

         

   

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JE NE SERAIS PAS ARRIVÉE LÀ, SI...

« Je ne serais pas arrivée là, si… » Anne Parillaud & Laura Laune… Accointances existentielles

                 

de  Annick Cojean   

mise en scène  Anne Bouvier   

avec  Anne Parillaud & Laura Laune

***.

     

Théâtre Antoine

      

© Nicolas Fruchart

   

A la suite de la publication d’un premier recueil de 25 témoignages au féminin réunis en 2018 par l’auteure & grande reporter Annick Cojean, puis d’un second de 34 autres entretiens en 2022 où le « Je » du titre s’était alors transformé en « Nous » dans le souhait d’accompagner la dynamique collective de « Mee Too », l’idée alors de créer des propositions scéniques, à partir d’extraits exemplaires, a d’abord germé au sein de l’institution scolaire puis, à trois reprises, a essaimé au niveau du Théâtre professionnel sous la modalité de « La parole citoyenne ».

C’est ainsi que se rassemblèrent d’abord Julie Gayet & Judith Henry selon une lecture à la table souhaitant cibler six femmes exceptionnelles dans une suite de « conférences spectacles » itinérantes jusqu'aux USA; puis ce fut au tour de Zabou Breitman & Sylvie Testud d’expérimenter en duo exceptionnel une première mise en scène d’Anne Bouvier qui, actuellement, récidive en compagnie d’Anne Parillaud & Laura Laune reprenant le flambeau avec une dizaine d’entretiens sélectionnés partiellement par elles-mêmes dans la perspective d’une vingtaine de représentations au Théâtre Antoine.

« Je ne serais pas arrivée là, si… » incite donc l’interviewé(e) à poursuivre, comme bon lui semble, cette phrase initiale lancée par la journaliste du Monde, un peu à la manière d’une « association libre » dûment pratiquée en psychanalyse.

C’est cependant en s’apercevant que les réponses des femmes interrogées pouvaient constituer un corpus relevant d’une thématique insistante fort édifiante que s’est imposé le concept d’en réunir nombre d’entre elles pour, au-delà des chroniques publiées l’une après l’autre dans le célèbre Quotidien, faire également référence comparative et pédagogique sous forme livresque.

C’est bien entendu la question du « féminisme » faisant partie prenante et abordée sous de multiples facettes générationnelles, sociétales et globalement existentielles qui s’est avérée faire lien dynamique à travers ces, en quelque sorte, auto-portraits de femmes dont la diversité de notoriétés rend compte, de facto, de l’universalité problématique posée à la société dans son ensemble.

Dans la version scénique actuelle on peut, par exemple, y rencontrer Amélie Nothomb, Nancy Huston, Patti Smith, Marianne Faithfull, Gisèle Halimi, Nicole Kidman, Dominique Blanc, Virginie Despentes, Marjane Satrapi etc…

En l’occurrence, jouant le jeu de l’authenticité, Anne Parillaud & Laura Laune s’impliquent dans leur interprétation de ces figures féminines contemporaines jusqu’à se poser réciproquement cette même question initiale et y répondent chacune au diapason de leurs « blessures » personnelles tout en respectant la pudeur du ressenti subjectif à l’instar de toutes les autres interviewées.

Pour Laura Laune, se dessine une continuité avec le contenu de ses plus récents shows où elle y aborde de front notamment le syndrome de l’autisme « Asperger » décelé tardivement chez elle mais lui permettant d’affronter, non plus en aveugle, mais, selon une meilleure objectivité, ses relations avec autrui.

De surcroît, ce qui pourrait faire enjeu commun avec son actuelle partenaire théâtrale, c’est la force tellurique de « l’Emprise » sous toutes ses spécificités que les deux artistes souhaitent combattre jusque dans ses retranchements les plus sournois.

Nécessairement plus expérimentée par la multiplicité des pièges qui se succèdent dans l’existence, fussent-ils intimes, professionnels ou éthiques, Anne Parillaud insiste sur l’impact récurrent que l’enfance laisse de manière pérenne en réactivant sans cesse ses failles laissées sous forme de traces mémorielles ou inconscientes… en vue, néanmoins, d’une résilience bénéfique.

Si Laura est, actuellement, en gestation créative et représentative pour de nombreux mois sur les planches du divertissement, Anne est davantage accaparée par l’écriture réflexive mais souhaiterait volontiers poursuivre et prolonger cette aventure théâtrale « …arrivée là… » car cette translation artistique lui convient parfaitement:

En effet, faire part de la réalité mentale vécue au féminin en se glissant dans l’existence et les mots d’autrui autorise, de fait, une expression sans entrave… à l’instar d’une approche virtuelle qui pourrait s’apparenter à la « Panacée ».

Theothea le 30/04/24

                

         

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