Magazine du Spectacle vivant ...

   

 

   

Les    Chroniques    de

  

11ème  Saison     Chroniques   11.91   à   11.95    Page  189

 

      

   

      Magistral Boomerang des Rolling Stones

           

60ème Festival de Cannes

A la recherche d'un soixantième anniversaire... à fleur d'écran

           

Les  MOLIERES

Palmarès  &  compte-rendu  2007

   

Toutes nos  critiques   2006 - 2007

       

Les Chroniques de   Theothea.com   sur    

   

THEA BLOGS                    Recherche   par mots-clé                    THEA BLOGS      

UN FIL A LA PATTE

de  Georges Feydeau

mise en scène   Alain Sachs

****

Théâtre de Paris

Tel: 01 48 74 25 37

 

     Visuel affiche

   

On peut voir au Théâtre de Paris, programmée durant toute la période estivale, avec S.V.P. sur-titrage en anglais pour un plus large public (touristes bienvenus !), une pièce totalement jubilatoire… Un vaudeville classique, certes ô combien visité et, dans cas-ci, revisité puisque le même metteur en scène s'y était frotté il y a quelques années (3 nominations aux Molières 2000 !).

Il s'agit donc d' "Un Fil à la Patte de Georges Feydeau" auquel Alain Sachs insuffle un nouvel impact.

Alain Sachs qui connaît bien la musique, il est le metteur en scène de Quatuor !, mène sa troupe composée d'anciens comédiens et de quelques nouvelles recrues, tel un chef d'orchestre une partition musicale finement ciselée, respectant les didascalies de l'auteur que son équipe sert loyalement, en faisant rire sans exhibitionnisme outrancier et sans une once de vulgarité.

José Paul campe avec un brin d'humour flegmatique Monsieur Bois d'Enghein, dandy parvenu qui veut rompre avec sa maîtresse, chanteuse de café-concert (ardente Lysiane Meis), laquelle fougueusement éprise est tout de même séduite par les bijoux d'un général haut en couleur (truculent Jean-Marie Lecoq), pour épouser une jeune bourgeoise argentée (formidable Caroline Maillard) qui a une conception insolente du mariage et trouverait son prétendant plutôt fade !...

Mais le courage manque à notre héros qui, le jour de ses noces, se trouve confronté à l'amante et à toute une cavalerie de personnages cocasses, d'un clerc de notaire obséquieux (très facétieux Philippe Uchan) à une belle-mère plutôt pittoresque (Michèle Garcia), de la sœur de la divette (surprenante Isabelle Cote qui interprète également avec autant de finesse et de drôlerie Miss Betting) à l'embarrassant de Fontanet à l'haleine fétide (Michel Lagueyrie).

Une situation rocambolesque de chassés-croisés amoureux, de portes qui claquent et d'amant dans le placard, de quiproquos et de stratagèmes qui s'enchaînent, toute cette horlogerie aux rouages bien lubrifiés nous fait rire de bon coeur et si la satire d'une société bourgeoise décadente n'est pas loin, on sent derrière cette raillerie bouffonne beaucoup d'humanité et de tendresse…

En un mot, bravo pour ce marivaudage rythmé, dynamique, allègre et donc salutaire!

Cat.S   le 22/07/07

LES 3 JEANNE

de  Dominique Cozette & Eliane Boéri

mise en scène   Tilly

****

Théâtre de La Gaîté Montparnasse

Tel: 01 43 22 16 18

 

     Photo   LD.  Régis Durand de Girard  

   

"Les 3 Jeanne" sont de retour… coucou nous revoilà trente ans après ! Et comme dit Eliane Boéri, la pionnière, en préambule, donc avec un vrai coup de …vieille… et le sujet est tout trouvé : on va déblatérer sur le vieillissement, le sujet tabou qui fâche " les jeunes peut-être, mais pas les vieilles tout d'même ! ".

Eliane Boéri, ayant eu envie de poursuivre l'idée d'épingler les rapports hommes-femmes à l'âge mûr, donne un florilège des deux spectacles précédents "Je te le dis Jeanne c'est pas une vie la vie qu'on vit" et "Jeanne, ma sœur Jeanne ne vois-tu rien venir", en les mettant au goût du jour avec deux nouvelles partenaires, (sa sœur Martine étant décédé et Chantal Pelletier n'ayant pas désiré remonter sur scène), Marthe-Hélène Raulin et Ariane Dubillard (blondes quadras), mises en scène par le caustique Tilly.

Notre trio déverse sa bile sur le jeunisme forcené, l'obsession du lift et de la chirurgie esthétique, les trous de mémoire, la décrépitude physique, rides, prise de poids, la mise au rencart sexuelle car les mâles attirés par des plus fraîches ou jonglant sur internet… Energiques, les filles montrent qu'elles savent bouger, chanter et danser, elles imitent aussi les hommes toujours un peu balourds (l'âge n'a fait que renforcer leur côté butor), parfois malheureusement avec un brin de vulgarité, voire le sketch médiéval quelque peu grossier et, si dans l'ensemble, les répliques sont percutantes, elles chutent parfois dans la facilité.

Nos 3 Jeanne, fraternelles dans la râlerie, nous haranguent d'une verve restée tenace mais des textes plus "clichés" émoussent le spectacle et le rendent moins explosif que les précédents.

Toujours déjantées avec leur franc-parler et leur fichu caractère, on sourit souvent. Un rythme effréné, un zapping condensé dans l'air du temps avec une dose de vitriol en moins !

Cat.S   le 28/07/07

PIAF JE T'AIME

de  Jean-Louis Marquet

mise en scène   Jacques Darcy

****

A l'Olympia

Tel: 08 92 68 33 68 (0,34/m)

 

    Visuel Affiche 

En ce début estival du mois d'août, quelle satisfaction de clôturer la saison théâtrale 06-07 avec la Comédie musicale "Piaf je t'aime" et d'assurer ainsi brillamment la charnière avec la nouvelle programmation du spectacle vivant dès septembre…

En effet créé au cirque d'hiver en 1996, ce spectacle aboutit en apothéose dix années plus tard sur les planches du célèbre Music-Hall parisien, car comme le rappelle très justement le dossier de presse "Piaf c'est l'Olympia, et l'Olympia c'est Piaf !".

Saisissant l'opportunité de ce lieu magique, Jacques Darcy son metteur en scène a réadapté au diapason de la scène prestigieuse, les dialogues de Jean-Louis Marquet tout en entourant l'artiste emblématique d'une quarantaine de chanteurs, danseurs et musiciens afin d'évoquer en tableaux les étapes d'une vie tumultueuse qui célèbrent ainsi avec brio les multiples facettes le plus souvent étoilées du mythe PIAF.

Le casting a fait surgir en pleine lumière comme d'un conte de fées, une comédienne aguerrie jusqu'ici dans l'ombre aux comédies musicales et qui a le talent de ni imiter, ni interpréter la célèbre chanteuse mais d'insuffler à son personnage de composition, l'évidence d'un charisme à nul autre pareil au service d'une voix chaude, profonde et âpre à souhait, portée telle une aile inspirée par les merveilles de l'orchestre de Gérard Daguerre depuis le balcon côté jardin:

C'est réussi au centuple, puisque à mi-parcours des représentations prolongées en première quinzaine d'août, l'énergie et l'émotion sont plus que jamais au rendez-vous de la mémoire collective qui peut ainsi renouveler sa passion en plein enthousiasme et vibrer à l'unisson avec Marie Orlandi entonnant dans les frissons, les innombrables succès de: "Piaf je t'aime".

Theothea le 03/08/07

A

de  

mise en scène  

****

Théâtre

Tel:

 

         Photo  ©

     

A

de  

mise en scène  

****

Théâtre

Tel:

 

          Photo  ©

     

Recherche   par mots-clé