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UN FIL A LA PATTE
de Georges
Feydeau
mise en scène
Alain Sachs
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****
Théâtre de Paris
Tel: 01 48 74 25 37
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Visuel
affiche
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On peut voir au Théâtre de Paris, programmée durant
toute la période estivale, avec S.V.P. sur-titrage en anglais pour
un plus large public (touristes bienvenus !), une pièce totalement
jubilatoire
Un vaudeville classique, certes ô combien visité
et, dans cas-ci, revisité puisque le même metteur en scène
s'y était frotté il y a quelques années (3 nominations
aux Molières 2000 !).
Il s'agit donc d' "Un Fil à la Patte de Georges Feydeau" auquel
Alain Sachs insuffle un nouvel impact.
Alain Sachs qui connaît bien la musique, il est le metteur en
scène de Quatuor !, mène sa troupe composée d'anciens
comédiens et de quelques nouvelles recrues, tel un chef d'orchestre
une partition musicale finement ciselée, respectant les didascalies
de l'auteur que son équipe sert loyalement, en faisant rire sans
exhibitionnisme outrancier et sans une once de vulgarité.
José Paul campe avec un brin d'humour flegmatique Monsieur Bois
d'Enghein, dandy parvenu qui veut rompre avec sa maîtresse, chanteuse
de café-concert (ardente Lysiane Meis), laquelle fougueusement
éprise est tout de même séduite par les bijoux d'un
général haut en couleur (truculent Jean-Marie Lecoq), pour
épouser une jeune bourgeoise argentée (formidable Caroline
Maillard) qui a une conception insolente du mariage et trouverait son
prétendant plutôt fade !...
Mais le courage manque à notre héros qui, le jour de ses
noces, se trouve confronté à l'amante et à toute une
cavalerie de personnages cocasses, d'un clerc de notaire obséquieux
(très facétieux Philippe Uchan) à une belle-mère
plutôt pittoresque (Michèle Garcia), de la sur de la divette
(surprenante Isabelle Cote qui interprète également avec autant
de finesse et de drôlerie Miss Betting) à l'embarrassant de
Fontanet à l'haleine fétide (Michel Lagueyrie).
Une situation rocambolesque de chassés-croisés amoureux,
de portes qui claquent et d'amant dans le placard, de quiproquos et de
stratagèmes qui s'enchaînent, toute cette horlogerie aux rouages
bien lubrifiés nous fait rire de bon coeur et si la satire d'une
société bourgeoise décadente n'est pas loin, on sent
derrière cette raillerie bouffonne beaucoup d'humanité et de
tendresse
En un mot, bravo pour ce marivaudage rythmé, dynamique, allègre
et donc salutaire!
Cat.S le 22/07/07
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LES 3 JEANNE
de Dominique
Cozette & Eliane Boéri
mise en scène
Tilly
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****
Théâtre de La Gaîté
Montparnasse
Tel: 01 43 22 16 18
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Photo
LD. Régis Durand de
Girard
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"Les 3 Jeanne" sont de retour
coucou nous revoilà trente
ans après ! Et comme dit Eliane Boéri, la pionnière,
en préambule, donc avec un vrai coup de
vieille
et le
sujet est tout trouvé : on va déblatérer sur le
vieillissement, le sujet tabou qui fâche " les jeunes peut-être,
mais pas les vieilles tout d'même ! ".
Eliane Boéri, ayant eu envie de poursuivre l'idée
d'épingler les rapports hommes-femmes à l'âge mûr,
donne un florilège des deux spectacles précédents "Je
te le dis Jeanne c'est pas une vie la vie qu'on vit" et "Jeanne, ma sur
Jeanne ne vois-tu rien venir", en les mettant au goût du jour avec
deux nouvelles partenaires, (sa sur Martine étant
décédé et Chantal Pelletier n'ayant pas désiré
remonter sur scène), Marthe-Hélène Raulin et Ariane
Dubillard (blondes quadras), mises en scène par le caustique Tilly.
Notre trio déverse sa bile sur le jeunisme forcené, l'obsession
du lift et de la chirurgie esthétique, les trous de mémoire,
la décrépitude physique, rides, prise de poids, la mise au
rencart sexuelle car les mâles attirés par des plus fraîches
ou jonglant sur internet
Energiques, les filles montrent qu'elles savent
bouger, chanter et danser, elles imitent aussi les hommes toujours un peu
balourds (l'âge n'a fait que renforcer leur côté butor),
parfois malheureusement avec un brin de vulgarité, voire le sketch
médiéval quelque peu grossier et, si dans l'ensemble, les
répliques sont percutantes, elles chutent parfois dans la facilité.
Nos 3 Jeanne, fraternelles dans la râlerie, nous haranguent d'une
verve restée tenace mais des textes plus "clichés" émoussent
le spectacle et le rendent moins explosif que les précédents.
Toujours déjantées avec leur franc-parler et leur fichu
caractère, on sourit souvent. Un rythme effréné, un
zapping condensé dans l'air du temps avec une dose de vitriol en moins
!
Cat.S le 28/07/07
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PIAF JE T'AIME
de Jean-Louis
Marquet
mise en scène
Jacques Darcy
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****
A l'Olympia
Tel:
08 92 68 33 68 (0,34/m)
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Visuel
Affiche
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En ce début estival du mois d'août, quelle satisfaction
de clôturer la saison théâtrale 06-07 avec la Comédie
musicale "Piaf je t'aime" et d'assurer ainsi brillamment la charnière
avec la nouvelle programmation du spectacle vivant dès
septembre
En effet créé au cirque d'hiver en 1996, ce spectacle aboutit
en apothéose dix années plus tard sur les planches du
célèbre Music-Hall parisien, car comme le rappelle très
justement le dossier de presse "Piaf c'est l'Olympia, et l'Olympia c'est
Piaf !".
Saisissant l'opportunité de ce lieu magique, Jacques Darcy son
metteur en scène a réadapté au diapason de la scène
prestigieuse, les dialogues de Jean-Louis Marquet tout en entourant l'artiste
emblématique d'une quarantaine de chanteurs, danseurs et musiciens
afin d'évoquer en tableaux les étapes d'une vie tumultueuse
qui célèbrent ainsi avec brio les multiples facettes le plus
souvent étoilées du mythe PIAF.
Le casting a fait surgir en pleine lumière comme d'un conte de
fées, une comédienne aguerrie jusqu'ici dans l'ombre aux
comédies musicales et qui a le talent de ni imiter, ni interpréter
la célèbre chanteuse mais d'insuffler à son personnage
de composition, l'évidence d'un charisme à nul autre pareil
au service d'une voix chaude, profonde et âpre à souhait,
portée telle une aile inspirée par les merveilles de l'orchestre
de Gérard Daguerre depuis le balcon côté jardin:
C'est réussi au centuple, puisque à mi-parcours des
représentations prolongées en première quinzaine
d'août, l'énergie et l'émotion sont plus que jamais au
rendez-vous de la mémoire collective qui peut ainsi renouveler sa
passion en plein enthousiasme et vibrer à l'unisson avec Marie Orlandi
entonnant dans les frissons, les innombrables succès de: "Piaf je
t'aime".
Theothea le 03/08/07
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