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TU M'AS SAUVE LA VIE
de Sacha
Guitry
mise en scène:
Jean-Laurent Cochet
|
****
Pépinière
Théâtre
Tel: 01 42 61
44 16
|
|
photo © Chantal Depagne
Palazon
|
La rencontre de Jean-Laurent Cochet et de Jean-Pierre Castaldi sur
scène, avant que dêtre une relation professionnelle de
maître à élève, est surtout, depuis louverture
de son cours en 1967, une longue histoire damitié.
Se donnant mutuellement la réplique pour la première fois,
cest donc Sacha Guitry qui leur fournit lopportunité de
passer une bonne partie de lété 2011 à la
Pépinière Opéra, lun en baron faussement
désabusé par la vie et lautre en clochard à qui
celle-ci tendrait les bras.
Comme à laccoutumé, Jean-Laurent Cochet se régale
de son personnage, ici très égocentrique, quil met à
distance en tirant les ficelles dune classe aristocratique
délicieusement désuète, tout en ne forçant jamais
sa voix, de façon à ce que lattention du spectateur soit
littéralement captivée.
Quant à Jean-Pierre Castaldi, lacteur apporte en contrepoint,
la truculence du partenaire qui, en dehors des marges, compose une respiration
fantasque au sein dun monde où chacun aurait sa place
prédéterminée.
A deux, ils entraînent neuf comédiens plein de fantaisie
dans une sarabande où, en sauvant le principe de vie de sa fatalité
accidentelle, lordre social hiérarchisé pourrait
également se trouver bouleversé par un éclair de
lucidité collective.
Theothea le 05/07/11
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EN ATTENDANT LE SONGE
de William
Shakespeare
mise en scène:
Irina Brook
|
****
Petit Théâtre de
Paris
Tel: 01 42 80
01 81
|
En attendant que les comédiens retardés parviennent à
létape de la tournée, les techniciens de la troupe,
déjà sur place, se proposent de les remplacer, au pied levé,
tant la demande du public est impatiente à légard du
spectacle annoncé.
A sept « artisans », ils vont donc improviser, à
leur manière, tous les rôles shakespeariens du « Songe
dune nuit dété » que ceux-ci soient duc,
reine, fée, amazone, lutin, arbre, forêt ou autres
amoureux
Tels de jeunes enfants découvrant le plaisir de monter sur scène
en créant des scènes de fiction, ces protagonistes
dexception vont se prendre au jeu de la
réalité débarquant, impromptus, au royaume de
limaginaire.
Ainsi, cet esprit de troupe qui se calque sur une approche simplifiée
et imagée du texte afin de se lapproprier en temps
scénographique réel sans chercher à théoriser
ou même à le transgresser, donne le gage dune perception
immédiate du jeu théâtral, débarrassé de
tout maniérisme.
Telle une marque de fabrique, désormais estampillée à
laura dIrina, lexpression théâtrale prenant
appui sur des « rien » pour en constituer un tout
« artistique », est devenue technique de mise en scène
autant quargument de direction dacteurs, reconnus par les spectateurs
comme sensibilité et intelligence des planches quils ont
décidé de faire leur, en standing ovation.
Cette enfance de lart recouvrée procure désormais
à Irina Brook un savoir-faire labélisé quelle
va pouvoir décliner en toutes disciplines et composantes créatives.
Un véritable programme artistique à léchelle
dun parti-pris pédagogique et dune ligne de vie
professionnelle.
Theothea le 12/07/11
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PAN
de J.M.
Barrie
mise en scène:
Irina Brook
|
****
Théâtre de Paris
Tel: 01 48 74
25 37
|
Dun Peter à lautre, de linspiration paternelle
à celle dune enfance quelle veut perpétuer, Brook
de prénom Irina, loin de chercher à résoudre le syndrome
de Pan, souhaite, a contrario, en multiplier les voies daccès
pour éviter que le monde adulte devienne le symptôme dune
schizophrénie avec linfini de limaginaire.
Pour le coup, elle fait « pan » sur tout ce qui figerait
les conventions rationnelles du Théâtre.
Une troupe hétéroclite de jeunes artistes encadrés
par quelques uns dexpérience se mesurent, sans scrupule, à
toutes les disciplines du spectacle vivant avec lévidence du
terrain de jeux.
Sur la scène du Théâtre de Paris, des personnages
fantasques prennent corps et esprit au cur de ceux inventés
par J.M. Barrie avec la truculence de pirates, de peaux rouges et dune
jeunesse bien décidée à voler de ses propres ailes au
sein dune fantasmagorie sans âge de raison.
Tous sont au rendez-vous de Peter (Louison Lelarge), le petit garçon
qui ne voulait pas grandir; que ce soient ses frères et surs,
Wendy (Babet), John (Nuno Roque) et Michel, la chienne Nana, le méchant
crocodile, la fée Clochette (Johanna Hilaire), Lily la Tigresse (Lorie
Baghdassarian), le Capitaine Crochet (Georges Corraface) et autres flibustiers
de folie plus ou moins douce alors quIrina prend un malin plaisir à
les immerger dans un maelström de musique, de cirque, de danse, et en
définitive de poésie ludique, afin que tous laissent libre
cours au règne de la pensée magique et onirique.
Une parfaite réussite qui ne pourrait sapprécier
quen laissant au vestiaire tous les schémas préétablis
du conte pour chérubins et surtout en acceptant pleinement de vivre
joyeusement les pulsions du rêve éveillé aux tourments
de lenfance retrouvée.
Theothea le 11/07/11
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DERNIER COUP DE CISEAUX
d'après
Paul Pörtner
mise
en scène:
Sébastien
Azzopardi
|
****
Théâtre des Mathurins
Tel: 01 42 65
90 00
|
En adaptant "Shear madness" aux Mathurins, succès outre-Atlantique
depuis plus de trente ans, Sébastien Azzopardi et Sacha Danino suppriment
le 4ème mur, présentement si peu Brechtien, en invitant le
public à élaborer la vérité dun soir à
la fois identique et pourtant si différente de la représentation
du lendemain.
Construit comme une pièce de théâtre à part
entière, ce dernier coup de ciseaux oblige les six comédiens
à sinvestir tellement dans leurs rôles que, même
à lentracte, ils ne pourraient se départir de leurs
personnages sans trahir la mission qui les a dirigés, ici sous leurs
propres identités, vers les feux de la rampe.
Lassassinat en direct live de la pianiste célèbre,
résidant dans lappartement du dessus, va donner lieu à
une véritable partie de Cluedo où personnel et clients du salon
de coiffure vont devoir rendre des comptes
. à dormir debout,
tout en tenant en éveil la supputation éclairée et
linvestigation inspirée des spectateurs.
Caricaturaux jusquau bout de leur originalité, quils
soient maître-coiffeur ou son assistant, inspecteur de police ou son
subalterne, client décliné au masculin ou au féminin,
tout dans leurs manières devra se plier aux lois du genre kitsch et
stylé à outrances.
Ainsi, la métaphore de lenquête policière
tiendrait-elle du roman de la vie que chacun se bâtit au mieux de ses
intérêts voire, dans le meilleur des cas, de ses intuitions
ou de ses convictions.
Sur des rails scénographiques où tout est possible à
chaque instant trublionesque, le scénario du crime avance, comme en
terrain conquis davance, selon des témoignages à charge
et grâce à linteractivité des méninges
chauffées à blanc par les trompe lil et
louïe.
Dire que chacun dans son domaine assigné va sen donner à
cur joie, se présenterait comme leuphémisme dun
succès emporté par le tourbillon du bouche à oreille.
Au final, pour décoiffer en apothéoses, il faudra voter,
à main levée, entre le doute, la folie et autre
phénomène incarné d'une réalité à
géométrie variable, afin de satisfaire aux mobiles du bouc
émissaire, à linsu de son plein gré.
A consommer de préférence, en plusieurs soirées festives,
de façon à pouvoir apprécier lenjeu du délire
récurrent, maîtrisé sans lombre dun cheveu.
Theothea le 22/07/11
|
XXX
de
mise en scène:
|
****
Théâtre
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