Les
Chroniques
de
 |
 |

18ème
Saison
Chroniques 18.026
à
18.030 Page
331
66ème
Festival de
Cannes
2013
La Croisette 2013
Les Molières
2014
en perspective
R E V I V A L
Wight ! + 40 années
après
Toutes
nos
critiques
2012 -
2013
Les
Chroniques
de
Theothea.com
sur
THEA
BLOGS
Recherche
par mots-clé
THEA
BLOGS
|
MELODRAM(E)S
de Gabor
Rassov
mise
en scène Pierre Pradinas
|
****
La Pépinière
Théâtre
Tel
01 42 61 44 16
|
Site officiel La Pépinière
Théâtre
http://www.theatrelapepiniere.com/spectacle.php?id=45
|
DISCO
de Stéphane Laporte
mise
en scène Stéphane Jarny
|
****
Théâtre des Folies
Bergère
Tel 08 92 68 16 50
|
|
photo © Bertrand Vacarisas
|
Aux Folies Bergère, ce sont les spectacles de Roger Louret qui,
à partir de 1991, ont ouvert le bal des comédies musicales
mettant, alors, la chanson française à lhonneur.
Cest, notamment, grâce aux « Années
Twist » en 95 que Vincent Heden effectuait sa première
prestation sur les planches de lillustre Music Hall.
Et voici donc lartiste de retour en vedette dans
« Disco » après avoir, comme bon nombre de ses
actuels partenaires, fait les beaux jours, la saison précédente,
de « Salut les copains » sur cette même
scène.
Sorte de Madame Loyal travestie ici en présentatrice dun
Reality show où lapprentissage Disco se confondrait avec celui
dune émancipation au feeling de la vie, son personnage
dEstelle excelle dans la composition ambivalente dun maître
de cérémonie apte à décoiffer les meilleurs cabarets
internationaux.
Dans le rôle principal de Lucie, Lola Ces qui sétait
déjà particulièrement distinguée dans
« Sister Act », vient ici relever le défi de la
polyvalence chant/danse/comédie en compétitrice volontariste
et adepte de la bonne humeur partagée.
Et puis, il y a François (Flo Malley) & Candie (Fanny Fourquez)
qui, de manières fort différenciées, vont mettre le
pied à létrier de Lucie tout en poursuivant eux-mêmes
la perspective dune brillante carrière au prorata de leurs talents
artistiques respectifs.
Enfin, le directeur (Jacques Vidal) du Disco-club où se produit
le fameux Trio « Coco-Loulou-Darling » (Sofia Mountassir,
Jean-Michel Vaubien & Melina Mariale) supervise les progressions
de sa troupe afin que les performances hebdomadaires télévisuelles
puissent être la garantie dun audimat en folie.
Bref, cette intrigue en phase avec la modernité médiatique,
selon ses appétences en communication, repose sur lincontestable
qualité décriture de Stéphane Laporte et
dAgnès Boury qui, de surcroît, elle dirige les acteurs
sous la mise en scène virevoltante de Stéphane Jarny.
Ce spectacle est un régal pour les yeux et les oreilles tout autant
que pour lesprit car lautodérision sy coltine volontiers
avec lambition festive cultivée au rythme époustouflant
des multiples tubes de lépoque, tels « I will
survive », « Money money money » ou encore
« Paroles paroles » and so on
A voir et à revoir aux Folies Bergère pour y
apprécier le plaisir spécifique de chaque
représentation dici à la tournée hexagonale
débutant en février 2014.
Theothea le 12/11/13
|
COMEDY MAJIK CHO
de Arturo
Brachetti
mise
en scène Serge Denoncourt
|
****
Théâtre du Gymnase
Tel
01 42 46 79 79
|
Le one man show de Brachetti à Paris, cétait en
début de vingt-et-unième siècle « lhomme
aux mille visages » dabord à Marigny puis, par la
suite, au Casino de Paris, qui, ainsi, précédait son retour
à Mogador en 2004 mais ce fut aussi « Brachetti fait son
cinéma » aux Folies Bergère en 2010 et trois ans
plus tard, voici donc maintenant, le « Comedy Majik Cho »
au Théâtre du Gymnase !
Le temps semble avoir glissé sur lapparence physique de
lartiste : Tout reste conforme dans la silhouette élancée
jusquà la signature capillaire en manière de houppette.
Cette constance formelle pourrait être le comble du plus
réputé des transformistes dont la vitesse de métamorphisme
na dégale que la fascination quil exerce sur la
mémoire collective en se démultipliant à linfini
au sein dun kaléidoscope culturel dont le patrimoine
cinématographique serait la source universelle quasi inextinguible.
Mais voici, pourtant, quavec cette « Comédie
magique », le processus de transsubstantiation va laisser en marge
le fondu enchaîné des portraits vivants pour se focaliser sur
lart de faire apparaître & disparaître, tour à
tour, les objets, véritables supports dillusion optique à
la vitesse de léclair.
Cest donc avec une pléiade damis, magiciens professionnels,
quArturo entreprend, cette fois-ci, un tour du monde dont il sera le
maître de cérémonie ainsi que le leader charismatique.
A quelques reprises durant le spectacle, Arturo aura, néanmoins,
lopportunité de numéros spécifiques remettant
superbement Brachetti en selle, mais pour la majorité du spectacle,
cest effectivement son aura qui fera joyeusement lien magique avec
tous les artistes invités sur son show tour, à savoir Luca
& Tino, Luca Bono, Darcy Qake, Theo Dari, Vincent C & Alain
Choquette.
Theothea le 24/10/13
|
DOUTE
de John Patrick
Shanley
mise
en scène Robert Bouvier
|
****
Théâtre
du Petit Hébertot
Tel 01 42
93 13 04
|
"Doutes", pièce du dramaturge John Patrick Shanley, primée
en 2004 (prix Pulitzer de la meilleure pièce) est une parabole percutante
sur les méfaits de la rumeur, dont l'auteur américain a tiré
un film avec Meryl Streep, en 2008, et que Roman Polanski a mise en
scène, en 2006, au théâtre Hébertot.
Au Petit Hébertot, Robert Bouvier en donne une nouvelle tonalité
dans une mise en scène sobre et profonde, qui fut jouée au
Festival Off d'Avignon en 2012.
Dans le huis clos d'une institution religieuse catholique, dans les
années 60, le venin de la suspicion va se répandre insidieusement
et ébranler les certitudes de chacun; deux nonnes et un curé,
lequel sera soupçonné par la Mère supérieure
de s'intéresser de trop près à un jeune garçon
de 12 ans, de surcroît le premier enfant noir a avoir été
accepté dans l'établissement, vont entamer une partie de poker
feutrée mais cependant implacable, le prétendu coupable devra
révéler sa faute.
Les deux nonnes sont diamétralement opposées. Soeur Aloysius,
directrice de l'institution, est d'un abord renfermé, autoritaire
et rigide, elle a des principes d'éducation stricts et reproche à
la jeune novice, Soeur James, d'enseigner l'histoire avec un trop vif
enthousiasme. Tout en n'approuvant pas les accusations allusives de la
révérende concernant le curé de la paroisse, Soeur James
va lui raconter un événement qui renforcera les convictions
de Soeur Aloysius. La jeune fille est un peu ébranlée mais,
admiratrice de l'homme, elle défend le Père Flynn, qui est
aussi entraîneur de basketball dans l'école.
A partir de cette révélation, Soeur Aloysius, qui n'arrivait
pas à établir les preuves nécessaires à son renvoi,
va tout faire pour parvenir à le démasquer en usant de
l'intimidation et même du mensonge. L'aumônier sera convoqué
et tentera de se disculper sans vouloir se justifier.
Josiane Stoléru est une Soeur Aloysius mystérieuse et
convaincante de vérité. Face à elle, Emilie Chesnais
incarne une nonnette pleine de fausse fragilité, qui semble effacée
mais cependant tient tête à sa supérieure en essayant
de défendre le prêtre naïf et ambigu incarné par
Robert Bouvier lui-même, dont la mise en scène est d'une
sobriété troublante.
Le doute est distillé à petit feu, il s'insinue subrepticement.
L'accusation sous-jacente d'attouchements est-elle fondée ou n'est-elle
que pure divagation ?
Et si tout cela n'était qu'un malentendu ? Rien n'est confirmé
ou infirmé. Tel un poison venimeux, le doute de cette supposée
vérité devient le doute d'une certitude. Et si je m'étais
trompée semble crier au final la conscience de celle qui pensait
détenir des certitudes.
Cat.S / Theothea.com, le
20/11/13 |
RING
de
Léonore Confino
mise
en scène Catherine Schaub
|
****
Théâtre
du Petit Saint-Martin
Tel
01 42 08 00 32
|
Que « Ring » sonne comme un Opéra à Bayreuth,
comme un Boulevard circulaire à Vienne ou tel lAnneau des noces
nuptiales, cest sans doute en tant que lieu daffrontement
dédié à la boxe, à mains nues, quil serait
le plus populaire !
Cest, donc, dans une sorte de synthèse associative de ces
éléments fondamentaux quil faut rechercher la perspective
du titre donné à la dramaturgie réunissant
lirradiante Audrey Dana & létincelant Sami Bouajila
sur les planches du Petit Saint-Martin :
« Opéra » incontestablement, quand les voix
sabandonnent à une montée en puissance des egos en
concurrence avec leurs alter égaux !
« Boulevard » bien entendu, quand il sagit de sengager
de front sur la plus grande largeur des affects sans chercher pour autant
le consensus pendant que la ronde se perpétue à linfini
!
« Anneau » qui jure fidélité au meilleur comme
au pire, cela va sans dire alors même que se dessinent les contours
de la machine infernale que certains dénomment « Amour »
!
Ainsi tracé le périmètre de survie aux attaques
extérieures, le couple peut alors entreprendre de se déchirer
à souhait mais celui-ci ne sera jamais aussi fort quen ces instants
de jouissance suprême où il se relèvera de tous les maux
quon lui accorde.
En 18 séquences, Léonore Confino brosse à reluire
le tour dhorizon de tous les amalgames fâcheux qui sèment
trouble et confusion entre « Lui » & « Elle ».
A tort ou à raison, Catherine Schaub cultive lart de
limpasse scénographique dont ceux-là devront sortir
vainqueurs ou laminés par la libido garantie débridée
selon les forces du surmoi.
Cest ludique ! Cest drôle ! Cest fort ! Cest
intense !
Et surtout la projection des états dâme
se contredit en un véritable feu dartifices que Masculin &
Féminin se doivent dassumer à part entière afin
de pouvoir rebondir en position favorable lors de la joute suivante.
Ainsi délimité, le terrain de jeu dAdam & Eve
agit comme un effet miroir sur le spectateur qui se prend à fantasmer
sur une modernité paisible dont le mode demploi serait juste
à linverse de cette démonstration artistique, de haut
vol, bien que grandeur Nature !
Theothea le 23/10/13
|
Recherche
par
mots-clé
 |

|
|