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L'APPEL DE LONDRES
de Philippe Lellouche
mise en
scène Marion Sarraut
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****
Théâtre
du Gymnase
Tel
01 42 46 79 79
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visuel
affiche
A la différence du « Jeu de la
vérité » 1 & 2 et du troisième
quétait, de fait, « Boire, fumer et conduire
vite », cet « appel de Londres », tout Gaullien
quil soit dans sa connotation, est lui aussi un jeu de rôles,
à ceci près que Charles, lavocat, François,
lécrivain & Jean-Christophe, le trader sont censés
ne pas se connaître alors que les trois précédentes
pièces de Philippe Lellouche faisaient demblée
référence à des amis de longue date.
Quant à Marianne, licône emblématique de La
France, celle-là est aussi, dans ce restaurant londonien appelé
« La Marseillaise », lambassadrice de sa culture
distanciée tout en devenant légérie de cette bande
de potes recomposée à la nostalgie du pays.
Ainsi, telle une princesse en exil, Marianne tient ce restaurant que son
ami Charles la aidée à installer administrativement.
Tous les quatre ont quitté délibérément
lhexagone pour tenter de retrouver un peu de liberté daction
que chacun, à sa façon, pensait avoir perdu sur le sol natal.
Cette rencontre fortuite, un soir de 14 juillet, en expatriés quelque
peu désemparés, va ouvrir les esprits à une confrontation
de clichés à la mesure des idéologies régnantes
et donc forcément contradictoires.
Des idées générales aux fantasmes personnels, il
ny aura quun pas que ceux-ci franchiront allègrement,
à lissue du repas improvisé, leur permettant de retrouver
leurs marques scellées à jamais dans un remake du « Jeu
de la vérité », devrait-il sappeler
présentement « speed dating » ou autres prises
de tête ludiques avec ses contemporains.
On laura compris, ce quatrième opus est surtout un agréable
prétexte à réunir de nouveau ces quatre comédiens
(Lellouche, Vadim, Brécourt & Demouy) qui, depuis 2005, ont
trouvé cette tonalité de complicité, perdurant au gré
du temps, tout en sinterrogeant sur lâme des poètes
toujours menacée de partir à la dérive.
Alors oui, cest sûr: Philippe, Christian, Didier & Vanessa,
ils se sont tant aimés sur les planches ! Et le public idem !
Theothea le 12/03/04
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LILIOM
de Ferenc Molnar
mise en
scène Galin Stoev
|
****
Théâtre
de la Colline
Tel
01
44 62 52 52
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|
photo © Elizabeth
Carecchio
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PROTEE
de Paul Claudel
mise en
scène Philippe Adrien
|
****
Théâtre
de La Tempête
Tel
01
43 28 36 36
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photo © Antonia BOZZI
Lors de son discours au cocktail fêtant la reprise de Protée,
le soir de la première, au Théâtre de la Tempête,
son directeur Philippe Adrien, heureux metteur en scène de cette
création tellement atypique de Paul Claudel, insistait sur le bonheur
de ressentir, durant les répétitions, le plaisir du
Théâtre en gestation sous une sorte détat de
grâce issu de losmose parfaite entre texte et comédiens.
En effet, le lyrisme sans cesse décalé quelque part entre
mythologie et détournement poétique dintentions
motivées, qui plus est, par des protagonistes en mal de destinée
semblant leur sourire tout en leur échappant, suscite chez le spectateur
des rencontres oniriques en compagnie de candeur et ingénuité.
Ainsi, le ton de ce spectacle pourrait se situer sur orbite sidérale
en convergence avec létrangeté rohmérienne dun
« Perceval le gallois », lunivers chaplinesque
du cinéma muet et le clin dil ô combien facétieux
dune caméra fellinienne.
A la manière démulations séductrices
coordonnées en coulisses par Protée, voici que La Belle et
La Nymphe réussiront quasiment à faire tourner bourrique
Ménélas qui ne saurait plus où donner de la tête
victorieuse alors même quil vient de trucider des milliers de
Troyens.
Cependant, si cette Belle Hélène de Troie nest pas
nécessairement aussi « poire » que pouvait le
suggérer, de prime abord, la Nymphe de Naxos, cest que mine
de rien, en femmes complices, toutes deux vont réussir à
sentendre sur le dos de leurs mâles préférés,
Protée & Ménélas, afin de leur faire prendre des
vessies surréalistes pour des lanternes imaginaires, en substituant
leur statut de « conquêtes » de luxe au profit
dun accès à la liberté fantasmée.
Cest pourquoi, tout « conte fait »,
lîle flottante de Naxos pourrait désormais effectuer son
ascension vers un plaisir non dissimulé pour laffabulation.
Theothea le 16/03/14
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BASH
de Neil Labute
mise en
scène Gilbert Pascal
|
****
Théâtre
14
Tel
01 45 45 49 77
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Il y a 11 ans, en mars 2003 au Studio des Champs-Élysées,
Pierre Laville mettait lui-même en scène le texte de Neil Labute.
Quatre comédiens, Anne Brochet, Lionel Abelanski, Stéphanie
Fagadau & Patrice Costa défilaient à la barre dun
tribunal virtuel sans jugement pour narrer, en toute décontraction,
sous forme de confession objectivée, trois homicides se justifiant
par eux-mêmes selon le simple enchaînement des faits.
Reprenant en mars 2014 ladaptation de Laville, Gilbert Pascal
déplace, un tant soit peu, cette perspective originelle en dirigeant
seulement deux comédiens pour trois meurtres devant toujours rester
impunis:
Cest, en effet, sur le ton de la confidence amicale que Sarah Biasini
et Benoît Solès racontent, en toute intimité complice,
ces mêmes faits, relevant de linfanticide, de la pédophilie
et de lhomophobie, comme sil sagissait de souvenirs du
bon vieux temps, à partager entre potes et bien entendu, en
loccurrence, avec le public du Théâtre 14.
Cette proximité du langage est telle que, pour une oreille quelque
peu distraite, les trois crimes pourraient quasiment passer inaperçus
au cours des récits respectifs, tant la verve sympathique dont ils
sont entourés, le contexte souriant dont ils sont enrobés,
y développeraient des intentions affectives spontanées et
sincères au rythme du naturel revenant au triple galop.
A ce titre donc, lobjectif de Neil Labute est parfaitement atteint
car, durant une heure un quart, lhorreur y est perçue comme
banale au possible; pire elle semble sêtre tellement bien
assimilée au quotidien que rien ne la diffère des bons sentiments
et de, ce quil est coutume dappeler, la bonne conscience.
Ce projet est tellement réussi quil pourrait même
être permis à un esprit retord, de douter ou de percevoir la
moindre trace de repères critiques dans la mise en scène, car
lobservation des spectateurs y est totalement dédiée
à leur subjectivité respective.
En tout cas, cette réalisation permet à Sarah Biasini
dexceller dans la composition féminine décalée
années cinquante et à Benoît Solès, de cultiver
un style gentleman cambrioleur des idéologies manichéennes.
Theothea le 19/03/14
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PATRICIA KAAS CHANTE
PIAF
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Casino
Théâtre d'Enghien
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