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23ème
Saison
Chroniques 23.46
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23.50 Page
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LE LIEN
« Le Lien » Joute ombilicale Palmade
- Hiegel au Théâtre Montparnasse
de
François
Bégaudeau
mise
en scène Panchika
Velez
avec
Pierre Palmade, Catherine Hiegel & Marie-Christine Danède
|
****
Théâtre
Montparnasse
|
Réunir Pierre Palmade et Catherine Hiegel sur un même plateau
constitue en soi une perspective séduisante que lex-doyenne
de La Comédie-Française a décidé de cautionner
et que lhumoriste a su apprécier à sa juste valeur.
Voilà donc la sociétaire honoraire embarquée dans
un lien filial, voire ombilical, la réunissant à lex-amuseur
narcissique, alors que tous deux, metteurs en scène et formateurs
de comédiens, savent par expérience le poids du
« Connais-toi toi-même ».
Ainsi, demblée dans lattente du tiers qui interviendra
à point nommé pour venir apaiser, arbitrer et réinitialiser
le jeu de rôles, le clap liminaire peut lancer le décompte de
leur joute conflictuelle prête à
sauto-générer.
En effet, « pour un oui, pour un non », la conversation
ou plus exactement son absence va inéluctablement sortir des rails
du « généalogiquement correct » pour
sabîmer dans les affres du reproche respectif.
Il faut dire que cest François Bégaudeau, auteur
d« Entre les murs » dont ladaptation reçut
la Palme dOr 2008, qui est aux manettes de ce conflit existentiel sans
doute quelque peu autobiographique où la reconnaissance de lautre
est en déficit dimage valorisante, sinon de parole
encourageante.
Parler à jet continu pour ne rien dire est effectivement insupportable
à celui qui attend du verbe partenaire de la compassion, de
lintérêt, de la préoccupation, du souci partagé
dans ce qui le fait grandir pour accéder à son ambition et
obtenir de la valeur ajoutée à sa destinée.
Cependant quen sens inverse, il sera également difficile
de discerner lattention que Stéphane porte à Christiane,
cest-à-dire que le fils porte à sa mère, tant
lego de celui-ci apparaît contrarié face à si peu
de considération maternelle pour sa personne.
Alors quimporte largumentaire de part et dautre, cest
lincompréhension réciproque qui décidera du tour
de la dialectique senvenimant avec, dun côté, la
mauvaise foi en conseillère fallacieuse et, de lautre, la
rétorsion au premier degré feignant dêtre pleinement
candide.
Il faudra donc lapparition de Françoise (Marie-Christine
Danède), la voisine, avec son gâteau si appétissant pour
que, mine de rien, les propos sajustent peu à peu vers plus
de convivialité décente jusquà aboutir à
une sérénité recouvrée autant quinattendue
au-delà de son « au-revoir » sur la pointe des
pieds.
En définitive, le psychodrame tellement théâtral,
orchestré par Panchika Velez, aura été bénéfique
puisque, désormais, les deux protagonistes seront en mesure
déchanger des points de vue universels sur le concept de famille
en tant que lieu du combat originel permettant à lêtre
humain de se faire reconnaître dans sa spécificité.
Fort de ce point daccord enfin atteint, il sera alors grand temps
de donner la part belle au fromage de chèvre ayant déclenché
par inadvertance ces hostilités formelles dissimulant, de toute
évidence, tant damour refoulé.
Theothea le 02/03/19
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INTERVIEW
« Interview » Déficit de
Confiance stigmatisé à La Manufacture des
Abbesses
de
Theodor Holman
mise
en scène Thierry
Harcourt
avec
Tiffany Hofstetter & Tom Morton
|
****
Manufacture des
Abbesses
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En créant au Festival dAvignon 2018 ladaptation
théâtrale de Tom Morton daprès le film INTERVIEW
de Theo Van Gogh, Thierry Harcourt mettait en scène le projet initié
par Tom de faire couple scénique anglo-américain avec Tiffany
Hofstetter devant donner lieu à thriller palpitant jusquà
la dernière seconde de la dramaturgie.
Toutefois, si ce rendez-vous dun journaliste politique
dépité avec une starlette du petit écran pourrait, a
priori, apparaître comme une anecdote médiatique noyée
dans la masse des médiocrités déversées par les
robinets à images que constituent les chaînes internationales
à diffusion continue, il est indéniable, a posteriori, que
lauscultation au scalpel des étapes successives de la
« brève rencontre » concernant Pierre & Katya
compose un modèle du genre dans la diversité des jeux
« du chat et de la souris ».
La force de cette entrevue à rebondissements inattendus tient dans
le fait que sagissant de deux spécialistes aguerris dans leur
activité professionnelle respective, ceux-ci sont tellement rompus
aux pièges tendus par la discipline du faire-savoir que, lun
et lautre, ont acquis le flaire et le savoir-faire pour les contourner
habilement.
Cependant, ce qui les guette présentement, cest la part intime
quils vont accepter lun et lautre de se livrer mutuellement
dans une perspective en permanence ambigüe, se jouant entre la
séduction réelle quils ressentent réciproquement
sans forcément se lavouer car souvent de manière asynchrone
et, par ailleurs, leurs talents expérimentés à jauger
les gages de « sincérité » quil est
nécessaire de donner mais jusquoù, afin de recevoir,
en retour, le substantiel profit escompté.
Pour le journaliste, le but poursuivi serait dobtenir le maximum
de scoops pouvant rendre son reportage, de fait, exclusif.
Pour lactrice, le sien serait de susciter le plébiscite du
public par lintermédiaire de son interviewer ingénieusement
manipulé.
Tous les deux, bien sûr, possèdent des failles dans leurs
personnalités et cest donc également en dissimulant celles-ci
tout en sappuyant sur elles que Pierre & Katya vont savancer
lun vers lautre masqués par plusieurs strates de non-dits
dont ils pourraient, néanmoins, le temps dun instant furtif,
se dessaisir partiellement.
Mais, comme de toute évidence, ces deux prodiges sont faits du
même bois en ce qui concerne la flatterie, la ruse et la rouerie, ce
ne sera pas un mince affaire que de réussir à susciter le climat
de confiance
forcément nécessaire à toute bonne
interview.
Si donc le journaliste se retrouve dans la chambre de lactrice,
cest que celui-ci a commis plusieurs erreurs stratégiques en
réponse à la désinvolture de Katya demblée
en retard.
En effet celle-ci, de bravades en provocations, naura de cesse de
pousser Pierre à la faute cumulée que celui-ci aura bien du
mal à assumer.
Au final, la lâcheté de lun se retrouvera coincée
par le toupet de lautre pour un match nul
à en pleurer
de remords que pourtant ils nauront ni lun ni lautre.
Reflets de lépoque contemporaine, ces cobayes médiatiques
et artistiques sont-ils les fidèles représentants de la gente
féminine et masculine actualisée dans la conjugaison à
limparfait dun relationnel en pitoyable perdition ?
Ce qui est sûr, cest que Tiffany Hofstetter & Tom Morton
jouent excellemment cette partition de poker menteur jusquà
réussir à simuler la bonne foi dans la perception que leurs
personnages ont deux-mêmes.
Theothea le 13/03/19
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LE CAS EDUARD EINSTEIN
« Le Cas Eduard Einstein » interloque
La Comédie des Champs-Elysées
de LAURENT SEKSIK
mise en scène STÉPHANIE
FAGADAU
avec
Michel
JONASZ, Hugo BECKER, Josiane STOLERU, Pierre BENEZIT, Amélie MANET
& Jean-Baptiste MARCENAC |
****
Comédie des
Champs-Elysées
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Si Michel Bouquet avait été pressenti pour le rôle
dAlbert, père dEduard et néanmoins génie
scientifique du Xxème siècle célébré
universellement, limmense comédien de 92 ans dut se désister
durant les répétitions; cest néanmoins avec confiance
et grand soulagement quil accepta que Michel Jonas le remplaçât
pour endosser cette responsabilité artistique à 72 ans.
Celui-ci, méconnaissable tant sa transformation quotidienne atteint
à la ressemblance avec limage photogénique du savant,
endosse ainsi la paternité de trois enfants dont lun lui posera
un problème récurrent majeur qui ne sera jamais résolu,
fût-il lui-même expatrié dans la communauté
scientifique aux Etats-Unis pour cause de nazisme décimant
lEurope.
Au fil de leurs destinées respectives, après que la famille
Einstein eut admis quEduard (Hugo Becker) devait être pris en
charge psychiatrique, une seule entrevue entre père et fils eut lieu
dans la clinique Suisse, en 1933, juste avant le départ dAlbert
pour son émigration définitive.
Et pourtant, à distance, quels que soient ses multiples engagements,
les honneurs et lambition du travail accompli dans la recherche de
pointe en physique quantique, le mal rongea la personnalité du grand
théoricien se trouvant ainsi face à un mur problématique
et éthique quil fut dans lincapacité de solutionner.
Il faut dire que la récente découverte de la psychanalyse
lui était complètement étrangère et sa
contemporanéité avec Sigmund Freud ne suscitait chez lui
guère plus dintérêt, sinon de la méfiance.
Laurent Seksik, auteur du roman pour lequel de nombreux prix furent
décernés à partir de 2013, et découvreur de cette
situation familiale jusqu'ici méconnue, en a effectué
lui-même ladaptation théâtrale, à la demande
précisément de Michel Bouquet qui sétait
enthousiasmé à lidée de porter cette histoire
à forte valeur signifiante sur la scène dramaturgique
francophone.
Symbolisant la Schizophrénie en action au cur de cette filiation
douloureuse de part et dautre, la réalisatrice Stéphanie
Fagadau a chargé Antoine Malaquias de concevoir un décor
coupé en deux à linstar de cette maladie séparant
lidentité comportementale en zones hétérogènes
frontales :
A jardin donc, le lieu médicalisé de lenfermement;
à cour, le lieu de travail du paternel en recherche active.
Dautres protagonistes interviendront en jouant plus ou moins des
rôles tampons entre ces deux pôles antagonistes que lon
serait tenté de caricaturer sous les étiquettes recto,
LEsprit supérieur reconnu, verso, Son Fou caché.
Et ainsi donc, oeuvrait la mère (Josiane Stoléru) et
ex-épouse dAlbert en tentant, lors de ses visites, dapaiser
la colère et la révolte chroniques dun fils croulant
sous les traitements médicamenteux sans jamais trouver de véritable
apaisement.
Un psychiatre (Pierre Benezit) aura une importance cruciale auprès
dEduard en le confortant dans lespoir dune
« normalité » retrouvée par le biais de
conversations où la logique latente du raisonnement apparaîtra
sans cesse comme une vérité criante.
Dans la souffrance indicible, Hugo Becker révèle une puissante
capacité à la composition du trouble visuel et gestuel.
Cependant, il ny aura pas de miracle et cest de fait le
« statu quo » psychologique qui fera office de
« morale » à cette saga familiale.
Et pourtant, il ne sagit ici ni dune fable, ni dun conte
métaphorique, mais bel et bien dun cas particulier de filiation
à limage de tant dautres au sein de la société
humaine tellement imparfaite. Seulement, vue de la mémoire patrimoniale
collective, il sagissait ici précisément de la famille
Einstein ayant à sa tête le prix Nobel de physique, fondateur
de la théorie de la Relativité
Theothea le 05/03/19
|
MARLENE IS BACK
de
Cyrielle Clair & Gérard
Chambre
mise
en scène Gérard Chambre
avec
Cyrielle
Clair & Gérard Chambre |
****
Théâtre de La Tour
Eiffel
|
En proposant à Cyrielle Clair de raconter sur scène la
légende de Marlene Dietrich, Pierre Cardin faisait coup double
en connaissance de cause bien entendu !
Dabord par vénération et admiration dans le but de
rendre hommage à Marlene la star célébrée
universellement que le fameux couturier avait lui-même accueillie par
deux fois dans son Théâtre mais également pour focaliser
lattention sur son amie Cyrielle sétant expatriée
durant une longue période de façon à mettre ainsi
lex-pensionnaire de La Comédie Française de nouveau en
pleine lumière sur les planches.
Cette perspective était dautant plus ambitieuse quelle
confiait de surcroît à lartiste le soin décrire
et de créer le spectacle.
Relevant ce défi avec enthousiasme, Cyrielle sollicita la collaboration
de Gérard Chambre qui allait devenir de facto sur ce projet tout à
la fois son seul partenaire multi-rôles ainsi que co-auteur et metteur
en scène.
Sappuyant sur des vidéos reconstituées illustrant
lépoque parcourue par la carrière de Marlene Dietrich,
les deux acolytes seraient tour à tour en situation scénographique
dincarner les marches de la gloire que la fabuleuse star dorigine
germanique eut linstinct de gravir au fil des opportunités
quHollywood et Josef Von Sternberg son mentor lui concoctèrent
quasiment sur « commande ».
Ainsi, tout à la fois manipulatrice et manipulée,
lactrice se fit marionnettiste delle-même au gré
des rencontres, des productions et donc des films qui
séchafaudèrent sur son nom commençant, selon Cocteau,
comme une caresse
et sachevant comme un coup de cravache.
Au rythme dune séduction infinie gérée en multiples
passions amoureuses avec la plupart de ses partenaires successifs, Cyrielle
Clair tend la main à Lili Marlene cette
« héroïne » assumée jusquau
bout de la création artistique en ayant emmené, au cours des
quatre dernières années, ce spectacle musical Cardin de Paris
à Las Vegas & Miami, en passant par le Festival de Lacoste
jusquau retour parisien début 2019 au Théâtre de
La Tour Eiffel.
Cette incarnation de « LAnge bleu » peut aussi
être considérée comme une célébration rituelle
de la fascination magique quexerce la scène théâtrale
sur le public en temps réel et il faut dire quà ce jeu
du transformisme sous fondus enchaînés, Cyrielle Clair et
Gérard Chambre, faire-valoir pour la cause, sy éclatent
comme « poissons dans leau » magnifiés en
superbes costumes Cardin.
Theothea le 25/04/19
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