Les
Chroniques
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9ème
Saison
Chroniques 09.61
à
65
Page 142
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critiques
2004 -
2005
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FORESTI
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La
17ème
Lettre
d'
EN
COULISSE
Janv. 05
THEA
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THEA
BLOGS
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ELVIS STORY
de Martin
Fontaine
mise en scène
Mouffe
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****
Casino de Paris
Tel: 08 92 69 89
26
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Photo libre de droits - 2C and
Co
De Mogador au Casino de Paris, il n'y a que la place de la Trinité
à traverser; aussi à défaut d'être un dieu
incarné en trois personnes, il est fort probable que pour Martin Fontaine,
le roi soit bien son cousin, et que lui soit seulement le chanteur qui en
incarne l'aura et la légende!..
Excusez du peu et pourtant quelle évocation magistrale!...
Voilà maintenant dix années que l'artiste canadien endosse
la peau du personnage mythique du rock & roll et la responsabilité
de sa voix chaude, impétueuse et veloutée!...
Depuis son premier passage à Paris à l'automne 2003, le
spectacle "Elvis Story" ne s'est guère modifié dans sa substance
puisque le destin du King a été écrit une fois pour
toutes; cependant dans le cocon du Casino de Paris, le show semble prendre
une nouvelle dimension!...
Là où l'interprétation avait pu nous paraître
un tant soit peu mécanique, voilà que l'humour, la gestuelle,
le feeling, le punch s'épanouissent artistiquement au point que les
images vidéo témoignant de la carrière d' Elvis Presley
pourraient faire pléonasme!...
Un comble que Martin Fontaine s'empressera de rectifier à l'ultime
salut en s'exprimant en français avec l'accent du Québec; ainsi
tout sera dit pour qui aurait cru au miracle de la Trinité
recomposée: Lui c'est lui; Presley est unique !...
Il n'empêche; la performance est remarquable, mieux elle est
transcendantale!...
Un comédien-chanteur au service du rocker mythique par qui tout
a commencé!... Quelle fabuleuse rencontre entre le héros
emblématique et sa talentueuse réincarnation!...
Martin Fontaine ne se prend pas pour Elvis, il se prête à
lui corps et âme pour en faire surgir la voix d'outre-tombe!...
L'osmose à l'état pur!...
Theothea le 15/02/05
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DREAMS Holiday
on Ice
de
Anthony Van Laast
mise en
scène Robins
Cousins
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****
Zénith Paris
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Visuel dossier de presse
En ce jeudi 10 avril 2005, Holiday on ice fêtait la première
de "Dreams" au Zénith de Paris suscitant à cette occasion
l'événement parisien que les "people" aime honorer avec en
l'occurrence "Loanna" en égérie!…
Annie Duperey présidait la soirée en donnant le coup d'envoi
de cette représentation inaugurale entièrement dédiée
au profit de SOS villages d'Enfants dont elle est la marraine!...
Célébrant le passage de témoin entre le couple Sarah
Abitbol -Stéphane Bernardis, artistes vedettes de la tournée
"Diamants, diamants" en 2004 et Philippe Candeloro leur succédant
sur toutes les dates de la tournée française 2005, cette
soirée prestigieuse devait se prolonger pour les VIP au "Cabaret sauvage"
quelque part dans les arcanes de la Villette!...
Au Zénith de Paris, les dimensions de la patinoire ne paraissent
pas excessives et peuvent même donner une impression d'exiguïté
pour certaines performances!... Les artistes sont littéralement
"avalés" au fond de la scène par des trappes coulissantes qui
les aspirent et les propulsent au rythme du show!...
"L'imaginaire" tissant le fil rouge d'une thématique qui inspire
chacun des tableaux de "Dreams", ce sont autour d'une ouverture surgissant
dans l'onirisme et d'un final en envolée symphonique, une "salle de
classe", "Les années soixante", "un rendez-vous de rêve", "la
danse rituelle du feu", "un vent de changement", "superstition", "le rêve
de bollywood", "fantaisie autour d'un piano" qui vont se partager deux heures
de spectacle magique avec en prime les deux prestations de Candeloro dont
il conclue la seconde, dédiée au Japon traditionnel, en quittant
la glace à pieds après avoir raccroché ses patins au
centre de la patinoire!...
En exclusivité ce soir-là, l'exhibition d'adieu
d'Abitbol-Bernardis devait donc emporter les suffrages des
applaudissements!...
A la hauteur de la réputation d'Holiday on ice, " Dreams " tente
de visualiser les projections fantasques de l'imagination et réussit
à nous faire croire que la glisse est le marchepied idéal vers
un monde de perfection féerique!...
Theothea le 15/02/05
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GROSSE CHALEUR
de Laurent
Ruquier
mise en scène
Patrice Leconte
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****
Théâtre de la Renaissance
Tel: 01 42 08 18 50
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Visuel dossier de presse
Gérard Hernandez ayant succédé en janvier à
Pierre Bénichou, l'interprétation de "Grosse chaleur" devait
nécessairement prendre une tonalité différente car le
bougonnement du Pater familias étant de manière substantielle
le combustible réactif de la pièce, être l'époux
atrabilaire de Brigitte Fossey ne peut certes pas être la simple
résultante d'un clonage!...
Trouver un nouvel équilibre avec l'ensemble des partenaires ayant
déjà oeuvré dans la première distribution, tel
est l'enjeu de ce second souffle "chaud" continuant à remplir la jauge
du théâtre de la Renaissance.
Autant "La presse est unanime", première pièce de Laurent
Ruquier créée au théâtre des Variétés
avec la participation initiale d'une partie de sa bande de chroniqueurs,
avait su nous conquérir d'emblée par ses audaces, autant cette
"Grosse chaleur" nous paraît plus convenue dans l'écriture et
la réalisation.
Le duo Brigitte Fossey / Jean Benguigi y assure avec vivacité le
tempo et mène tambour battant la mécanique du rire au risque
pour la première de surjouer par crainte sans doute de voir le
soufflé retomber sur un show sans filet!...
Catherine Arditi avec une malignité très professionnelle
y tire allègrement son épingle d'un jeu par ailleurs très
solidaire!...
Annick Alane, la belle-mère devant s'employer à ne pas rendre
gênante sa présence estivale, tente la couleur passe-muraille
pendant que l'ado de service, Benoît Petitjean, tourbillonne autour
des deux couples amis réunis le temps d'un week-end de fin
d'été dans la villa familiale du Lubéron!...
Et pendant ce temps la mère du maître des lieux agonise,
esseulée à Paris sous l'effet de la canicule de 2003!...
Truffée d'anecdotes en lien avec l'actualité médiatique,
cette deuxième pièce de Laurent Ruquier semble avoir
été écrite si non dans l'urgence tout au moins dans
l'immédiateté de l'inspiration.
Comme dans un cercle vicieux, les comédiens devront s'occuper à
masquer les longueurs à l'instar par exemple des dix minutes de
représentation exclusivement occupées à une variante
du "trivial poursuit" sous prétexte de brocarder les jeux de la
télé réalité.
Prenant de fait le parti d'une culture télévisuelle omni
présente dans la vie des spectateurs potentiels, l'auteur fait le
pari de les amener au théâtre en leur y proposant les
références qu'ils sont censés connaître le
mieux!..
En privilégiant ainsi ses compétences consensuelles, l'auteur
oublie quelque peu son exigence critique!...
Theothea le 14/02/05
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JE VIENS D'UN PAYS DE
NEIGE
de
Anne Jolivet
Reprise au Théâtre de l'Oeuvre
mise en scène
Didier Long
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****
Théâtre Dejazet
Tel: 01 48 87 52 55
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Visuel dossier de presse
De son fauteuil à bascule à la fenêtre, Marie arpente
son passé à la recherche d'Anna, son amie soudain disparue
28 années auparavant sans lui donner aucun signe de vie depuis 1942
et qu'elle s'attend pourtant à voir revenir en cette veille de noël
1970!...
De cette fin d'après-midi assombrie, une lumière semble
avoir surgi dans l'appartement d'en face où Anna habitait à
cette époque; la solitude de Marie saisit cette lueur comme le
présage tangible à la visite imminente de son amie où
enfin à deux elles vont pouvoir justifier les raisons de cette cruelle
absence et sans aucun reproche effacer tous leurs manquements mutuels!...
Cette longue descente dans la mémoire avec ses souvenirs
récurrents restés comme en suspension, souvent drôles,
quelquefois pathétiques mais toujours pleins de tendresse
réciproque, rend Marie nostalgique de ce temps où leur
complicité de jeune fille servait de viatique à leur
compréhension du monde!...
Abandonnée à elle-même, Marie est devenue par la force
des événements la seule dépositaire d'une énigme
existentielle dont la clef pourrait de toutes évidences se trouver
dans la grande Histoire!...
D'une extrême pudeur, le récit d'Anne Jolivet permet à
Myriam Boyer de vivre ces réminiscences dans un dialogue imaginaire
où la comédienne dédoublerait les deux personnages comme
en un kaléidoscope métaphorique!...
Didier Long ajuste avec subtilités ces pérégrinations
de la pensée associative à la manière d'un rêve
éveillé dont le sujet souhaiterait différer le plus
tardivement possible les preuves de sa vigilance égarée!...
Une parabole dont l'évocation disgressive emplit l'âme d'un
doute personnel à jamais refermé sur sa conviction
universelle!...
Theothea le 14/02/05
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COPIER / COLLER
de Jean-Marie
Chevret
mise en scène
Jean-Pierre Dravel
& Olivier Macé
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****
Théâtre Michel
Tel: 01 42 65 41 30
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Photo libre de droits - BCD
En reprenant le rôle de Cédric laissé par Christian
Vadim après trois mois de représentations, Emmanuel Patron
insuffle une nouvelle "gueule" à cet inspecteur de police chargé
de la protection rapprochée d' Elodie Clerc, cette chanteuse "has
been" en gala dans un "trou perdu" de province.
Cornaquée par Alexandre son impresario, celle-ci traîne son
spleen maniaco-dépressif dont elle fait largement profiter son entourage,
à commencer par Nicole (Nathalie Corré) son habilleuse livrée
à toutes les frustrations amoureuses mais compensées par une
vie de substitution dans les paillettes!...
Ce soir-là, c'est le concert de la dernière chance pour
Elodie dont la carrière artistique est devenue aléatoire; chacun
jusqu'au pompier de service (Davy Sardou), au localier (Nicolas Thinot) ou
à l'amie d'enfance (Valérie Moreau) va y aller de son couplet
pour motiver la star; mais ce serait sans compter sur l'amour que de croire
le destin insensible à sa détresse cyclothymique!...
Sur le thème de la deuxième chance à savoir saisir
dans l'opportunité, cette quatrième pièce de Jean-Marie
Chevret après "Le
Squatt", "Les Amazones"
et "Faux départ" est
de nouveau "une petite merveille" parfaitement écrite et structurée
qui bénéficie en prime au théâtre Michel d'une
composition scénique ô combien savoureuse de l'impresario
bisexuel... par l'auteur lui-même!...
Le duo Dravel-Macé quant à lui rempile avec efficacité
pour une mise en scène à succès dont Philippine
Leroy-Beaulieu, à la suite de Gabrielle Lazure, profite en pleine
possession d'une voix voilée et d'un feeling animal!...
Un spectacle à faire passer allègrement le mur d'un double
boeing après plus de 17000 représentations et dont ce
"copier-coller" a pris la succession vers un nouveau plébiscite!...
Theothea le 23/02/05
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