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UNE PASSION
de & mise en scène
Delphine de Malherbe
|
****
Petit Théâtre
Marigny
Tel: 01 53 96 70 20
|
La création au Petit Marigny de « Une Passion »
est quasiment le fruit dune oeuvre de commande puisque lacceptation
de Pierre Lescure sest effectuée sur proposition de Delphine
de Malherbe, autour dun projet de spectacle inspiré par le Journal
dAnaïs Nin dont Evelyne Bouix serait sur scène,
linterprète.
A ce feu vert directorial, pouvait succéder le temps de
lécriture en charge dextraire une substantifique moelle
à partir de cette référence phare de la littérature,
tout en projetant la scénographie sur un rôle féminin,
demblée incarnée.
Dans cette perspective artistique, le comédien qui jouerait le
personnage dHenry Miller, sera choisi, a posteriori, sur des critères
de conformité avec lidée conjointe que les trois
protagonistes initiaux auront pu se forger durant cette phase de
conceptualisation.
Sans conteste, Laurent Grévill va savérer comme le
partenaire fédérateur du point de vue relaté par Anaïs
Nin, sur ses vingt années de passion épistolaire, partagée
avec H. Miller.
Cependant sur les planches, la dramaturgie semble découper leur
relation amoureuse au scalpel de séquences où la distanciation
intellectuelle, pour ne pas dire cérébrale, va prendre le pas
sur le vécu.
En quête de quintessence, lauteur enferme dans le huis-clos
de la fusion amoureuse, les motivations internes, voire antagonistes des
deux amants.
Sil paraît cohérent de sen remettre à
la subjectivité légitime dAnaïs Nin pour
représenter, sur scène, le scénario crédible
des apports mutuels à la plénitude plus ou moins contrariée
de leur tandem amoureux, le portrait dHenry Miller y apparaît
davantage instrumentalisé pour la démonstration dune
thèse auto-émancipatrice que dans la complexité
aventurière, le caractère bon vivant et jouisseur de cet
écrivain hors normes.
Où est donc passé le chroniqueur, en butte avec
lidéologie américaine du modernisme triomphant,
déversant son trop-plein dénergie onirique et érotique
sur la médiocrité contemporaine à travers ses
« Tropiques du Cancer », le fameux « Colosse
de Maroussi » ou autres « Sexus »,
« Nexus » & « Plexus »... ?
A quand donc, une véritable parité théâtrale
entre Anaïs Nin et Henry Miller qui soit lexaltation dun
combat pour un affranchissement de la vie, sans retenues ?
Theothea le 10/12/09
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LA VIE PARISIENNE
de Jacques
Offenbach
mise en scène
Alain Sachs
|
****
Théâtre
Antoine
Tel:
01
42 08 77 71
|
Entre larrêt prématuré de « Vie
Privée » avec Anne Brochet et lattente du retour triomphal
après tournée de « César, Fanny,
Marius » avec Francis Huster & Jacques Weber, le
Théâtre Antoine opte pour un passage festif dune année
sur lautre, en programmant « La Vie parisienne »
repensée et conçue par Alain Sachs qui en propose une version
décole.
En effet, dans un clin dil aux sortilèges de la
télé réalité, le metteur en scène introduit
un casting de jeunes gens qui, en direct sur le plateau, vont prendre
connaissance de la partition afin den répéter et
façonner les quatre actes, en une parodie de joyeuse fortune.
Le plateau nu du Théâtre Antoine soffre en décor
de rusticité à une imagination damateurs
dOpéras-Bouffes qui ferait de linitiation artistique,
un délire fantasque où la discipline se conjuguerait avec tous
les métiers de la scène.
Tout en voulant « sen fourrer jusque-là »
à linstar du Baron de Gondemar (David Alexis) en séjour
à Paris, les élèves de la Sachs-académie profitent
des réjouissances quorganise le vicomte Raoul de Gardefeu
(Hervé Devolder) dans sa conquête amoureuse de La Baronne scandinave
(Sarah Tullamore), pour faire preuve dun savoir-faire à hauteur
égale du faire savoir que le talent peut sassocier aux plus
belles fêtes en trompe-lil, même si, à la
clef des roublardises, se pavane une brillante compagnie dinvités
factices.
Alain Sachs, en maître de la comédie fantasque, installe,
donc, ses onze « personnages en quête
dapprentissage » sous les directives pirandelliennes dun
régisseur (Thomas Dalle) et dune habilleuse (Noémie
Delavennat) en charge de les mener à la révélation
deux-mêmes et pourquoi pas au ravissement du spectateur ?
Theothea le 15/12/09
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DESIRE
de Sacha
Guitry
mise en scène
Serge Lipszyc
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****
Théâtre de La
Michodière
Tel: 01 47 42 95 22
|
« Good bye Charlie » et donc, Bienvenue
« Désiré » !
Lune chassant lautre à La Michodière, faute
davoir pu rencontrer son public, la pièce de Sacha Guitry prenant
le relais de Marie-Anne Chazel, en perspective des fêtes de fin
dannée, impose demblée un style
« chic » et « classieux », très
ciblé « années cinquante ».
De plain-pied en maison bourgeoise et rien quau premier contact
avec Madeleine, la femme de chambre (Marion Posta) et Adèle, la
cuisinière (Alycia), le spectateur pressent quil va y passer
une bonne soirée.
Tous croqués jusquà la plus signifiante caricature
par un metteur en scène (Serge Lipszyc) soucieux du moindre détail
comportemental, les sept personnages vont sanimer, tels les pantins
dune boîte à musique remontés sur ressort amoureux.
« Désiré
ou la comédie du
désir
et de son refoulement »
Voilà bien, tout un programme freudien dans la note dintention
que la direction dacteurs va conforter dans un jeu subtil, rarement
atteint par les aficionados de Guitry.
En effet, souvent copié dans ses outrances et ses arrogances
spécifiques, le maître du vaudeville a souvent inspiré
à ses émules, un mimétisme, quelque peu désuet.
A contrario, ici, Robin Renucci, davantage gentleman cambrioleur des
sentiments que valet de chambre dans lâme, va composer au mieux
avec lexaspération du désir.
Face à lui, Marianne Basler, la maîtresse de maison et
conséquemment du ministre des P&T (Jean-Philippe Puymartin), est
en proie avec des démons érotiques dont même, en songes,
les convenances sociales ne pourraient assumer les troublantes et coupables
attirances.
Un couple (Nathalie Krebs & Jean-Christophe Barc), handicapé
au propre comme au figuré, viendra compléter ce tableau de
murs flirtant jusquaux lisières de la transgression des
bonnes manières.
Tout ce beau monde évolue dans un parfum dérotisme
latent, quasiment proustien, imprégnant les relations des protagonistes,
selon des entrecroisements passionnels tacites et sous des avances masquées
mais sans que les fantasmes puissent se satisfaire du moindre passage à
lacte.
Ce serait donc, dans un plébiscite non dissimulé, que les
salves dapplaudissements pourraient saluer les acteurs, dun
nostalgique Good Bye « Désiré » venu droit
du chur des spectateurs.
Theothea le 18/12/09
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CHANTAL
LADESOU J'ai l'impression que je vous
plais...
de Chantal
Ladeous
mise en scène
Xavier Brouard
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****
Petit Gymnase
Tel:
01 42 46 79 79
|
Chantal Ladesou cartonne au Petit Gymnase avant que de rejoindre le
Théâtre Rive Gauche en janvier 2010.
Ce passage dun bord à lautre de la
« scène » sera son véritable baptême
de one-woman-show, puisque remisée, depuis octobre, à
« la cave » du grand Gymnase où elle est en rodage
« full up », la comédienne sy félicite,
néanmoins, à voix haute, lors des rappels: « Jai
limpression que je vous plais.... »
Ayant écumé les nombreuses salles de spectacle alentour,
plus connues sous le nom de « Théâtres de
Boulevard », la Ladesou se lance, donc actuellement, dans le stand
up, en comique solo.
Véritable patrimoine national édifié grâce
aux « Oscar », « Ma femme est folle »
et autres « Amazones » époques 1, 2 et 3, la vamp,
toujours souple de léchine, effectue le parcours inverse dune
Amanda Lear qui, elle concomitamment, débarque dans la
« panique » orchestrée sur ce même
boulevard.
En se croisant au carrefour du succès, lune pique à
lautre et sans doute vice versa, ce mimétisme dun démon
de midi au féminin, qui donne, aux aficionados, la plaisante sensation
atavique de ne pas se situer en « terrain vierge ».
Dailleurs, revenant des grands magasins situés près
de là, notre, marrie, Chantal y retourne sans cesse, en un sketch
récurrent où elle épuise un style de parisienne excentrique
sortie dune bande dessinée à la Brétécher.
En pilote automatique, lécriture semble la guider là
où ses escarpins ne se prennent pas dans le tapis du nimporte
quoi pourvu quil ny ait rien dautre à comprendre
quune volonté dexister, ici et maintenant, dans la
séduction de l(auto)dérision.
En effet, quoi de mieux, en sortie de crise, que de suivre Chantal Ladesou,
de décembre 09 à janvier 10 et de droite à gauche, pour
un pari à lautre Paris, forcement gagné davance?
Theothea le 16/12/09
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GREASE
de Jim Jacobs
& Warren Casey
mise en scène
Jeanne Deschaux & Olivier Benezech
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****
Palais des
Congrès
Tel:
01
40 68 00 05
|
En passant du Théâtre Comédia au Palais des Congrès,
la Comédie musicale « Grease » prend ses allures
de fêtes de fin dannée 2009 alors que les vacances scolaires
sont, bel et bien, dans toutes ces têtes d'ados des années
cinquante, chantant et dansant sur limmense scène parisienne,
synchrones avec la « nostalge »
daujourdhui.
Temps libre, amourettes, découverte de soi, relation au groupe
sont au programme dun parcours initiatique que la rock music ponctue
de ses assauts dadrénaline, rouge boutonneux.
Âge tendre et tête de bois reviennent, donc, à la burger
sauce « fifties » par la grande porte dun music-hall,
bigarré et kitsch à souhait.
En quadruplant laccueil des spectateurs, cette reprise du spectacle,
créé en 2008 dans sa version « live »
francophone, offre lopportunité festive de léternel
retour sur une époque avec laquelle les moins de vingt ans ont
lagréable sensation dêtre en résonance
harmonique.
Cette empathie « revival » à légard
dun « American graffitti », de « La fureur
de vivre » et autre « West side story », commune
à toutes les tranches dâge, fédère, ainsi,
un enthousiasme spontané que la susceptibilité naïve des
teen-agers, dalors, réveille en bouffées de candeur,
fort bienvenue en ces temps actuels si normatifs.
Ainsi, sur le registre d'une récurrence bénéfique,
sollicitons
la
relecture de notre chronique 2008, en la dégustant comme un bonbon
qui voudrait nen jamais finir avec les délices acidulés
et teintés au travers des bulles pétillantes d'un soda
d'antan.
Theothea le 14/12/09
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