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UNE COMEDIE
ROMANTIQUE
de
Gérald Sibleyras
mise en scène
Christophe Lidon
|
****
Théâtre
Montparnasse
Tel: 01
43 22 77 74
|
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photo
affiche © Emmanuel
Robert-Espalieu
|
Freiss, Sibleyras & Lidon !
Ce ticket gagnant va initier une
brève rencontre sur un quai de gare et en faire, demblée,
une histoire damour pour la vie.
Assise sagement sur un siège de la salle dattente en partance
pour Cythère, Elodie Navarre, Anita pour la « comédie
romantique », sessaye, pour linstant, à une
réponse épistolaire de remerciement.
Et voilà que Léon, Stéphane Freiss pour le charme
incarné, surgit, de nulle part, avec le masque de lamant moderne,
fort opportunément prêt à draguer, sans jamais en avoir
lair.
Entre eux deux, mettant à profit le ticket gagnant du tour de
rôles fictionnels, ça va faire tilt, comme de bien entendu.
Cest, donc aussi, parti pour le manège des manigances à
la « Je taime, moi non plus », rendant asynchrones
les élans dabandon à lautre, sans aucun filet de
protection.
Si, se livrer sans retenue, corps et âme, est naturellement inscrit
dans leur gêne mutuelle à sinscrire en faux, il est toutefois
tentant, aussi bien pour lune que pour lautre, de maintenir une
porte de sortie par le haut.
Alors, qui des deux va émettre le premier mensonge, censé
assuré les arrières de lamour en fuite potentielle et
dailleurs, qui des deux va porter crédit à cette affabulation
?
Ce serait sans compter avec lentourage aussi bienveillant que
destructeur des meilleures intentions, car voilà, Brice, Lépine
& De Groodt, le redoutable ticket alternatif et allergique aux gains
spontanés de la passion amoureuse.
Ce trio est parfait, pour jouer au copain maladroitement disponible, à
la sur branchée en bioénergie, et au beau-frère,
ayant bon dos dêtre coaché en art du mieux vivre.
Désormais à sept artistes en osmose, ils vont sublimer
limpact dune écriture scénographique à
portée du coup de foudre, terrassant à la fois la belle, son
prince charmant et tous ceux qui voudraient y croire, au cur dun
siècle techno-numérique.
Cependant voici que simpose, en huitième comparse et
esthète charismatique, la fée du logis (Catherine Bluwal) ouvert
à tous les vents de la modernité, celle qui va structurer le
décor en deux cubes noir et blanc, disposés à souhait,
projectif et fantasmé.
A la fois Ying et Yang emblématique de Christophe Lidon, ce cadre
audio (M. Winogradoff) visuel (M-H. Pinon / C. Grelie) sapproche, en
asymptote confidentielle, de lécrin où toutes les histoires
damour se bouclent à linfini sur le sentiment, bien
réel, dêtre ou non en harmonie.
A déguster, comme un nectar à rendre heureux ou, simplement,
léger et joyeux.
Theothea le 05/02/10
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TOUS LES ALGERIENS SONT
DES MECANICIENS
de Fellag
mise en scène
Marianne Epin & Fellag
|
****
Théâtre des Bouffes
Parisiens
Tel:
01 42 96 92 42
|
|
photo
© Philippe
Delacroix
|
Dans lair du temps, voici un spectacle emblématique qui,
en réponse artistique à tous les débats identitaires
factices, renverrait à la bienvenue créolisation des cultures
qui, elle-même sans aucun doute, correspondrait à la forme la
plus intuitive de la mondialisation.
Initialement en format « one man show », Fellag accueille
sur la scène des Bouffes Parisiens, celle qui partage sa vie à
la ville, au-delà du légitime faire-valoir réciproque,
en inspiratrice universelle de tous les alter ego ne demandant quà
éclore.
Ainsi, Shéhérazade et Salim vivent leur vie, dans le grand
bazar, dun pays méditerranéen, en quête permanente
de la meilleure adaptation possible à toutes les influences
socioculturelles contradictoires.
De lAlgérie française à lindépendance,
lensemble des modalités daccès à la
modernité se cherche à travers lacuité dune
observation amusée de leurs contemporains.
Dans un rôle de composition, empli dempathie, Marianne Epin
sintègre à lhistoire dun peuple quelle
fait sienne, en lui apportant son enthousiasme bienveillant.
En partageant naturellement le charisme de leur couple, Fellag semble
respirer, avec plus de quiétude, son goût pour le perfectionnisme
dune écriture au scalpel de la tendre ironie.
De part et dautre de la Méditerranée, latavisme
semble pouvoir surgir à chaque détour des langues pratiquées
dans un concert choral, où vient, désormais, interférer
une nouvelle musique, celle dune Chine qui séveille à
une émigration discrètement conquérante et essentiellement
pragmatique.
Au bled, tout pourrait, désormais, évoluer à la vitesse
de la lumière numérique, et pourtant tous les Algériens
semblent préférer rester « les
mécaniciens » du système « D »,
local.
La prestation de Fellag et Marianne Epin relève de la jubilation
partagée, dans le registre du sourire, avec un public enclin à
toute civilisation composite.
Theothea le 10/02/10
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FACE AU PARADIS
de
Nathalie Saugeon
mise en scène
Rachida Brakni
|
****
Théâtre Marigny
/ salle Popesco
Tel:
01
53 96 70 00
|
|
photo
© Pascal Victor/ArtComArt
|
Si laffiche « Cantona & Deutsch à Marigny
» peut paraître annonciatrice dun spectacle
évènementiel, la véritable star de la pièce de
Nathalie Saugeon savère être le décor de Jean-Marc
Sthele au point que la fiction semble y côtoyer le réalisme
impressionnant dun véritable tremblement de terre, à
linstar de celui concomitant en Haïti.
Dans ces conditions, si lemplacement habituel dun critique
dramatique est, dêtre proche de la scène
théâtrale, afin den percevoir et den capter, au
mieux, toutes les vibrations, alors quand les circonstances le place,
malencontreusement, à larrière de la corbeille et que
celle-ci soffre en plongée très pentue vers le plateau
de la salle Popesco en contrebas, cette perspective pourrait contenir,
paradoxalement, un surcroît dinformations, au bénéfice
dune juste appréciation des forces en présence.
En effet, dans une position visuelle surplombant le drame, celle des
sauveteurs potentiels qui devraient venir dégager les deux protagonistes
pris au piège de leffondrement du bâtiment dans lequel
ils se trouvaient à linstant fatal, le point de vue sur la mise
en scène de Rachida Brakni pourrait, effectivement dans ce dispositif,
sapparenter à un surcroît dobjectivité fortuite.
Mais, ce serait sans compter avec les voix des deux victimes rendues
inaudibles aux secours, partis à leur recherche. Ceux-ci passeront,
en effet, très près de la poche dair où
léboulement a surpris les deux hommes.
En outre, Max ne voit pas Lubin, car une cloison, menaçant de
seffondrer avec le reste des éboulis, les sépare physiquement
lun de lautre mais leur permet néanmoins de converser
entre eux, tout en négligeant quelque peu, notre critique dramatique,
placé tout là haut dans sa tour de contrôle.
Ainsi, lélocution en rafales de Loránt Deutsch
ainsi que le phrasé avec laccent et onomatopées dEric
Cantona ne contribuent-ils point à rendre explicite les différents,
les complémentarités, les épanchements, bref la
vérité des personnages.
Cependant, sans stress apparent, Max et Lubin se confessent, mutuellement,
un comportement quotidien évalué, fort médiocre à
laune de lépée de Damoclès qui, désormais,
menace leurs survies.
Pendant que Max se vide, lentement mais sûrement, de son sang, en
raison dune hémorragie non maîtrisée sur sa jambe
blessée, Lubin parle à jet continu, pensant maintenir son compagnon
dinfortune en éveil jusquà larrivée
des pompiers.
A ce stade pourtant, rien nest joué pour déterminer
la pertinence dune carrière théâtrale envisagée
par Eric Cantona, présentement en posture sacrificielle christique,
ni dailleurs, pour connaître lissue de son incarcération
contingente avec Loránt Deutsch.
Il semblerait, cependant, que pour sassurer qu, à
lavenir, les deux comédiens puissent se faire bien comprendre
à la fois de lOrchestre, de la Corbeille, des Balcons et du
Paradis réunis, l'articulation des mots, des phrases et, donc des
idées dut être reconsidérée au pied de la
lettre.
Theothea le 06/02/10
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SEZNEC
de Olga
Vincent & Eric Rognard
mise en scène
Robert Hossein
|
****
Théâtre de Paris
Tel:
01
48 74 25 37
|
Robert Hossein affectionne les coups de théâtre qui, ainsi,
ont souvent jalonné ses méga-réalisations mais, pour
laffaire Seznec, cest en profil bas que la mise en scène
sait se faire oublier au profit de la reconstitution du procès tel
quil sest déroulé en 1924.
Si donc, certains peuvent penser que le mode opératoire dune
cour de justice pourrait sapparenter à une représentation
théâtrale, en loccurrence le déroulement de ce
« procès impitoyable » réécrit par
Olga Vincent et Eric Rognard na été adapté à
la scène du Théâtre de Paris que pour y passer
lanalyse des faits au scanner de lopinion, près dun
siècle plus tard.
Dans cette perspective, lintervention, a posteriori de Maître
Lombard, par écran interposé, synthétise les
défaillances de la procédure, à lépoque.
En effet le doute, aussi infime soit-il, doit toujours, en droit français,
profiter à laccusé.
Or, dans la mesure, où le corps de la victime na jamais
été retrouvé et qua contrario plusieurs
témoignages affirment avoir vu Pierre Quéméneur vivant,
plusieurs années après sa disparition officielle, cela aurait
dû suffire pour que Guillaume Seznec ressorte libre du tribunal de
Quimper.
Sans trahir aucun secret de scénographie, cest ce que vont,
donc, sempresser de corriger collectivement les spectateurs, soir
après soir à lissue de la dramaturgie, en votant pour
linnocence ou la culpabilité de Guillaume Seznec.
Ce droit dutiliser la liberté de conscience de chacun pour
plaider une cause, sinon de justice institutionnelle, au moins de
réhabilitation officieuse, sinscrit dans la tradition
créatrice et interactive de Robert Hossein souhaitant impliquer le
public dans une démarche éthique de lhistoire
socio-contemporaine.
Aussi, quelques effets de surprise aidant à susciter
léveil de limaginaire après lentracte, et
cest lensemble des 26 comédiens qui, avec à leur
tête de bagnard en question nationale, Philippe Caroit ainsi que Martine
Pascal, en épouse de Quéméneur le disparu, vient saluer,
sous la caution effective et, ô combien, présente de Robert
Hossein.
Theothea le 11/02/10
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TROPICANA
adaptation de
Albert Algoud
avec Philippe
Candeloro
|
****
Zénith de
Paris
Tel:
01 53 33 45 35
|
|
photo
Holiday on ice © Joris-Jan
Bos
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