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Les    Chroniques   de

  

19ème  Saison     Chroniques   19.106   à   19.110    Page  378

 

     

 

             

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LE MARIAGE DE MARIA BRAUN

de  Rainer Werner Fassbinder   

mise en scène  Thomas Ostermeier   

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Théâtre de la ville

Tel   01 42 74 22 77   

           

           photo ©   Theothea.com

   

                     

 

         

LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD

de  Marivaux   

mise en scène  Philippe Calvario   

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La Pépinière Théâtre

Tel  01 42 61 44 16   

           

           photo © Christophe Vootz

       

Comme dans un jeu tout à la fois de rôles et de dupes, Sylvia, Lisette, Dorante et Arlequin se succèdent dans une course de chaises musicales en se poursuivant délibérément masqués pour mieux faire tomber l’imposture et, en conséquence, faire surgir la vérité du sentiment.

Mais quelle est la portée du faux-semblant lorsque chacun s’emploie à maquiller sa véritable identité croyant, de cette manière, pouvoir mieux débusquer celle du partenaire et de son acolyte ?

C’est donc ainsi que maître, valet, maîtresse et servante vont se lancer dans une enquête, à front social renversé, destinée paradoxalement à obtenir toutes les garanties nécessaires à la viabilité d’un mariage voulu par le père de Sylvia alors même que Dorante, son promis, est également partie prenante dans cette recherche de confiance.

Les figures, paternelle d’Orgon et filiale de Marco, connaissant toutes deux l’ensemble du simulacre, agiront comme catalyseurs de ces tromperies concomitantes en souhaitant que surgisse de la falsification généralisée, une sorte de sincérité en état de grâce nuptiale !

En convoquant sur la scène théâtrale cet audacieux défi aux principes éthiques, Marivaux ose faire imploser, hors de son carcan, l’institution juridique du mariage, libérant ainsi toute l’énergie répressive et inhibante y étant potentiellement contenue.

C’est, bien sûr, vu du spectateur, le rire salvateur qui devrait gagner sur toute la ligne idéologique et artistique du projet, tant les postures ridicules de l’humanité ne pourraient tuer cette dernière mais cependant un terrible constat apparaît alors avec une évidence criante :

L’assimilation culturelle était quasiment inaccessible d’une classe sociale à l’autre au XVIIIème siècle et, par suite, pourquoi le serait-elle devenue de nos jours ?

S’étant lui-même distribué pour la cause marivaldienne, Philippe Calvario dirige ses acteurs avec la détermination de faire sauter tous les a priori désuets à plusieurs siècles de distance, de façon à donner toutes ses chances à la compréhension pérenne d’une démonstration scénographique à la fois décalée, travestie et immensément drôle mais aussi lourde de conséquences prosaïques :

Le langage n’a pas forcément vocation fédératrice universelle.

Theothea le 8 juillet 2015

   

                                 

 

         

24 HEURES DE LA VIE D'UNE FEMME

d'après Stefan Zweig  

mise en scène  Franck Berthier   

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Théâtre  La Bruyère

Tel  01 48 74 76 99   

           

           photo © Grégoire Zibell

       

Face au trio violon, violoncelle, piano répartis de part et d’autre de la scène du "La Bruyère" se reflète l’autre entité passionnelle à trois têtes, mise en écriture par Stephan Zweig et donc, ici, exceptionnellement orchestrée par Franck Berthier.

La démarche artistique est suffisamment rare pour en apprécier la pertinence musicale se complétant et se fondant dans sa nouvelle si emblématique de toutes les brèves rencontres portées à l’incandescence des sentiments partagés dans l’irrésistible fureur.

Les deux amants vibrent tellement sous le regard attentionné d’Olivier Ruidavet, le tiers témoin et observateur, que la fièvre du jeu pourrait ne passer que pour un épiphénomène opportun mais, cependant, c’est bien l’Amour qui va sortir désillusionné sous les coups de butoir d’une attirance beaucoup plus violente et plus acharnée que s’avère être l’addiction.

De cette incompréhension existentielle entre lui, le joueur, et elle, l’amoureuse, découleront les inévitables ressentiments de circonstances, pierre angulaire de la rupture programmée à brève échéance.

Mettre en chant (Christine Khandjian & Stéphane Ly-Cuong) et en musique (Sergeï Dreznin) cette expérience de l’embrasement des cœurs sur simple déclenchement d’une boule de casino s’arrêtant juste là où il ne faudrait pas pour enchaîner perdition, coup de foudre et rechute, relève d’une inspiration privilégiée à nulle autre pareille.

Et c’est donc avec empathie et fascination que le public, depuis longtemps acquis au charisme d’Isabelle Georges et plus récemment aux talents multiples de Frederik Steenbrink son compagnon de toutes les créativités, vient apprécier, en ce mois de juillet 2015, le mariage tellement inattendu entre la thématique de la passion destructrice d’avec l’accompagnement lyrique, accouchant par leur union, d’un élégant happening dramatique en rouge et noir se mêlant à de fortes composantes cinématographiques.

A apprécier, selon la recommandation de Frederik, dans l’air bien conditionné du Théâtre La Bruyère sous cycle estival accueillant ainsi chaleureusement la compagnie Dont Acte.

Theothea le 12 juillet 2015

                         

     

       photo ©   Theothea.com

         

KIKI

   

de & mise en scène  Hervé Devolder  

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Théâtre de la Huchette

Tel  01 43 26 38 99

           

           photo © LOT   

       

Qui c’est qui est au Théâtre de la Huchette cet été ? « C’est bibi ! C’est Kiki de Montparnasse ! ». C’est surtout Milena Marinelli incarnant le rôle de la muse des Années folles, taillé comme sur mesures à son charisme, son enthousiasme, sa qualité de voix, bref sa présence charnelle sur la scène du légendaire théâtre sis quartier Saint-Michel à Paris.

En miroir intimiste reflétant la reprise estivale actuelle de son grand succès musical des « Fiancés de Loches » d’après Feydeau au Théâtre du Palais Royal, la mise en scène d’Hervé Devolder renouvelle ici, en proportions duelles, le plaisir décalé du spectateur de se laisser emporter dans un tourbillon enchanté d’humour, de vivacité et de bonne humeur tellement communicative !

En effet, « C’est bibi » et donc, c’est Kiki qui régale le public avec l’aura mémorielle de l’entre-deux-guerres où les mœurs du milieu artistique osaient prendre des libertés avec les conventions de la bonne société en sachant faire la fête quasiment sans discontinuer.

Il faut dire que rencontrer et côtoyer le tout littéraire & peinture Montparno de l’époque pour en devenir, en quelques années, l’égérie de tous, la modèle préférée de certains ainsi que l’amante successive de quelques-uns, résonnait comme un chef d’œuvre de conquête amoureuse et artistique pour Alice Prin, la jeune femme aux origines bourguignonnes si modestes, venue alors tenter s’affranchir de son carcan socioculturel à la capitale.

Ainsi notamment Soutine, Foujita, Mendjizki, Man Ray, Modigliani à l’instar d’Aragon, Breton, Eluard, Ernst, Soupault, Picabia ou encore par exemple Desnos & Cocteau croisèrent la carrière de la chanteuse qui finit par ouvrir son propre cabaret « L’Oasis » en 1936.

A noter que « Souvenirs retrouvés, Kiki de Montparnasse », recueillis à partir de 1929 par le journaliste Henri Broca et ensuite le musicien André Laroque, ne furent publiés qu’en 2005 aux éditions Corti.

Ayant participé au triomphe de « l’Ultima récital » de Marianne James durant dix années, Ariane Cadier, dissimulée en arrière-plan derrière un voile de transparence, accompagne superbement Milena au piano tout en répliquant de façon pertinente et drôle selon certaines opportunités scénographiques.

La jeune comédienne & chanteuse nous apparaît telle une véritable révélation au cœur de l’été parisien 2015, pourfendant la canicule avec un sourire à la fois malicieux et presque candide au regard de la séduction qu’elle exerce le plus naturellement du monde sur un public en total plébiscite : Eh oui ! à la Huchette « Kiki, c’est bibi ! ».

Theothea le 20/07/15

                             

     

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UND

de  Howard Barker   

mise en scène  Jacques Vincey   

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Théâtre de l'Athénée

           

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Fête de la musique 2015 - Joël Dalle - photo © Theothea.com

     

     

     

         

       

     

         

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