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LE MARIAGE DE MARIA
BRAUN
de Rainer Werner Fassbinder
mise
en scène Thomas Ostermeier
|
****
Théâtre
de la
ville
Tel
01 42 74 22 77
|
|
LE JEU DE L'AMOUR ET DU
HASARD
de Marivaux
mise
en scène Philippe Calvario
|
****
La
Pépinière
Théâtre
Tel
01 42 61 44 16
|
Comme dans un jeu tout à la fois de rôles et de dupes, Sylvia,
Lisette, Dorante et Arlequin se succèdent dans une course de chaises
musicales en se poursuivant délibérément masqués
pour mieux faire tomber limposture et, en conséquence, faire
surgir la vérité du sentiment.
Mais quelle est la portée du faux-semblant lorsque chacun
semploie à maquiller sa véritable identité croyant,
de cette manière, pouvoir mieux débusquer celle du partenaire
et de son acolyte ?
Cest donc ainsi que maître, valet, maîtresse et servante
vont se lancer dans une enquête, à front social renversé,
destinée paradoxalement à obtenir toutes les garanties
nécessaires à la viabilité dun mariage voulu par
le père de Sylvia alors même que Dorante, son promis, est
également partie prenante dans cette recherche de confiance.
Les figures, paternelle dOrgon et filiale de Marco, connaissant
toutes deux lensemble du simulacre, agiront comme catalyseurs de ces
tromperies concomitantes en souhaitant que surgisse de la falsification
généralisée, une sorte de sincérité en
état de grâce nuptiale !
En convoquant sur la scène théâtrale cet audacieux
défi aux principes éthiques, Marivaux ose faire imploser, hors
de son carcan, linstitution juridique du mariage, libérant ainsi
toute lénergie répressive et inhibante y étant
potentiellement contenue.
Cest, bien sûr, vu du spectateur, le rire salvateur qui devrait
gagner sur toute la ligne idéologique et artistique du projet, tant
les postures ridicules de lhumanité ne pourraient tuer cette
dernière mais cependant un terrible constat apparaît alors avec
une évidence criante :
Lassimilation culturelle était quasiment inaccessible dune
classe sociale à lautre au XVIIIème siècle et,
par suite, pourquoi le serait-elle devenue de nos jours ?
Sétant lui-même distribué pour la cause
marivaldienne, Philippe Calvario dirige ses acteurs avec la détermination
de faire sauter tous les a priori désuets à plusieurs siècles
de distance, de façon à donner toutes ses chances à
la compréhension pérenne dune démonstration
scénographique à la fois décalée, travestie et
immensément drôle mais aussi lourde de conséquences
prosaïques :
Le langage na pas forcément vocation fédératrice
universelle.
Theothea le 8 juillet 2015
|
24 HEURES DE LA VIE D'UNE
FEMME
d'après Stefan Zweig
mise
en scène Franck Berthier
|
****
Théâtre
La
Bruyère
Tel
01 48 74 76 99
|
Face au trio violon, violoncelle, piano répartis de part et
dautre de la scène du "La Bruyère" se reflète
lautre entité passionnelle à trois têtes, mise
en écriture par Stephan Zweig et donc, ici, exceptionnellement
orchestrée par Franck Berthier.
La démarche artistique est suffisamment rare pour en apprécier
la pertinence musicale se complétant et se fondant dans sa nouvelle
si emblématique de toutes les brèves rencontres portées
à lincandescence des sentiments partagés dans
lirrésistible fureur.
Les deux amants vibrent tellement sous le regard attentionné
dOlivier Ruidavet, le tiers témoin et observateur, que la
fièvre du jeu pourrait ne passer que pour un
épiphénomène opportun mais, cependant, cest bien
lAmour qui va sortir désillusionné sous les coups de
butoir dune attirance beaucoup plus violente et plus acharnée
que savère être laddiction.
De cette incompréhension existentielle entre lui, le joueur, et
elle, lamoureuse, découleront les inévitables ressentiments
de circonstances, pierre angulaire de la rupture programmée à
brève échéance.
Mettre en chant (Christine Khandjian & Stéphane Ly-Cuong) et
en musique (Sergeï Dreznin) cette expérience de lembrasement
des curs sur simple déclenchement dune boule de casino
sarrêtant juste là où il ne faudrait pas pour
enchaîner perdition, coup de foudre et rechute, relève dune
inspiration privilégiée à nulle autre pareille.
Et cest donc avec empathie et fascination que le public, depuis
longtemps acquis au charisme dIsabelle Georges et plus récemment
aux talents multiples de Frederik Steenbrink son compagnon de toutes les
créativités, vient apprécier, en ce mois de juillet
2015, le mariage tellement inattendu entre la thématique de la passion
destructrice davec laccompagnement lyrique, accouchant par leur
union, dun élégant happening dramatique en rouge et noir
se mêlant à de fortes composantes cinématographiques.
A apprécier, selon la recommandation de Frederik, dans lair
bien conditionné du Théâtre La Bruyère sous cycle
estival accueillant ainsi chaleureusement la compagnie Dont Acte.
Theothea le 12 juillet 2015
|
KIKI
de
& mise en scène
Hervé
Devolder |
****
Théâtre
de la
Huchette
Tel
01 43 26
38 99
|
Qui cest qui est au Théâtre de la Huchette cet
été ? « Cest bibi ! Cest Kiki de
Montparnasse ! ». Cest surtout Milena Marinelli incarnant
le rôle de la muse des Années folles, taillé comme sur
mesures à son charisme, son enthousiasme, sa qualité de voix,
bref sa présence charnelle sur la scène du légendaire
théâtre sis quartier Saint-Michel à Paris.
En miroir intimiste reflétant la reprise estivale actuelle de son
grand succès musical des « Fiancés de
Loches » daprès Feydeau au Théâtre du
Palais Royal, la mise en scène dHervé Devolder renouvelle
ici, en proportions duelles, le plaisir décalé du spectateur
de se laisser emporter dans un tourbillon enchanté dhumour,
de vivacité et de bonne humeur tellement communicative !
En effet, « Cest bibi » et donc, cest
Kiki qui régale le public avec laura mémorielle de
lentre-deux-guerres où les murs du milieu artistique osaient
prendre des libertés avec les conventions de la bonne société
en sachant faire la fête quasiment sans discontinuer.
Il faut dire que rencontrer et côtoyer le tout littéraire
& peinture Montparno de lépoque pour en devenir, en quelques
années, légérie de tous, la modèle
préférée de certains ainsi que lamante successive
de quelques-uns, résonnait comme un chef duvre de
conquête amoureuse et artistique pour Alice Prin, la jeune femme aux
origines bourguignonnes si modestes, venue alors tenter saffranchir
de son carcan socioculturel à la capitale.
Ainsi notamment Soutine, Foujita, Mendjizki, Man Ray, Modigliani à
linstar dAragon, Breton, Eluard, Ernst, Soupault, Picabia ou
encore par exemple Desnos & Cocteau croisèrent la carrière
de la chanteuse qui finit par ouvrir son propre cabaret
« LOasis » en 1936.
A noter que « Souvenirs retrouvés, Kiki de
Montparnasse », recueillis à partir de 1929 par le journaliste
Henri Broca et ensuite le musicien André Laroque, ne furent publiés
quen 2005 aux éditions Corti.
Ayant participé au triomphe de « lUltima
récital » de Marianne James durant dix années, Ariane
Cadier, dissimulée en arrière-plan derrière un voile
de transparence, accompagne superbement Milena au piano tout en répliquant
de façon pertinente et drôle selon certaines opportunités
scénographiques.
La jeune comédienne & chanteuse nous apparaît telle une
véritable révélation au cur de lété
parisien 2015, pourfendant la canicule avec un sourire à la fois malicieux
et presque candide au regard de la séduction quelle exerce le
plus naturellement du monde sur un public en total plébiscite : Eh
oui ! à la Huchette « Kiki, cest bibi ! ».
Theothea le 20/07/15
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UND
de Howard Barker
mise
en scène Jacques Vincey
|
****
Théâtre
de
l'Athénée
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