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25ème  Saison     Chroniques   25.01   à   25.05    Page  461

     

     

       

                   

                 

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L'HEURE BLEUE

« L’heure bleue » Emmanuelle Devos en ligne de mire clanique à l’Empreinte 

     

de David Clavel  

mise en scène  David Clavel  

avec Maël Besnard, David Clavel, Emmanuelle Devos, Valérie de Dietrich, Daniel Martin & Anne Suarez

****

     

Théâtre de L'Empreinte (Scène Nationale Brive-Tulle)

en tournée Théâtres d'Anger, de Nîmes, de Lyon...

 

© Jean-Louis Fernandez

     

A la fois comédien et metteur en scène de sa première pièce qu’il a donc rédigée en auteur dramatique soucieux de rendre les mots perméables à la Tragédie, David Clavel réunit six personnages dont l’identification est essentiellement fonctionnelle dans le cadre d’une structure familiale type:

Le père, la mère, le fils, la fille, le frère, l’épouse, la belle-mère… tous ces rôles étant à la fois stéréotypés mais pas nécessairement différenciés ou étanches les uns aux autres.

Son écriture les convoque sur scène par petites entités, de une à quatre unités sans jamais chercher à rivaliser avec le groupe choral spécifique à la tragédie antique.

En effet, le but poursuivi est de responsabiliser chacun dans sa démarche progressive et personnelle vers l’objectivité d’une situation collective dont le mensonge fondateur aurait essaimé dans des comportements inappropriés voire déviants.

A la manière d’une enquête intimiste qui serait menée d’autant de points de vue que d’interlocuteurs et alors que le pater familias (Daniel Martin) en fin de vie se positionnerait dans le cynisme voici, vingt années après qu’il eut abandonné le foyer originel, le retour perplexe d’un (beau-)fils (David Clavel) en compagnie de son attentive épouse (Valérie de Dietrich) provoquant à eux deux l’occasion, plus ou moins attendue par tous, de délier les langues des maux tus jusque-là, au profit de mots lâchés par bribes de telle façon que la cohérence du puzzle tribal pourra être virtuellement reconstituée par chacun des membres… à l’instar des spectateurs invités à se joindre à cette démarche exploratoire.

Dans cette maison cossue où, le vétéran souffrant réside quasiment tout le temps dans sa chambre au premier étage, plane dans la salle de séjour sa deuxième épouse beaucoup plus jeune, ayant pris l’étrange succession de celle qui, en premières noces, lui avait alors donné une fille (Anne Suarez) se révélant, elle, à la fois volontariste et sans cesse motivée à ressouder le clan, fût-ce au prix de l’abnégation dans sa vie personnelle.

Alors que suggérées, par des propos souvent enivrés de cette belle-mère (Emmanuelle Devos) exprimant un indéniable laxisme, apparaissent des supputations de paternité contradictoires au sujet de son propre fils (Maël Besnard) manifestant une étrange nonchalance trompée par une addiction à la photographie, va s’enclencher dans une oralité bel et bien partagée une série de coups de billard à trois bandes dont les effets déflagrants vont devenir rapidement viraux parmi tous les protagonistes.

Cette fameuse journée du « retour » atteindra son apogée à la tombée du jour lorsque « l’heure bleue » aura pris sa superbe teinte monocolore aux multiples nuances pour éveiller en un dernier sursaut toutes les velléités de la nature à bruissailler avant que de rejoindre l’harmonie apaisée de la nuit et qu’ainsi les ressentiments exacerbés se soient cautérisés après avoir été embrasés de verbalisation active.

Loin de tout psychologisme, on l’aura compris, cette joute théâtrale a pour vocation de faire affleurer le non-dit à hauteur du conscient, de faire surgir la vérité subjective au cœur de l’incertitude latente, de constituer la parole libérée en lien privilégié d’un exorcisme ou d’une réparation et peut-être même d’un pardon salvateur.

Il y a quelque chose du processus psychanalytique dans cette approche de la Tragédie où l’indicible doit se faire violence pour dominer le trouble et le déséquilibre en sensibilisant les mots qui, à fleur de peau, font remonter de l’inconscient jusqu’à la lucidité de l’être, la volonté d’assumer désormais le bien « être ensemble » retrouvé.

L’autre soir, sur les planches « Brivistes » de l’Empreinte (Scène nationale Brive-Tulle), selon une scénographie (Emmanuel Clolus) de tréteaux modulables à vue, la réalisation de David Clavel reprenait du service, pour la première fois, depuis sa création en janvier 2020 à La Comédie de Reims avant que d’être suivie d’une résidence au CentQuatre à Paris.

L’amorce actuelle de cette tournée hexagonale pouvait donner du baume au cœur des artistes qui, ainsi, renouaient avec la satisfaction d’entendre applaudir, deux soirs de suite, une salle aussi pleine (selon les normes sanitaires en vigueur) que profondément réceptive.

Theothea le 17/10/20            

   

     

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