Magazine du Spectacle vivant ...

   

 

   

Les    Chroniques   de

  

26ème  Saison     Chroniques   26.51   à   26.55    Page  472

     

     

       

                   

                 

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ILS NOUS ONT OUBLIES

D'après "la Plâtrière"

      

de Thomas Bernhard  

mise en scène  Séverine Chavrier 

avec  Laurent Papot, Marijke Pinoy, Camille Voglaire et Florian Satche (musicien)

 

****

     

Théâtre Odéon

      

© RAYNAUD DE LAGE

     

Work in Progress

     

La scénographie qu’orchestre Séverine Chavrier est la cheville ouvrière de cette création. L’ensemble du dispositif capte l’attention du public de manière permanente; celui-ci n’a d’autres ressources que d’accompagner la narration dont tous les sens se déploient sur scène pour susciter l’interdépendance collective à moins que les spectateurs veuillent s’échapper de ce contrôle lors de l’opportunité des deux entractes mis à disposition par la metteuse en scène.

En effet 1 heure et 15 minutes après le lancement de la machine infernale et ensuite 1 heure et 25 minutes plus tard, deux fenêtres d’un quart d’heure chacune s’offrent en toute légitimité pour faire le choix de s’extraire du cauchemar éveillé en toute connaissance de cause.

Il restera encore cinquante minutes aux rescapés consentants pour finir ce parcours initiatique en présence du couple de « La Plâtrière », de leur jeune aide-soignante et du musicien opérant en direct sur les sensations du ressenti subjectif.

Dès l’entrée dans la salle de l’Atelier Berthier, des mesures de protection auditives sont proposées sans que l’on sache vraiment d’où pourrait surgir le véritable danger : D’une montée en puissance progressive du niveau sonore en évolution ascendante ou de brutales percées sonores surgissant sans crier gare ?

Dans ce registre spécifique comme pour l’ensemble de cette création atypique, ce sont davantage les fantasmes que l’on nourrit en temps réel qui dictent l’attitude à adopter qu’une réelle objectivation mesurable à l’aune des capacités de résistance à l'inconfort envisagé.

A vrai dire les trois heures quarante-cinq de ce spectacle passent relativement vite d’autant plus qu’un processus de récurrence s’installe assez rapidement où la force de l’habitude devient en quelque sorte le véritable maître du jeu et de l’horloge.

En effet, en pénétrant dans les affres de l’intimité domestique de cette handicapée et de ce paranoïaque scellée jusqu’à la fin de leurs jours respectifs, nous faisons le pacte de rester observateurs bienveillants… à la manière de la garde-malade.

Que tout ce beau monde soit maintenu isolé en prison volontaire au sein d’une Nature inhospitalière ne fait que caricaturer cette situation rocambolesque qui, a bien des égards, ne serait pas pire que la promiscuité au sein des grandes mégalopoles.

Bref, à titre d’exemple, cette métaphore du couple pathologique obéit effectivement aux règles de l'auto-reflet dans le miroir mais, en définitive, l’humour implicite de Thomas Bernhard n’est jamais très loin pour vous reprendre par le bras d’un geste de connivence assumée par Sabine Chavrier.

Theothea le 20/04/22

           

         

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UN VISITEUR INATTENDU

« Un Visiteur inattendu » Agatha Christie en règne énigmatique sur L’Artistic Théâtre

      

de  Agatha Christie   

mise en scène  Frédérique  Lazarini 

avec  Pablo CHERREY-ITURRALDE, Cédric COLAS, Antoine COURTRAY, Emmanuelle GALABRU, Frédérique LAZARINI, Françoise PAVY, Robert PLAGNOL & Guillaume VEYRE

 

****

     

Artistic Théâtre

      

© Marion Duhamel
               

Au coeur du onzième arrondissement, l'Artistic théâtre propose de nous faire frissonner dans le noir avec la piquante Agatha Christie, figure incontournable du roman policier dont les intrigues ont fait les choux gras de nombreuses adaptations cinématographiques ou télévisuelles.

Bien que moins intense que celle des romans, l'écriture de pièces de théâtre fut pour elle aussi une réelle source de plaisir. '' La Souricière '' deviendra la pièce du théâtre britannique la plus longtemps jouée.

L'auteur Gérald Sibleyras et la journaliste Sylvie Perez ont traduit huit pièces originales d'Agatha Christie et les ont publiées dans une collection créée spécialement pour l’occasion en 2018.

Frédérique Lazarini a opté pour '' Un visiteur inattendu '' « car l'action démarre de façon fulgurante, aiguë et fascinante en brisant les conventions habituelles de la scène d'exposition ». (dixit F.L.)

Soutenue par la superbe scénographie de François Cabanat, F. Lazarini a su rendre une ambiance macabre digne des films à suspens des années 40-50, enchaînant les actes, bougeant les pions sur le plateau au fur et à mesure des suspicions liées au meurtre.

Douze coups de minuit en cette soirée de novembre, d'épaisses nappes de brouillard enveloppent une belle et spacieuse demeure plongée dans l'obscurité. Le décor est planté.

Un Individu égaré, vêtu d'un costume de tweed épais, se guidant à l'aide d'une lampe torche ouvre le battant d'une porte d'un bureau tapissé de livres. Dans un fauteuil roulant, un homme d'âge mûr, un plaid sur les genoux est mort. D'emblée un cadavre, et, dissimulée dans un coin, une femme vêtue d'une robe de cocktail et d'un boléro assorti tient un revolver. Elle s'appelle Laura Warwick, elle est la femme de la victime et s'accuse du meurtre. Tout semble résolu et pourtant le mystère commence.

L'étrangeté vient d'abord de cet homme qui se présente « Je m'appelle Michael Starkwedder. Je suis ingénieur. Je travaille pour l'Anglo-iranienne. Je reviens tout juste en Angleterre ...»

Il va tout mettre en œuvre pour fabriquer un alibi à cette séductrice dont le charme désemparé le touche. Il ne la croit pas coupable et jouera le rôle d'enquêteur en dépit de l'inspecteur Thomas, au kilt gaillard et à la bougonnerie tonitruante, arrivé sur les lieux pour démêler cet imbroglio déjanté.

Bien entendu, on interroge tous les membres de la maison, la mère, la gouvernante, le jeune frère, l’amant, l’infirmier. Richard Warwick, ancien amateur de safari, était un être détestable, au comportement odieux après un accident de chasse l'ayant handicapé, cloué sur une chaise roulante. Tous pouvaient avoir un mobile psychologique pour l'éliminer et les réponses apportées par chacun sont souvent chargées d'ambiguïtés soupçonneuses.

Est-ce une histoire de famille ? Ou bien le passé du défunt qui resurgit après avoir tenté de l'enfouir. Car cet homme était en plus coupable d'avoir renversé jadis, en état d'ivresse avancé, un petit enfant. Et si le père était revenu se venger ! Cette hantise plane sur tous et telle une menace phobique, elle envahit les murs de ce huis clos au moyen de projections d'images d'enfant qui passent et repassent comme une ritournelle obsédante.

La mise en scène de F. Lazarini prend un malin plaisir à brouiller les pistes s'appuyant sur les vidéos de Hugo Givort & Vardden qui glacent à souhait l’atmosphère angoissante régnant dans cette demeure, accentuée par d'étranges bruitages d'oiseaux qui rappellent bien entendu Hitchcock. (sonorisation Henri Coueignoux).

Elle a su créer le climat cinématographique du film noir. Outre le maître du suspense, on pense à '' Laura '' d'Otto Preminger (1944) avec la sublime Gene Tierney. Similitude d'un prénom de femme fatale, celle-ci a été découverte abattue d'une décharge de chevrotine en plein visage dans l'entrée de son appartement dès le début du film. Le lieutenant Mark Mc Pherson enquête auprès de ses proches. Au fil de ses recherches, il tombe sous le charme de la défunte Laura comme '' le visiteur inattendu '' sous celui de Laura Warwick.

L'enquête se déroule exclusivement en intérieur privilégiant les jeux de l'esprit à l'action, les relations entre les êtres sont dominées par le mensonge et la manipulation et vous donnent l'impression, en distillant des indices, de tenir un coupable qui glisse entre vos doigts. Les suppositions se désagrègent, le spectateur est tourneboulé tout le long de la pièce en attendant le coup de théâtre final de taille. Mais chut.... on n'en dit pas plus.

Les comédiens pataugent dans ces eaux troubles avec un malin plaisir car l'humour bien british est présent et ils se délectent à maintenir le suspense en nous menant par le bout du nez vers la solution de l’énigme qui les arrange. Chacun attire la lumière sur son personnage avec plus ou moins de ruse.

Dans les somptueux costumes de Dominique Bourde, Laura a été jouée initialement par la blonde Sarah Biasini puis actuellement est interprétée par la très brune metteuse en scène elle-même, Frédérique Lazarini, osant la passion et les sentiments excessifs.

Pablo Cherrey-Iturralde est le jeune frère au tempérament fébrile et tumultueux, Cédric Colas le visiteur élégant par qui tout se déclenche, Antoine Courtray l'infirmier à l'humour plus qu'inquiétant, Emmanuelle Galabru une nurse très énigmatique, Robert Plagnol un amant ambitieux, Françoise Pavy est remarquable dans le rôle de la mère déchirée par l'amour pour un fils qu'elle sait avoir été ignoble envers sa famille.

Stéphane Fiévet, à la large carrure, fin limier de la police anglaise a été remplacé au fil des prolongations successives par Guillaume Veyre, plus malingre mais néanmoins très malicieux prenant à témoin le public.

Bravo à cette troupe dont le jeu parfois outré entraîne le spectateur dans un labyrinthe machiavélique.

Frédérique Lazarini donne, cependant, en contrepoint toute la place à la dérision et à l'ironie pour reconstituer au fur et à mesure de la progression de la pièce le puzzle qui s'est déconstruit dès l'apparition de la première suspecte.

Cat’S / Theothea.com le 10/05/22  

     

             

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LES AUTRES

      

de  Rémi De Vos

mise en scène Carole Thibaut & Rémi De Vos

avec  Vincent ALEXANDRE, Louis BATTISTELLI, Théo DELEZENNE, Ryad FERRAD,  Myriam FICHTER, Yasmine HADJ ALI, Antoine KOBI, Samantha LE BAS, Agathe MAZOUIN, Basile SOMMERMEYER, Julie TEDESCO & Zoé VAN HERCK

 

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Théâtre du Conservatoire

      

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- Les autres sont difficiles à comprendre parce que les autres ne sont pas nous. Les autres font peur parce qu’ils ont des idées qu’ils veulent imposer aux autres. D’autant plus que le rêve secret des autres, c’est un monde où les autres, en fait, n’existent pas…

Comme disait Thomas Bernhard, « les gens en théorie je les comprends, mais en pratique je ne peux pas les supporter ». Fort de cette maxime, Rémi De Vos a écrit une pièce qui, à la manière d’une ronde de personnages et de situations, explose le politiquement correct et les postures de tous bords, égratignant impitoyablement nos bien-pensances et éclairant avec un humour sans concession les ambivalences de nos engagements.

N’épargnant personne, l’auteur nous régale une nouvelle fois avec un sens unique du dialogue et de la comédie. À quelques semaines des élections présidentielles, voici de quoi se nettoyer les méninges ! -   

    

             

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POP LEGENDS

The Beatles, Elton John & Abba

      

avec  Yhe BestBeat, Rocket Man & Mania 

 

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Le Dôme

      

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TOUT VA PRESQUE BIEN

      

mise en scène  Gil Galliot 

avec Anne Roumanoff  

 

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Théâtre Bobino  

      

© Ingrid Mareski

           

   

         

     

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