Magazine du Spectacle vivant ...

   

 

   

Les    Chroniques   de

  

26ème  Saison     Chroniques   26.56   à   26.60    Page  473

     

     

       

                   

                 

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LE ROI LION Le Musical  -  Vidéo  "Le Cercle de La Vie"  -  

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JE VAIS T'AIMER

      

de & mise en scène  Serge Denoncourt  

avec EMJI,  Vinicius Timmerman, Tony Bredelet,  Hobbs, Philippe Touzel, Jeanne Gateau, Sofia Mountassir, Boris Barbé, Hakob Ghasabian, Harmony Dl, Lisa Teston & Yohan Stephen,  

 

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Seine Musicale

      

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FAIS-MOI MAL BORIS

      

d'après Boris Vian  

avec  Carmen Maria Vega   

 

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Théâtre de la danse

      

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Carmen Maria Vega  Café de la danse

     

             

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MISTER PAUL

« Mister Paul » alias Jean-Marie Besset en symbiose au Petit Montparnasse

      

de   Jean-Marie Besset 

mise en scène  Agathe Alexis  

avec  Jean-Marie Besset 

  

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Théâtre du Petit Montparnasse

      

©  Raymond DELALANDE

     

Avec son air ardent d’un Jean-Louis Trintignant jeune, Jean-Marie Besset déboule sur la scène confidentielle du petit Montparnasse doté de cette sorte d’imperceptible rictus pouvant évoquer le chanteur Adamo dans son expression publique, en lui permettant d’emblée, sous un sourire récurrent, la connivence comme l’empathie.

Plongeant illico vers des soucis ménagers de tricots dont les clientes seraient à nouveau adeptes grâce à un renversement de tendance économique dont la mode aurait ses secrets, voici le personnage de Paul qui s’incarne à vue sous les traits de Jean-Marie pour débuter son périple existentiel menant le récit en boucle depuis la passementerie locale jusqu’au retour à Limoux, via Paris, Le Congo et New-York.

Dès les premières minutes du spectacle, l’aisance du comédien séduit par son art de jongler avec les interlocuteurs virtuels et la complicité s’installe spontanément entre l’auteur, l’interprète et le spectateur pour suivre et pénétrer le dédale psychologique, aventurier et amoureux de Mister Paul, originaire de Limoux ayant rapidement compris que pour accomplir sa vie, il fallait d’abord en partir…

Dans cette saga mêlant les expériences, tentatives et réussites successives avec une appétence pour le relationnel au sein d’inévitables déboires et autres malentendus, la petite musique de ce monologue narratif jouant par effets rhétoriques intriqués ne serait pas sans rappeler, certes sur des registres moins excessifs, celle d’un certain Philippe Caubère qui pourrait fort bien avoir engendré ici un nouveau disciple du genre loquace et spectaculaire.

En tout cas, l’homme de Théâtre Jean-Marie Besset fait preuve d’instinct et de maîtrise manifestes par lesquels son regard d’auteur et de metteur en scène dirige, en temps réel, son comportement de comédien parfaitement à l’écoute du tempo en train de se jouer.

Le jeu est remarquable de fluidité, la diction est en pleine harmonie avec le ressenti.

Fringué crooner subtilement chic & choc, l’artiste semble se mouvoir, sous la conduite scénique d’Agathe Alexis, tel un précieux papillon butinant avec effervescence sur toutes les facettes scénographiques mises à sa disponibilité selon un discret mais effectif ballet chorégraphique.

Le spectacle créé en 2019 notamment à L’Atalante de Paris ainsi qu’à l’occasion du festival local NAVA (Nouveaux Auteurs dans la Vallée de l'Aude) reprend actuellement son envolée printanière parnassienne en inaugurant un cycle de six portraits d’autochtones limouxins dont l’auteur projette de nous confier le destin provincial « extraordinaire ».

Mister Paul est donc la première de ces figures éclairées par Besset à la manière d’un témoignage vécu contemporain lié à des racines occitanes pleinement assumées.

Si l’homosexualité est au cœur du parcours du combattant que va livrer Monsieur Paul, c’est au sein des années 50 et 60 vécues par le protagoniste comme son propre désir identitaire de « femme » voulant séduire un « homme » qu'il ira jusqu’à envisager l’opération de changement de sexe programmée à Casablanca en 1970 mais à laquelle, finalement, il renoncera sous la pression familiale.

En contrepartie, il réalisera un brillant parcours professionnel, dicté davantage par des opportunités qu’il aura su saisir au bon moment, l’emmenant à œuvrer au Congo à la réalisation du Transgabonais durant 17 années et, ensuite, à postuler à la responsabilité du Programme des Nations Unies pour le Développement dont il deviendra numéro 2 en fin de carrière avant que d’amorcer son retour au pays.

Perçu par le dramaturge comme un pionnier (1933-2010) pragmatique et résiliant sachant à chaque fois rebondir sur les aléas et l’adversité de la vie, cette personnalité emblématique dépeinte dans sa proximité affective permet ainsi à l’auteur de poser, notamment, la notion du relativisme face au sens à donner à la vie.

Theothea le 11 juin 2022      

                 

   

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TITANIC La Folle Traversée

« Titanic » La folle Traversée s’amuse sans inhibition à La Renaissance

      

de & mise en scène  Axel  Drhey  

avec  Mathieu Alexandre, Roland Bruit, Florence Coste, Camille Demoures, Axel Drhey, Julien Jacob, Jonathan Jolin, Yannick Laubin, Vianney Ledieu, Bertrand Saunier, Paola Secret

En alternance Geoffrey Calle`nes, Nikola Carton, Christophe Charrier, Florent Chesne´, Gregory Corre, Katia Ghanti, Charly Labourier, Roxane Letexier, Eric Mariotto, Aramis Monroy, Nicolas Naudet, Loryn Nounay, Marina Pangos, Simon Heulle, Charlotte Ruby, Thibault Sommain et Sophie Staub

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Théâtre de La Renaissance

      

© DR.

       

Création des « Moutons noirs » interrompue dans sa mise en orbite par le confinement, comme ce fut le cas pour de nombreux autres projets de spectacle, celle-ci refait surface saisonnière à La Renaissance, exaltée par le « fabuleux » naufrage du plus célèbre des paquebots transatlantiques ayant déjà donné prise à tant de narrations psychodramatiques.

Prenant délibérément le contre-pied de la dramaturgie ressassant le légendaire sinistre maritime narré traditionnellement selon un compte à rebours fatal faisant apparaître une à une les déficiences qui auraient pu contribuer à éviter le désastre si elles avaient été mieux anticipées, Axel Drhey eut initialement la formidable intuition de visualiser le fameux engloutissement comme une métaphore de la vie humaine qui, quoi qu’il arrive et quelles que soient les précautions prises, finit toujours par rencontrer sur son chemin l’iceberg fatal mettant définitivement fin à ses vains espoirs successifs.

Ainsi au lieu de spéculer sur la baguette magique qui aurait permis d’enrayer le fatidique enchaînement, l’auteur décide de renverser les prolégomènes et de faire de cet historique et phénoménal fait divers un hymne à la vie.

D’ailleurs les faits pourraient lui donner raison puisque malgré l’adversité et la pléthore de négligences relevées, c’est quand même au bout du compte un tiers des passagers qui, dans la réalité, seront effectivement sauvés.

Filant d’ailleurs le parti pris artistique jusqu’à ses conséquences ultimes, les membres d’équipage ayant précédemment accueilli les spectateurs à leur entrée du Théâtre de La Renaissance en leur souhaitant un agréable embarquement, feront de même à la sortie, en leur adressant un bon débarquement à New-York, destination effectivement finale de la croisière inaugurale du Titanic.

D’aucuns pourraient croire à une expression de cynisme quelque peu maladroit mais que nenni puisque l’auteur précise pertinemment en épilogue de la représentation que, de fait, ce n’est pas la destination poursuivie qui compte mais, bel et bien, le voyage que l’on réalise pour y parvenir.

Et c’est donc ainsi que cette épopée diablement emblématique va donner lieu à une véritable parodie de mœurs du type « opérette » genre très à la mode dans les années soixante en faisant alors les beaux jours du spectacle vivant souvent perçu comme divertissement plébiscité par le grand public.

En affichant cette perception vintage décalée, les « Moutons noirs » très en verve nous proposent un spectacle débridé, burlesque, se voulant hilarant et volontiers surréaliste tant la nature humaine y est dépeinte sans fioritures voire même brut de décoffrage avec une belle panoplie de ses lâchetés exposées comme une spécificité largement partagée par l’ensemble de ses membres ne cherchant d’ailleurs guère à passer pour des anges.

Ce miroir tendu comme à guignol aurait de quoi surprendre ceux qui, enclins au romantisme du film de James Cameron ou aux fiches documentées de Wikipédia, verraient, en toile de fond, dans le naufrage du Titanic l’apanage d’une civilisation du progrès en quête sincère de son autocritique mais, à défaut, celui-là pourrait bien au contraire combler tous ceux qui aspireraient au viatique existentiel d’un précieux « Carpe diem » permettant, en sachant s’adapter aux faits tels qu’ils sont, de profiter du miracle permanent de l’existence.

Que cet état d’esprit puisse flirter avec l’esprit de farce accompagné de son cortège en sarcasmes assumés ou non ainsi qu’à tout sentiment de dérisions en cascade aurait de quoi réjouir les spectateurs venus couler de salvateurs instants de lâcher prise face à une mise en scène pleinement maîtrisée, des lumières bien ciblées et une proposition musicale cadrée à souhait pour savourer cette très joyeuse comédie pseudo philosophique de l’instant présent… dans une célébration ô combien transgressive.

Theothea le 17/06/22

       

                 

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ZAÎ ZAÎ ZAÎ

      

d'après la BD de Fabcaro  

lecture vivante

avec Nicolas & Bruno. musique Mathias Fédou   

 

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Comédie de Paris

      

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