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26ème  Saison     Chroniques   26.66   à   26.70    Page  475

     

     

       

                   

                 

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UN CADEAU PARTICULIER

« Un cadeau particulier » au Funambule avec Didier Caron en prestidigitateur démiurge

      

de Didier Caron  

mise en scène  DIDIER CARON ET KARINA MARIMON

avec  KARINA MARIMON OU BÉNÉDICTE BAILBY, CHRISTIAN MULOT OU DIDIER CARON, PIERRE-JEAN CHERER OU CHRISTOPHE CORSAND

   

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Théâtre Le Funambule

      

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Emballé en 2020, ce « cadeau » bénéficie d’une pleine reprise estivale au Funambule selon l’alternance de chacun des trois rôles aux rangs desquels l’auteur contribue à générer une situation relationnelle sociétale dont il rend compte par l’écriture et qu’il lui faut donc également assumer sur scène en défendant avec conviction son personnage.

Pas nécessairement aisé effectivement d’accepter l’image par laquelle les autres voire les proches vous perçoivent alors que le moi idéal encaisserait une dévalorisation manifeste dans sa confrontation avec le constat peu reluisant des tiers.

Mais comment savoir, même du point de vue de l’observateur extérieur, qui aurait réellement légitimité pour établir un diagnostic des qualités et défauts de chacun, lorsque trois amis dont une femme seraient incités par les événements à dresser le portrait intime des deux autres comme dans un remake du jeu de la vérité ?

Qui pourrait prétendre à être suffisamment lucide avec lui-même tout en ayant une approche objective de ses partenaires pour parvenir à dresser une carte du tendre conforme avec les aspirations forcément subjectives des trois autres protagonistes ?

Ce tour de force mentale, c’est nécessairement l’auteur qui en est le maître incontesté puisqu’il tient les cartes du jeu et surtout les rebondissements qu’il intégrera si possible à bon escient.

Cependant, pour que la tragi-comédie fonctionne à plein sur l’imaginaire du public, il faut que la crédibilité des affects soit non seulement pertinente avec l’époque en cours mais également sincère avec le caractère de chacun en rendant plausibles les états d’âme, les sautes d’humeur, les revirements, voire les colères difficilement maîtrisables…

Ainsi pour éviter toute susceptibilité, il serait plus confortable à l’occasion de l’anniversaire de l’un d’entre eux de se contenter d’un cadeau traditionnel sympathique de façon à susciter essentiellement la bonne humeur.

Adopter une attitude inverse en recherchant la provocation induite pourrait en effet déclencher des cataclysmes en série sans que personne ne sache vraiment comment mettre un terme à ces réactions en chaîne, forcément drôles pour le spectateur mais quasiment diaboliques pour les comédiens.

Il faut dire que le cadeau choisi par Didier Caron sent particulièrement le souffre mais, néanmoins, son niveau de « respectabilité » est maintenu par la notion socioculturelle et dialectique qui est immanquablement soulevée lorsque d’aucuns sont appelés à donner leur avis dûment argumenté à ce sujet.  

Le piège est donc parfait pour introduire la situation psychologique d’un couple fêtant le cinquantenaire d’un ami et associé intime…. en acceptant de se projeter en aveugle sans savoir si ce sera aux dépens ou aux intérêts de l’un et les autres !

Cependant le suspens ne perdurera guère car, paradoxalement, ce cadeau sera très rapidement ouvert et dévoilé sur scène bien qu’au final une alternative à son contenu fût-ce virtuellement proposée… option qui, en définitive, ne ferait que repousser d’une année supplémentaire les sévères explications qui ont eu lieu pendant cette soirée où le coq au vin aura été cramé et la charlotte au chocolat abandonnée au profit des seules coupes de champagne fédérant en permanence les prolongations d’une situation affective se devant inévitablement d’exploser au regard et à l’entendement de cette famille qui, dans son genre spécifique, accèdera ainsi à la notion contemporaine de « recomposée ».

Aucun critique ou commentateur n’ose de fait « divulgâcher » l’objet du délit et c’est très bien ainsi car, on l’aura compris, ce « cadeau » n’est autre que l’arbre qui cache la forêt des sentiments convoqués à fleur de peau par Didier Caron pour affronter le regain d’amitié et d’amour escompté à l’égard d’un avenir si possible prometteur.

Theothea le 17/07/22

                   

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PARIS LA GRANDE

      

de  Philippe Meyer   

mise en scène  Benoit Carré  

avec Philippe Meyer & Jean-Claude Laudat à l'accordéon  

   

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Théâtre Lucernaire

      

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ROLLING STONES SIXTY

Les Rolling Stones en concert festif pour leur Sixty Tour à Paris Longchamp

      

avec Mick Jagger, Keith Richards & Ron Wood   

   

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Hippodrome Paris Longchamp

      

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Autant à l’hippodrome de Longchamp le concert du samedi 1er Juillet 1995 avait été dantesque et contrariant, autant celui du 23 juillet 2022 aura été festif et exaltant, de la tempête désastreuse d’alors jusqu’à la chaude soirée estivale récente, du « Voodoo Lounge » détrempé au « Sixty Tour » ovationné, Les Stones auront ainsi bourlingué au cours de trois nouvelles décennies durant lesquelles ils auront inauguré le Stade de France en y effectuant plusieurs come back ainsi que L’U Arena de la Défense, joué à Bercy & de nouveau à l’Olympia… pour ne faire référence qu’à leurs exhibitions parisiennes auxquelles il faudrait ajouter en spots précédents, Le Palais des sports, les abattoirs de la Villette, le Parc des Princes, l’hippodrome d’Auteuil ainsi que pareillement le Théâtre Mogador et la salle du Trabendo.

Toujours est-il que pour célébrer leurs soixante années de plus grand groupe de Rock & Roll du monde ses membres escomptaient, Mick Jagger en tête, pouvoir trôner en concert 2022 sur le Champ de Mars au pied de La Tour Eiffel.

Que nenni, ce projet n’aura point été validé par les autorités parisiennes et c’est, en définitive, dans l’infrastructure du Festival musical Lollapalooza se déroulant au bois de Boulogne le week-end précédant l’une de leurs deux étapes françaises que le fabuleux groupe anglais est donc revenu pour son troisième concert à Longchamp.

En sus, Les Rolling Stones auront bénéficié sur ce site d’une réplique de 34 mètres de La Tour Eiffel à échelle 1/10ème qu’en la parant de leur logo emblématique, on pourrait feindre de croire que l’emplacement souhaité à l’origine avait été facticement honoré.

Car, effectivement, cela aurait pu être un superbe signe de reconnaissance décerné au groupe de Mick Jagger à l’instar, par exemple, de Johnny Hallyday & de Michel Polnareff qui, respectivement, eurent précédemment l’honneur de chanter devant le prestigieux monument symbolisant Paris dans le monde entier.

Cependant, le vaste hippodrome, sans grande magie particulière, a néanmoins pour vertu de disposer d’un immense espace à l’air libre ayant notamment pour cadre un environnement boisé avec perspectives lointaines sur La Défense et ses environs…

Deux tribunes latérales de petites dimensions installées pour Lollapalooza proposaient des places assises de part et d’autre de la scène Sixty que le barnum des Stones a transportée et installée pour chacune des prestations de cette tournée européenne d’une vingtaine de dates estivales se clôturant à Berlin le 3 août.

Cependant, bardés de ces contraintes contradictoires, il est manifeste que Les Rolling Stones auront donné à Paris en 2022 ce concert mémorable dont chacun des cinquante cinq mille spectateurs est d’ores et déjà fort nostalgique.

En effet, à trois jours de l’anniversaire des 79 ans de Mick Jagger, c’est avec une conviction puissante et créatrice que l’ensemble des musiciens sur le plateau ont fait vibrer le patrimoine musical Stonien dans un élan dynamique que le public leur retransmettait à son tour en écho.

Il y avait dans l’air ce je ne sais quoi d’intemporel et d’évanescent qui inspire aux âmes ces instants rares d’éternité terrestre fort communicative.

Comme pour signifier cette attitude collective propice aux bonnes vibrations, la reprise de « Out of Time » extraite de leur premier album original « After-Math » apparaissait comme un signe des temps à jamais retrouvé dans la psalmodie scandée par Mick invitant à l’expression chorale de la foule entière.

D’ailleurs, Keith Richard grimpé sur un nuage semblait en fin de show comme en proie à des forces mystérieuses irrésistibles qui s’agitaient rieuses à l’intérieur de son surmoi.

Quant à Ron Wood le plus souvent concentré, il semblait néanmoins pris de convulsions passagères l’emmenant vers une sorte de paradis éthéré nec plus ultra. Steve Jordan remplaçant avec pertinence Charlie Watts se montrait à la fois très discret et fort impliqué dans les roulements rythmés de sa frappe intensive et percutante.

La choriste Sasha Allen se libérant pleinement de toute inhibition se lançait diablesse pour affronter gestuellement et vocalement le charisme sensitif et performant de Mick son partenaire sur « Gimme Shelter » en se boostant mutuellement yeux dans les yeux.

Tous ainsi étaient à leurs tâches instrumentales dédiées dans une écoute visuelle à l’affût de chaque signe subtil qui les relie ensemble à la performance de l’instant présent.

Bien entendu le leader se comporte en vigie tout azimut observant simultanément ses partenaires et les spectateurs de façon, à chaque instant du show, d’être en mesure d’adapter sa gestuelle, ses déplacements, son expression vocale à toutes les opportunités s’offrant en improvisations anticipées bien que le plus souvent scénographiées par automatisme quasi génétique.

Il n’empêche que Mick Jagger, on a beau le savoir mais cela reste toujours surprenant, est de fait un véritable phénomène pour lequel même son âge avancé semble être un paramètre d’ajustement pour le moins relatif.

Bien sûr, en soixante années de pratique scénique, l’expérience acquise compte sans doute davantage que le talent inné mais il s’avère que son sens instinctif apparaît en permanence comme une stratégie imparable à son charisme sans cesse sur la brèche alors que sont convoquées pour son personnage de star incarnée du rock, sensualité, fluidité, intensité et distance de soi prenant en charge sa relation directe et quasi permanente avec les vibrations latentes du public.

Avec sa souplesse et sa minceur d’adolescent ayant maintenu l’esprit frondeur, il semblerait alors que les traits burinés du visage s’estompent dans le faisceau des projecteurs ne conservant que la mobilité de la silhouette surréaliste en prise tactile avec l’inconscient collectif.

Certes en raccourcissant sensiblement les parcours effectués sur le praticable grâce à la modélisation de dimensions moindres concernant l’infrastructure notamment pour l’avancée centrale en direction du public, le show man a bien moins l’opportunité de courir à grandes enjambées qu’auparavant mais si donc la marche rapide serait devenue le style actualisé du Sixty Tour, la puissance dégagée semble paradoxalement se décupler dans les changements de direction incessants et les grandes circonvolutions de ses bras enveloppant la foule par empathie réciproque !

Il est à noter que le rajeunissement effectif du public est en cours et que, par conséquent, si les générations fondatrices du groupe sont toujours bien représentées, il apparaît néanmoins que les trentenaires contemporains composent la grande majorité des spectateurs.

Ce sont donc les petits-enfants des fans originels des Stones qui viennent désormais découvrir sur le tard les héros vintages de leurs grands-parents lorsque ceux-ci étaient ados au XXème siècle.

Dire qu'ainsi Les Stones sont devenus consensuels n’est peut-être pas qu’une simple vue contredite par l’esprit malin qui spontanément les classifierait encore et toujours comme « rebelles ».

Certes « railleur » lorsque Mick Jagger annonce, farceur, qu’il est venu l’après-midi même sur le site en vélo accompagné d’Anne Hidalgo mais il faut bien que le désaveu de l’authentique Tour Eiffel émerge au moins dans une boutade pour solde de tout compte, n’est-ce pas ?

Oui, ce 23 juillet 2022, l’esprit était avant tout jovial sous cette agréable soirée d’été bucolique et quel que soit l’emplacement où se trouvait chacun des 55000 privilégiés pour ce rendez-vous au sommet du world Rock, le son était excellent sans aucune réverbération malvenue occasionnée par quelque acoustique approximative de stade bétonné, sans même aucun « fading » dû à un vent inopportun mais ici réduit à l’état de bise apaisante et c’est donc dans la pleine félicité que les spectateurs ont applaudi au final ces trois survivants mythiques venus directement des Sixties à l’occasion de leur Sixty Tour agrémenté de lampions conviant à la festivité, tout en retournant volontiers avec empressement à ces formidables artistes leur propre compliment ultime : MERCI !

Theothea le 31 juillet 2022

         

            

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