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LA VIE PARISIENNE

de  Jacques Offenbach

mise en scène    Olivier Desbordes

 Choix des Chroniques ****

Théâtre Silvia Monfort

Tel: 01 56 08 33 88

 

 - LA VIE PARISIENNE  - 
  de Jacques Offenbach  
  mise en scène: Olivier Desbordes  
  Théâtre Silvia Monfort   
  crédit photo: Gibus

   ©  Gibus

   

S'il devait y avoir à Paris en ce printemps un spectacle qui permette de se délasser séance tenante grâce à une baguette magique, ce serait assurément celle de Dominique Trottein laissant à Olivier Desbordes le metteur en scène le soin de peaufiner un délire à tiroirs bouffe dont seul évidemment Jacques Offenbach a le secret!… A coup sûr, une excellente soirée pour tous!…

Theothea le 27/04/05   (voir mini-Chronique)

UNE CHAINE ANGLAISE

de  Eugène Labiche

mise en scène    Jean-Paul Tribout

 Choix des Chroniques ****

Théâtre Rive Gauche

Tel:  01 43 35 32 31 

 

 - UNE CHAÎNE ANGLAISE  - 
  de Eugène Labiche  
  mise en scène: Jean-Paul Tribout  
  Théâtre Rive Gauche   
  photo presse libre de droits / M-H Brian

  photo  presse M-H Brian

   

Une comédie musicale quasiment a capella, où de part et d'autre du channel, se pratiquerait l'art du malentendu afin de mieux emmêler les prétendants à une juste noce!… La bonne foi pourrait tout sauver, si certains ne prenaient un malin plaisir à rendre loufoque la sincérité amoureuse!… Comme une subtilité artisanale dans l'art de l'humour en(chanté)!…

Theothea le 27/04/05   (voir mini-Chronique)

LE ROI SE MEURT

de  Ionesco

mise en scène    Georges Werler

 Choix des Chroniques ****

Théâtre Hébertot

Tel:   01 43 87 23 23

 

 Les Portraits de Cat.S  
 En Coulisse Theothea.com

          

Michel Bouquet revient à l'Hébertot, sans doute porté par 2 nominations aux Molières, si ce n'est une "Sortie de scène" (avec Guy Bedos) si peu convaincante dans ce même théâtre; alors le grand comédien semble savourer chacune des répliques de Ionesco comme s'il jouait lui-même à se faire peur avec ses propres démons!… Aucun cabotinage, mais de l'espièglerie qu'il irradie autour de lui et que chacun de ses partenaires attrape au vol pour en constituer un suc malicieux jusqu'à l'extinction des feux!…

Theothea le 27/04/05   (voir mini-Chronique)

consulter également  Chronique de B&D  du 02/01/05      

LA SAVETIERE PRODIGIEUSE

de  Federico Garcia Lorca

mise en scène    Stéphanie Tesson

 Choix des Chroniques ****

Théâtre Artistic-Athévains

Tel: 01 43 56 38 32

 

 LA SAVETIERE PRODIGIEUSE  
 de Federico Garcia Lorca 
 ms Stéphanie Tesson  
 avec JULIE DELARME ....  
 Théâtre Artistic Athévains  
 La chronique de Theothea.com  
 photo:  ©  Marion Duhamel

  ©  Marion Duhamel

   

Intégrant judicieusement un spectacle de rue conçu initialement pour les tréteaux, sur une scène en interne à l'invite du théâtre Artistic Athévains, Stéphanie Tesson introduit sa "Savetière prodigieuse" de Federico Garcia Lorca sinon dans le cadre d'une re-création tout au moins dans celui d'un cycle de reconnaissance s'établissant implicitement du Off au In!...

Fêtant presque 10 années d'une "Phénomène et compagnie" qu'elle créa en 1996 à la sortie de la rue Blanche, la metteuse en scène retrouve le premier auteur qu'elle y découvrit alors dans une "évidence fraternelle de perception du monde"!…

Née de "parents intrépides et juvéniles", selon la critique Armelle Héliot du Figaro définissant ainsi de fait le charisme du couple formé par l'illustre patron de presse et son épouse, leur fille aînée Stéphanie semble effectivement avoir trouvé un registre dynamique à mi-chemin de l'observation critique et d'une transposition dans l'imaginaire auquel l'art du théâtre est intuitivement redevable!…

Dénicheuse de talents éclectiques, sa direction d'acteurs a permis en outre à Julie Delarme, pour sa composition de la savetière, d'obtenir récemment le 17ème prix Jean-Jacques Gautier destiné à une jeune révélation de la scène!..

Bref, cette réalisation pleine de fraîcheur, de gaieté dans la résistance poétique aux non-dits consensuels, devrait assurément divertir un public dépourvu d'élitisme mais exigeant quant à la qualité du rire et du sourire intérieur!…

En effet, refusant la passion molle d'un mari (Bernard Douby) imposé par des pressions familiales, la savetière telle une Carmen déchaînée à vouloir s'affranchir des liens coercitifs n'a en fait comme objectif ultime que le désir forcené de susciter l'ardeur amoureuse de son époux introverti au point de fuir traumatisé le foyer conjugal!…

Loin d'être une séductrice cherchant à subjuguer son entourage, la savetière va alors pouvoir mesurer la frustration monacale exercée par le trop-plein des sollicitations opportunistes et autres calomnies jusqu'à enfin trouver réconfort et compréhension affective auprès d'un marionnettiste de passage!.. Mais qui se cacherait donc derrière l'apparente bonhomie de ce personnage autonome et néanmoins révélateur des conflits internes?

Neuf partenaires dont deux instrumentistes (Pablo Penamaria & Xinarca) contribuent à dépeindre ce rapport de forces oniriques où aucune coulisse ne peut servir de refuge aux sentiments bafoués par l'incapacité de lâcher prise à celui de l'amour-propre!… Ce sont les arts de la musique et du spectacle vivant qui, en déplaçant les modalités du nœud gordien, viendront à bout des maléfices du quant-à-soi!…

A la tête d'un travail d'équipe assumé, Stéphanie Tesson donne à voir une comédie musicale sous les ombres inspirées d'un Flamenco percutant jusqu'à l'envoûtement des cœurs!…

Theothea le 07/06/05

BRAND

de  Henrik Ibsen

mise en scène    Stéphane Braunschweig

 Choix des Chroniques ****

Théâtre de la Colline

Tel: 01 44 62 52 52

 

 BRAND  
 de Henrik Ibsen 
 ms Stéphane Braunschweig  
 avec Philippe Girard ....  
 Théâtre de la Colline  
 photo:  ©  Elisabeth Carecchio

   ©  Elisabeth Carecchio  

   

"Tout ou rien"!… Si cette devise du pasteur Brand avait été éponyme du poème métaphysique d'Henrik Ibsen, son titre aurait été à l'image de l'exigence absolue façonnant le caractère et l'éthique d'un homme venu en mission sur terre pour atteindre avec l'ensemble de ses partisans, les sommets inaccessibles de l'idéal de foi!…

Mais l'auteur norvégien à l'instar d'un Thomas Bernhard ayant eu pareillement des comptes à rendre avec son pays natal (en ce qui le concerne l'Autriche), trouve en priorité sa motivation théâtrale dans un ressentiment inextinguible dont la créativité littéraire est en totale addiction!..

Ainsi peut-être pourrait-on comprendre cette réflexion du dramaturge analysant ses mobiles personnels alors qu'il s'était exilé à Rome: "Quand j'écrivais Brand, j'avais sur mon bureau un scorpion dans un verre. De temps en temps l'animal tombait malade; je lui donnais alors un fruit sur lequel il se jetait avec rage pour y verser son venin; après quoi il redevenait bien portant…. ".

Ce qui permettait à l'écrivain d'ajouter : "Brand, c'est moi dans mes meilleurs moments…. " puisque ainsi la transcendance de son œuvre et la maîtrise du style peuvent effectivement se mesurer à la qualité du fiel dévastateur, dût-il n'épargner la Norvège de l'époque que dans une métaphore universelle trop humaine!…

Cependant les cinq heures de représentation théâtrale doivent se mériter et indubitablement le premier entracte, après une pérégrination de plus d'une heure dans les neiges d'altitude illustrant le tempérament borné du leader messianique sans véritable charisme, semble avoir pour fonction notoire d'effectuer une sélection salutaire entre public attentiste et celui déjà rebuté par tant d'effort fantasmé!…

La seconde partie de la mise en scène de Stéphane Braunschweig se focalisant sur le tourbillon pathétique qui s'empare de la dialectique casuistique partagée par Brand (Philippe Girard) et son épouse Agnès (Pauline Lorillard) autour de l'enfant à sauver ou à sacrifier au nom de principes supérieurs pour la rédemption du peuple des fidèles, va peu à peu révéler les affres d'un statut christique lorsque celui-ci n'a même plus droit au simple doute!…

C'est donc bien ainsi que successivement sa mère, sa fille et enfin sa femme vont se laisser traîner sur l'autel de l'immolation sans être en mesure d'opposer respectivement une autre résistance que passive aux convictions éclairées du maître à penser: "On ne possède éternellement que ce qu'on a perdu !"

En phase ultime, après un deuxième entracte plein d'effervescence spéculative, le grand prêtre désavoué par les faits, par ses pairs et par tous ceux dont il s'était mis en charge va amorcer une descente infinie aux gémonies sans que les voix du compromis ne puissent ébranler ses convictions intactes jusqu'à l'absurde!…

Cependant cette radicalité sans faille pourrait bien non seulement avoir raison de celle du pasteur, mais en conséquences collatérales du prolongement de la survie d'une humanité s'étant abandonnée à la victimisation!…

Ce n'est rien de dire que sous le choix judicieux d'une traduction dynamique en vers libres (Eloi Recoing), la réalisation du Théâtre National de Strasbourg se révèle brillante dans toutes ses composantes, faisant preuve notamment d'humour comportemental dans la direction d'acteurs et grâce à une scénographie qui pourrait apparaître comme l'emblème d'une perception à la fois conceptuelle et sensitive conçue par son directeur, assisté d'Alexandre de Dardel

En effet emplissant l'intégralité du plateau de la salle Maria Casarès au théâtre de la Colline, c'est comme une part virginale d'anneau de Saturne plus ou moins inclinée contournant une imposante colonne oppressante qui aura la faculté de donner à la rencontre de personnages en souffrance, une signification plurielle de méandres et de profondeur que l'espace en colimaçon induira sans limites!…

Theothea le 09/06/05

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