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SLAVA'S SNOW SHOW
de &
mise en scène SLAVA
avec Les clowns
du Slava's SnowShow
|
****
Théâtre 13ème
Art
|
En souvenir
d'une précédente représentation
du
Slava'S Snow
Show
au
Casino de
Paris
Voici
le lien de notre
chronique
de ce spectacle vu en novembre
2000
|
Slava's Snow
Show - 14/12/17 - 13ème Art ©
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ADIEU FERDINAND ! I
/ II
de &
par Philippe Caubère |
****
Théâtre de
L'Athénée |
Le paradoxe de cette nouvelle cuvée
« Caubère » est, quen guise dun soi-disant
« Adieu à Ferdinand », cest son
« Godot » que lon attend au bout du chemin vers
Namur car, dans une « note de dernière minute »,
le comédien, auteur du roman de sa vie, nous indique, en effet, ne
pas pouvoir atteindre présentement lobjectif annoncé
car trop de péripéties lont freiné dans sa progression
vers le fameux Casino. Lapogée de Ferdinand, ce sera donc pour
une prochaine fois !
Dans cette perspective, il nest pas indispensable de respecter la
chronologie programmée initialement car commencer par assister aux
« prémices du Casino » permet de prendre contact
avec le « nouveau » Philippe Caubère devenu tout
à la fois sobre, distancié et même quelque peu caustique,
ce qui fait apparaître son immense maîtrise face à ce
quil nous conte, en loccurrence une approche sociologique et
circonstanciée de la culture (des betteraves) belge inhérente
à un état desprit spécifiquement adapté.
Cet ordonnancement a lavantage de ménager ensuite de formidables
retrouvailles avec « lancien » Philippe Caubère
plus que jamais truculent et fantasque.
Néanmoins, ce qui apparaît commun aux deux spectacles si
différents donc dans la forme, cest lexcellente condition
physique de lartiste plus que jamais en prise avec sa performance
calculée à limprovisation près.
Puisque « Le Casino » lui-même est encore à
venir, nous signifierons que son cheminement par étapes implique le
comédien à sessayer à la mentalité nordiste,
en pratiquant le grand écart entre sa faconde méditerranéenne
naturelle et le grand saut vers un savoir-faire acquis ou en voie de
lêtre.
Cela surprend mais dans le même temps, linterprète
prenant, de fait, une véritable dimension de composition, lacteur
échappe, par contraste à son éventuelle caricature et
gagne ainsi en crédibilité créatrice.
Ceci dit, cest tellement jubilatoire de retrouver ensuite le
Caubère, issu directement de la maïeutique Ariane Mnouchkine,
que ces énièmes tribulations nayant pu être inclues
précédemment faute dy trouver leur place confortable,
voici quun spectacle entier leur est dévolu
largement
en-dessous de la ceinture et tellement content dy être.
Assumant dêtre totalement à contre-courant du politiquement
correct concernant les relations hommes femmes prônées de nos
jours, voici Ferdinand débutant dans la tromperie conjugale à
grands coups dannonces perverses forçant son épouse
Clémence, non seulement à ladmettre mais, qui plus est,
à lencourager de rejoindre sa future maîtresse, de façon
à préserver leur propre outil de travail théâtral.
Un summum de complicité sado-masochiste que lapprenti Don
Juan aura bien du mal à transformer en contentement
au-delà
de lanorak si prometteur en érotisme.
Telle pourrait donc être la fonction initiatrice de « La
Baleine » avant que de passer aux travaux pratiques dans
« Le camp naturiste » sis à Montalivet.
Ce second texte, à lui seul, pourrait fort bien être
lapothéose de Ferdinand, si ce nest de Philippe, car ce
cocktail conçu entre vraisemblance, fantasmes et passage à
lacte est davantage quun régal, une sorte de déclaration
damour misanthrope et cynique à la face dun monde, celui
des années soixante-dix érigées en valeur étalon
de la nature humaine
mise à nue.
Un feu dartifices riche en borborygmes évocateurs et
identificateurs qui, sous prétexte de réconcilier
lêtre humain avec lui-même, ne ferait que le détruire
de lintérieur dans sa bulle à jouissances addictives
ne menant à rien.
Fort heureusement, Philippe Caubère a su trouver et administrer
un remède palliatif à lintention de son anti-héros
en lincitant à absorber à hautes doses fréquentes
la lecture assidue de Marcel Proust, véritable antidote circonstanciel.
Quon se le dise ! Philippe Caubère, en très grande
acuité, est de retour festif, au Théâtre de
lAthénée
avec son Ferdinand qui nen finira
pas de nous faire de lil en 2018 tant le cinquantième
anniversaire soixante-huitard pourrait être potentiellement incarné
par le sosie du trublion idéaliste.
Theothea le 11/12/17
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LES NOEUDS AU
MOUCHOIR
de
Denis Cherer
mise
en scène Anne Bourgeois
avec
Anémone, Denis
Cherer & Pierre-Jean Cherer |
****
Palais des Glaces
|
Tout le monde se lève pour Anémone qui effectue son dernier
tour de piste sur les planches en se régalant à interpréter
une « mamie zinzin ».
Augustine de son prénom, celle-ci reçoit chaque jour, de
manière alternée, la visite de lun de ses deux fils qui
viennent soccuper de leur mère âgée, veuve et qui
surtout sengage dans la maladie dAlzheimer.
Suite à une erreur de planning ce jour-là, Danny & Jean
se retrouvent ensemble dans lappartement parental alors que,
précisément, leurs humeurs respectives ne les incitaient pas
spécialement à se rencontrer.
Denis Cherer, lauteur de la pièce et Pierre-Jean, son frère
rejouent ce quils ont vécu dans la vraie vie auprès de
leur mère car, en quelque sorte, lécriture met en exergue
les moments truculents quils ont expérimentés au début
de la maladie alors que les quiproquos, les imbroglios et les malentendus
fusaient par bouquets, suscitant ainsi des situations surréalistes,
quasiment comiques.
Quimporte, en définitive, que lun souhaite garder leur
maman à domicile alors que lautre voudrait dores et
déjà lintégrer dans une maison de soins
dédiés, puisque cest lévolution de la maladie
qui fatalement dictera ses conditions.
A ce stade initial, cest lentre-deux plein de charme fantasque
et de poésie débridée qua souhaité
dépeindre lauteur sans pour autant aborder la phase ultérieure
de cette pathologie dégénérescente.
Ainsi donc en trio, cest au travers dune suite de tribulations
domestiques quils profitent dune plage heureuse de répit
dont la règle serait de jouer le jeu de lirrationalisme avec
complicité et gaieté.
Il est fort compréhensible quAnémone se soit prise
au jeu de participer à cette création, dabord en Avignon
Off, puis en tournée avec le Palais des Glaces en point de mire parisien,
alors même quun film est également en projet pour marquer
lapogée de cette démarche artistique positive et
optimiste.
Il nen reste pas moins que, sur le plan personnel, la comédienne,
revenue de toutes les illusions de son métier sétant,
selon elle, dévoyée tout au long de sa carrière, na
plus guère envie de poursuivre une destinée de saltimbanque
alors que sa véritable satisfaction actuelle est le retour sur soi
dans sa maison campagnarde.
Cette interaction entre le ressenti de la comédienne au terme de
sa carrière professionnelle et le personnage atypique quelle
endosse avec le plaisir de faire disjoncter ses proches en permanence, provoque
chez le spectateur le retour gagnant dune vraisemblance sociétale
à nulle autre pareille, comme si le Temps suspendu au-dessus
dAnémone était aussi le nôtre renvoyé sans
fard.
Dailleurs, les nuds successifs quAugustine fait à
son mouchoir lui façonnent, de fait, une suite de souvenirs caduques
dénués de significations mais, en même temps, lui rendent
la vie très légère puisque incompréhensible.
Cest ce que pressentent, à demi-mot, ces deux fils et, par
ricochet, lensemble du public percevant, au terme de la
représentation, linstant présent comme le seul
dénominateur commun et précieux au bien-être soffrant
en partage.
Dans cette perspective, Anne Bourgeois réussit pleinement à
cadrer sa direction dacteurs sur le ton de lhumour distancié
qui sied pleinement à lintention des frères Cherer.
Theothea le 14/12/17
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AIMEZ-MOI
mise
en scène Benjamin Guillard
de &
avec
Pierre Palmade
|
****
Théâtre du Rond-Point
|
|
© Giovanni Cittadini Cesi / Fiona Defolny
|
En sabordant, au début de 2017, lécole et la troupe
quil avait affectionné mettre en place et gérer pendant
de nombreuses années, Pierre Palmade a, momentanément,
recentré le flux sur sa propre expression charismatique, pensant sans
aucun doute que la dispersion ne serait désormais plus fructueuse
pour sa propre carrière.
Souhaitant franchir létape de la cinquantaine sans autre
bagage que le souci dêtre en harmonie avec lui-même, tant
sur le plan de sa vie privée quà légard
de ses projets artistiques, il était certainement judicieux de commencer
par revenir aux fondamentaux de sa créativité, à savoir
texte et interprétation réunis dans un « seul en
scène » théâtral assumé au prorata du
désir plus que jamais infini de reconnaissance
synthétisable
en un cri : « Aimez-moi ».
Le voici donc revenu saltimbanque écumant la France profonde à
travers une tournée en solo labélisée par une
résidence dun mois au Théâtre du Rond-Point à
Paris.
Simaginant demblée poétiquement issu dune
portée daigles lui ayant légué son profil aquilin,
il aimerait se rassurer sur sa beauté potentielle dont il ne pourra
sempêcher dinterroger publiquement les tenants et aboutissants
dune telle vulnérabilité existentielle.
Sur fond de tours stellaires, orbitales et urbaines se détachant
dun immense trou noir spatial, Pierre Palmade, passant dun personnage
à lautre sans aucune temporisation de confort, arpente les planches
à la manière dun athlète rompu à la performance
alors même quil ne pratiquait plus lexercice depuis plus
de sept ans.
Néanmoins, les automatismes reprennent leur place initiale, la
mémoire doit se fier de nouveau à son entière autonomie
et la confiance du spectateur se reconquérir sans recours, cest
lenjeu de la phase actuelle, au rire systématique à chaque
phrase.
Dans cette perspective et grâce à une audition ayant validé
davantage le philosophe distancié du
« vécu » que lhumoriste systémique,
Jean-Michel Ribes laccueille donc en première partie de soirée
dans la salle Renaud-Barrault jusque fin décembre avant de poursuivre
la tournée.
Le public ne sy trompe point et a effectivement compris quil
ne vient point voir le « retour du comique » mais bel
et bien Pierre Palmade interrogeant le miroir de notre vie contemporaine
à travers sa propre expérimentation, ses réussites et
ses échecs.
La personnalité du comédien prend ainsi sa véritable
dimension sociétale en live 3D, face au public qui, en pleine empathie,
lencourage à fond dans sa performance avec lui-même selon
lépreuve du Temps qui passe en sincrémentant par
étapes successives. Bravo lartiste !
Theothea le 18/12/17
|
SINGIN' IN THE RAIN
de Betty
Comden & Adolph Green
mise
en scène Robert Carsen
avec
Dan Burton, Daniel Crossley,
Monique Young, Emma Kate Nelson, Robert Dauney, Jennie Dale, Matthew Gonder,
Matthew Jeans & Michelle
Bishop |
****
Théâtre du
Châtelet / Grand Palais
|
Du Châtelet au Grand Palais, la Reine des Comédies musicales
en provenance de Broadway sétait offerte une seconde jeunesse
en 2015-16 à Paris lors de ses retrouvailles avec sa version originale
selon un nouveau succès total de XXIème siècle
débutant.
En écho aux travaux actuels de rénovation concernant la
prestigieuse salle du Châtelet, la reprise de cette re-création
tellement plébiscitée se déplaçant cette fois-ci
dans un site exceptionnel et grandiose bordant les Champs-Elysées
pour une série de représentations festives marquant le passage
de lannée 2017 à 2018, aura ainsi séduit par son
impressionnante structure scénique en gradins occupant le volume central
de la nef du Grand Palais sous son immense verrière.
Cette expérience fondatrice fut dautant plus réussie
que, de tous les sièges, la visibilité et lacoustique
savérèrent parfaites.
Le seul bémol à cet enthousiasme pourrait être relatif
au sous-titrage qui na pas encore trouvé son modus vivendi de
façon à être à la fois confortable dans le champ
visuel tout en se faisant oublier.
En tout cas, cet écrin enveloppant « Singin in
the rain » constitua une véritable réjouissance que
les parisiens, y prenant goût, aimeraient désormais voir se
renouveler pour dautres spectacles haut de gamme.
Theothea le 25/01/18
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