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Les    Chroniques   de

  

22ème  Saison     Chroniques   21.26   à   21.30    Page  425

 

     

          

             

adieu

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SLAVA'S SNOW SHOW

       

de & mise en scène  SLAVA 

avec Les clowns du Slava's SnowShow   

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Théâtre 13ème Art

   

©  V. Vial

                                     

En souvenir d'une précédente représentation

du    Slava'S Snow Show

au Casino de Paris

Voici  le lien de notre chronique  

de ce spectacle vu en novembre 2000

             

     

          Slava's Snow Show -  14/12/17 -  13ème Art   © Theothea.com

              

ADIEU FERDINAND ! I / II

   

de & par   Philippe Caubère

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Théâtre de L'Athénée

   

 © Theothea.com    

                                 

Le paradoxe de cette nouvelle cuvée « Caubère » est, qu’en guise d’un soi-disant « Adieu à Ferdinand », c’est son « Godot » que l’on attend au bout du chemin vers Namur car, dans une « note de dernière minute », le comédien, auteur du roman de sa vie, nous indique, en effet, ne pas pouvoir atteindre présentement l’objectif annoncé car trop de péripéties l’ont freiné dans sa progression vers le fameux Casino. L’apogée de Ferdinand, ce sera donc pour une prochaine fois !…

Dans cette perspective, il n’est pas indispensable de respecter la chronologie programmée initialement car commencer par assister aux « prémices du Casino » permet de prendre contact avec le « nouveau » Philippe Caubère devenu tout à la fois sobre, distancié et même quelque peu caustique, ce qui fait apparaître son immense maîtrise face à ce qu’il nous conte, en l’occurrence une approche sociologique et circonstanciée de la culture (des betteraves) belge inhérente à un état d’esprit spécifiquement adapté.

Cet ordonnancement a l’avantage de ménager ensuite de formidables retrouvailles avec « l’ancien » Philippe Caubère plus que jamais truculent et fantasque.

Néanmoins, ce qui apparaît commun aux deux spectacles si différents donc dans la forme, c’est l’excellente condition physique de l’artiste plus que jamais en prise avec sa performance calculée à l’improvisation près.

Puisque « Le Casino » lui-même est encore à venir, nous signifierons que son cheminement par étapes implique le comédien à s’essayer à la mentalité nordiste, en pratiquant le grand écart entre sa faconde méditerranéenne naturelle et le grand saut vers un savoir-faire acquis ou en voie de l’être.

Cela surprend mais dans le même temps, l’interprète prenant, de fait, une véritable dimension de composition, l’acteur échappe, par contraste à son éventuelle caricature et gagne ainsi en crédibilité créatrice.

Ceci dit, c’est tellement jubilatoire de retrouver ensuite le Caubère, issu directement de la maïeutique Ariane Mnouchkine, que ces énièmes tribulations n’ayant pu être inclues précédemment faute d’y trouver leur place confortable, voici qu’un spectacle entier leur est dévolu… largement en-dessous de la ceinture et tellement content d’y être.

Assumant d’être totalement à contre-courant du politiquement correct concernant les relations hommes femmes prônées de nos jours, voici Ferdinand débutant dans la tromperie conjugale à grands coups d’annonces perverses forçant son épouse Clémence, non seulement à l’admettre mais, qui plus est, à l’encourager de rejoindre sa future maîtresse, de façon à préserver leur propre outil de travail théâtral.

Un summum de complicité sado-masochiste que l’apprenti Don Juan aura bien du mal à transformer en contentement… au-delà de l’anorak si prometteur en érotisme.

Telle pourrait donc être la fonction initiatrice de « La Baleine » avant que de passer aux travaux pratiques dans « Le camp naturiste » sis à Montalivet.

Ce second texte, à lui seul, pourrait fort bien être l’apothéose de Ferdinand, si ce n’est de Philippe, car ce cocktail conçu entre vraisemblance, fantasmes et passage à l’acte est davantage qu’un régal, une sorte de déclaration d’amour misanthrope et cynique à la face d’un monde, celui des années soixante-dix érigées en valeur étalon de la nature humaine… mise à nue.

Un feu d’artifices riche en borborygmes évocateurs et identificateurs qui, sous prétexte de réconcilier l’être humain avec lui-même, ne ferait que le détruire de l’intérieur dans sa bulle à jouissances addictives… ne menant à rien.

Fort heureusement, Philippe Caubère a su trouver et administrer un remède palliatif à l’intention de son anti-héros en l’incitant à absorber à hautes doses fréquentes la lecture assidue de Marcel Proust, véritable antidote circonstanciel.

Qu’on se le dise ! Philippe Caubère, en très grande acuité, est de retour festif, au Théâtre de l’Athénée… avec son Ferdinand qui n’en finira pas de nous faire de l’œil en 2018 tant le cinquantième anniversaire soixante-huitard pourrait être potentiellement incarné par le sosie du trublion idéaliste.

Theothea le 11/12/17

     

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LES NOEUDS AU MOUCHOIR

de  Denis Cherer

mise en scène  Anne Bourgeois 

avec  Anémone, Denis Cherer & Pierre-Jean Cherer 

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Palais des Glaces

   

 © Theothea.com    

                               

Tout le monde se lève pour Anémone qui effectue son dernier tour de piste sur les planches en se régalant à interpréter une « mamie zinzin ».

Augustine de son prénom, celle-ci reçoit chaque jour, de manière alternée, la visite de l’un de ses deux fils qui viennent s’occuper de leur mère âgée, veuve et qui surtout s’engage dans la maladie d’Alzheimer.

Suite à une erreur de planning ce jour-là, Danny & Jean se retrouvent ensemble dans l’appartement parental alors que, précisément, leurs humeurs respectives ne les incitaient pas spécialement à se rencontrer.

Denis Cherer, l’auteur de la pièce et Pierre-Jean, son frère rejouent ce qu’ils ont vécu dans la vraie vie auprès de leur mère car, en quelque sorte, l’écriture met en exergue les moments truculents qu’ils ont expérimentés au début de la maladie alors que les quiproquos, les imbroglios et les malentendus fusaient par bouquets, suscitant ainsi des situations surréalistes, quasiment comiques.

Qu’importe, en définitive, que l’un souhaite garder leur maman à domicile alors que l’autre voudrait d’ores et déjà l’intégrer dans une maison de soins dédiés, puisque c’est l’évolution de la maladie qui fatalement dictera ses conditions.

A ce stade initial, c’est l’entre-deux plein de charme fantasque et de poésie débridée qu’a souhaité dépeindre l’auteur sans pour autant aborder la phase ultérieure de cette pathologie dégénérescente.

Ainsi donc en trio, c’est au travers d’une suite de tribulations domestiques qu’ils profitent d’une plage heureuse de répit dont la règle serait de jouer le jeu de l’irrationalisme avec complicité et gaieté.

Il est fort compréhensible qu’Anémone se soit prise au jeu de participer à cette création, d’abord en Avignon Off, puis en tournée avec le Palais des Glaces en point de mire parisien, alors même qu’un film est également en projet pour marquer l’apogée de cette démarche artistique positive et optimiste.

Il n’en reste pas moins que, sur le plan personnel, la comédienne, revenue de toutes les illusions de son métier s’étant, selon elle, dévoyée tout au long de sa carrière, n’a plus guère envie de poursuivre une destinée de saltimbanque alors que sa véritable satisfaction actuelle est le retour sur soi dans sa maison campagnarde.

Cette interaction entre le ressenti de la comédienne au terme de sa carrière professionnelle et le personnage atypique qu’elle endosse avec le plaisir de faire disjoncter ses proches en permanence, provoque chez le spectateur le retour gagnant d’une vraisemblance sociétale à nulle autre pareille, comme si le Temps suspendu au-dessus d’Anémone était aussi le nôtre renvoyé sans fard.

D’ailleurs, les nœuds successifs qu’Augustine fait à son mouchoir lui façonnent, de fait, une suite de souvenirs caduques dénués de significations mais, en même temps, lui rendent la vie très légère puisque incompréhensible.

C’est ce que pressentent, à demi-mot, ces deux fils et, par ricochet, l’ensemble du public percevant, au terme de la représentation, l’instant présent comme le seul dénominateur commun et précieux au bien-être s’offrant en partage.

Dans cette perspective, Anne Bourgeois réussit pleinement à cadrer sa direction d’acteurs sur le ton de l’humour distancié qui sied pleinement à l’intention des frères Cherer.

Theothea le 14/12/17

       

     

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AIMEZ-MOI

   

mise en scène  Benjamin Guillard 

de & avec   Pierre Palmade    

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Théâtre du Rond-Point

   

 © Giovanni Cittadini Cesi / Fiona Defolny    

                                 

En sabordant, au début de 2017, l’école et la troupe qu’il avait affectionné mettre en place et gérer pendant de nombreuses années, Pierre Palmade a, momentanément, recentré le flux sur sa propre expression charismatique, pensant sans aucun doute que la dispersion ne serait désormais plus fructueuse pour sa propre carrière.

Souhaitant franchir l’étape de la cinquantaine sans autre bagage que le souci d’être en harmonie avec lui-même, tant sur le plan de sa vie privée qu’à l’égard de ses projets artistiques, il était certainement judicieux de commencer par revenir aux fondamentaux de sa créativité, à savoir texte et interprétation réunis dans un « seul en scène » théâtral assumé au prorata du désir plus que jamais infini de reconnaissance… synthétisable en un cri : « Aimez-moi ».

Le voici donc revenu saltimbanque écumant la France profonde à travers une tournée en solo labélisée par une résidence d’un mois au Théâtre du Rond-Point à Paris.

S’imaginant d’emblée poétiquement issu d’une portée d’aigles lui ayant légué son profil aquilin, il aimerait se rassurer sur sa beauté potentielle dont il ne pourra s’empêcher d’interroger publiquement les tenants et aboutissants d’une telle vulnérabilité existentielle.

Sur fond de tours stellaires, orbitales et urbaines se détachant d’un immense trou noir spatial, Pierre Palmade, passant d’un personnage à l’autre sans aucune temporisation de confort, arpente les planches à la manière d’un athlète rompu à la performance alors même qu’il ne pratiquait plus l’exercice depuis plus de sept ans.

Néanmoins, les automatismes reprennent leur place initiale, la mémoire doit se fier de nouveau à son entière autonomie et la confiance du spectateur se reconquérir sans recours, c’est l’enjeu de la phase actuelle, au rire systématique à chaque phrase.

Dans cette perspective et grâce à une audition ayant validé davantage le philosophe distancié du « vécu » que l’humoriste systémique, Jean-Michel Ribes l’accueille donc en première partie de soirée dans la salle Renaud-Barrault jusque fin décembre avant de poursuivre la tournée.

Le public ne s’y trompe point et a effectivement compris qu’il ne vient point voir le « retour du comique » mais bel et bien Pierre Palmade interrogeant le miroir de notre vie contemporaine à travers sa propre expérimentation, ses réussites et ses échecs.

La personnalité du comédien prend ainsi sa véritable dimension sociétale en live 3D, face au public qui, en pleine empathie, l’encourage à fond dans sa performance avec lui-même selon l’épreuve du Temps qui passe en s’incrémentant par étapes successives. Bravo l’artiste !

Theothea le 18/12/17

   

         

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SINGIN' IN THE RAIN

de Betty Comden & Adolph Green  

mise en scène   Robert Carsen 

avec Dan Burton, Daniel Crossley, Monique Young, Emma Kate Nelson, Robert Dauney, Jennie Dale, Matthew Gonder, Matthew Jeans & Michelle Bishop  

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Théâtre du Châtelet / Grand Palais

   

 © Theothea.com    

                                 

Du Châtelet au Grand Palais, la Reine des Comédies musicales en provenance de Broadway s’était offerte une seconde jeunesse en 2015-16 à Paris lors de ses retrouvailles avec sa version originale selon un nouveau succès total de XXIème siècle débutant.

En écho aux travaux actuels de rénovation concernant la prestigieuse salle du Châtelet, la reprise de cette re-création tellement plébiscitée se déplaçant cette fois-ci dans un site exceptionnel et grandiose bordant les Champs-Elysées pour une série de représentations festives marquant le passage de l’année 2017 à 2018, aura ainsi séduit par son impressionnante structure scénique en gradins occupant le volume central de la nef du Grand Palais sous son immense verrière.

Cette expérience fondatrice fut d’autant plus réussie que, de tous les sièges, la visibilité et l’acoustique s’avérèrent parfaites.

Le seul bémol à cet enthousiasme pourrait être relatif au sous-titrage qui n’a pas encore trouvé son modus vivendi de façon à être à la fois confortable dans le champ visuel tout en se faisant oublier.

En tout cas, cet écrin enveloppant « Singin’ in the rain » constitua une véritable réjouissance que les parisiens, y prenant goût, aimeraient désormais voir se renouveler pour d’autres spectacles haut de gamme.

Theothea le 25/01/18

         

         

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