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Les    Chroniques   de

  

23ème  Saison     Chroniques   23.21   à   23.25    Page  437

 

     

          

             

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PEAU D'ÂNE

« Peau d'Ane » Du Film de Jacques Demy à la scène du Marigny

     

d'après Charles Perrault & Jacques Demy

Musique  Michel Legrand 

Direction artistique  Emilio Sagi

avec  Marie Oppert, Michael Denard, Emma Kate Nelson, Olivier Fredj, Marie-Agnès Gillot, Christine Gagnieux, Franck Lopez et la participation exceptionnelle de Claire Chazal.- Orchestre et Chœurs du Théâtre Marigny

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Théâtre  Marigny 

   

©  Julien Benhamou

   

Le théâtre Marigny, fermé pour travaux durant 5 longues années, a revêtu ces plus beaux atours pour inaugurer sa réouverture. Le spectacle proposé brille de mille feux contrastant d'ailleurs avec la sobriété du grand hall d'accueil habillé essentiellement d'un noir très chic et débouchant sur une grande salle qui s'éclaire en blanc et or dans laquelle va exploser la comédie féerique détonante sur laquelle le nouveau directeur Jean-Luc Choplin, qui fut à la tête du Châtelet de 2004 à 2016, a misé, c'est-à-dire "Peau d'Âne", le film de Jacques Demy et Michel Legrand d’après le conte de Perrault adapté, pour la première fois, sur une scène théâtrale.

La Comédie musicale du metteur en scène espagnol Emilio Sagi s'ouvre sur un plateau recouvert de miroirs et envahi par une forêt impressionnante, celle où se cachera Peau d'Âne pour échapper aux griffes de son père. Un rideau de perles sur lesquelles dégoulinent et scintillent les lumières vient estomper ce décor éclatant derrière lequel va surgir la narratrice, ici, Claire Chazal qui, dans une robe psychédélique fuchsia ceinturée de grosses roses, introduit le spectacle.

On plonge vite dans l'univers onirique du conte et, par ses couleurs vives qui se nourrissent du pop art, on retrouve là toute l'influence du cinéaste des années 70. La symbolique en est riche : le bleu domine du côté du château d'où provient Peau d'Âne rappelant le conte de Barbe bleue, avec le Roi bleu qui propose à sa fille de l'épouser. Le rouge du royaume où Peau d'Âne se réfugie évoque au contraire une dimension idyllique où la jeune Princesse peut échapper à son géniteur et, ainsi, rencontrer le Prince rouge qui en tombe amoureux. Enfin, le blanc de l'innocence et de l'amour sublimé nimbe tous les personnages lors des noces de la Princesse et du Prince. Les costumes démesurés de Pepa Ojanguren qui a investi sur le brillant, le strass et les paillettes sont chatoyants et magnifiques.

Mais qui parle de Peau d'Âne n'entend-il pas la musique iconique de Michel Legrand qui pétille dans ses oreilles. Pour cette création qui l'a émoustillé, ce dernier, à 86 ans, a retravaillé la partition, allongeant certains morceaux pour accompagner le passage de l’écran à la scène. Toutes ces mélodies sont exécutées en live par l'orchestre du théâtre Marigny.

Quant au fameux "cake d'amour", il est chanté avec justesse par Marie Oppert à qui les rôles de Catherine Deneuve vont bien puisqu'elle jouait Geneviève dans "Les parapluies de Cherbourg". Sa fraîcheur porte le rôle-titre face au prince du Royaume rouge, Mathieu Spinozi, un peu moins à l'aise bien qu'il ait physiquement un petit air qui rappelle Jacques Perrin, le Prince dans le film.

Et ce copier-coller des ressemblances est particulièrement frappant chez Michaël Denard, le père de Peau d’Âne, le Roi du royaume bleu. Son timbre de voix et sa gestuelle ne sont pas sans rappeler ceux de Jean Marais, mimétisme troublant pour cet ancien immense danseur étoile de 73 ans. Marie-Agnès Gillot qui vient de prendre sa retraite de l’Opéra national de Paris est, elle, une resplendissante Reine au port majestueux faisant virevolter avec une superbe élégance sa flamboyante robe.

Et que dire de la Fée des lilas, toute de mauve vêtue, Emma Kate Nelson dont l'accent anglais rappelle celui, délicat et chantant, de Delphine Seyrig. Jouant la marraine excentrique aux conseils délirants, faisant revêtir successivement sa filleule de robes couleur "du temps", couleur "de lune" et couleur "du soleil", elle se déplace en trottinette et, malicieuse à souhait, charme complètement le public.

Le choeur des figurants jouant les accessoiristes déplace les objets ou les éléments de décor en pas de deux, en menuet, avec une grâce visuelle et sonore incontestable.

Le voeu de Jean-Luc Choplin est exaucé. Faire du Marigny "un théâtre du beau temps". Peau d'Âne, conte basé sur la transgression, devient une comédie fantasmagorique, merveilleusement baroque et légère comme les bulles musicales qui nous poursuivent après le spectacle.

Cat’S / Theothea.com le 20/11/18

             

   

©  Julien Benhamou

              

CLEMENCEAU

de Jacques Raveleau-Duparc

mise en scène  Pierre-Yves Duchesne & Claire Jomard

avec Cédric Chupin, Laetitia Kullean, Clément Julia, Camille Pollet, Mickaël Roupie, Laura Tardino, Grégory Arrieta, Laurence Cohen, Kevin Lévy, Jacques Raveleau-Duparc & Pierre-Yves Duchesne

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Palais des Congrès

   

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BLACK VOICES

mise en scène    François Chouquet

avec Carol Pemberton MBE,  Celia Wickham-Anderson,  Beverley Robinson,  Sandra Francis  &  Shereece Storrod

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Théâtre  13ème Art 

   

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Le mercredi 14 novembre, le groupe "Black Voices" se produisait pour la première fois en France lors d'un fabuleux concert au 13ème Art à Paris.

Ce fut un véritable privilège que de découvrir cet ensemble entièrement « a capella » qui, ainsi, transportait et fascinait son auditoire au sein d'un patrimoine musical universel dont ces cinq jeunes femmes détiennent la clef magique.

Voici en quelques notes biographiques ce qu'il faut savoir sur l'histoire de cette formation vocale atypique :

"Après des études de musique classique à Birmingham, Carol Pemberton est devenue chanteuse de session. En 1987, elle fonde le groupe «Black Voices» avec Sandra Francis. Ce quintet entièrement féminin composé de cinq voix uniques a donné des centaines de concerts au cours des 30 dernières années dans le monde entier. Ils ont toujours joué a capella.

Leurs harmonies vocales célèbrent leur héritage africain, caribéen et britannique en transcendant les frontières de la langue et des différences culturelles.

L’ensemble a captivé les auditoires du monde entier avec leurs chants et leurs interprétations de la tradition orale noire ( Une forme de musique ancienne basée sur les anciens folklores, les récits d’histoire de l’Afrique et de la diaspora ayant influencé le développement de la musique classique et contemporaine ) associés à des genres musicaux plus récents tels que le blues et le jazz.

S'inspirant de cette riche tradition, Black Voices a développé un répertoire et un arrangement uniques de spirituals, de chansons folkloriques africaines, antillaises et anglaises traditionnelles, de jazz, de gospel, de pop et de reggae.

Après avoir rencontré le producteur Bruno Prédebon, profondément impressionné par leur voix et leur authenticité, un nouveau chapitre est né pour Black Voices avec la création de «Black Voices The Show», marquant un tournant dans l’histoire du groupe."

   

                 

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LE GROS DIAMANT DU PRINCE LUDWIG

« Le Gros Diamant du Prince Ludwig » convoité & hyper déjanté au Palace

     

de  Henry Lewis, Jonathan Sayer & Henry Shields 

adaptation Miren Pradier & Gwen Aduh

mise en scène  Gwen Aduh  

avec  Aurélie de Cazanove, Miren Pradier ou Carmen Maria Vega, Pierre Dumur, Lionel Fernandez, Jean-Marie Lecoq, Pascal Provost, Nicolas Reynaud, Stephan Imparato, Guillaume Collignon, Mathide de Repley, Jean-Philippe Bêche et les musiciens en alternance Jean-Baptiste Artigas, Julien Pouletaud, Aidje Tafial, Xavier Ferrand, Mano Razanajato & Erick Borelva

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Théâtre Le Palace

   

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Des « Faux British » au « Gros Diamant du Prince Ludwig », il y a beaucoup plus qu’un lien de filiation puisque non seulement, de part et d’autre de la Manche, les auteurs anglais et les adaptateurs francophones se sont succédé à eux-mêmes au gré des récompenses respectives attribuées.

Ainsi en France, ces deux pièces, Molières de la Comédie l’une après l’autre en 2016 & 2018, ont su fédérer professionnels, critiques et grand public d’une manière quasiment plébiscitaire.

Mais surtout, l’état d’esprit absurde a pleinement réussi son passage d’une pièce à l’autre, alors même que son principe de fonctionnement s’avérait fort différent.

En effet, si la maladresse chronique est au cœur de la problématique surréaliste dans « Les Faux British », ce serait plutôt l’incompétence généralisée qui mènerait le déséquilibre intrinsèque au sein du « Gros Diamant ».

Dans cette double perspective, les personnages respirent le « bon chic bon genre » anglais caricatural style Agatha Christie pour la première et affichent l’extraversion outrancière façon Monthy Python pour la seconde.

Bien que les adeptes de celle-ci ne soient pas nécessairement d’emblée fans de celle-là & vice versa, cependant comme les deux spectacles ont en commun prioritaire de mettre les rieurs de leur côté, les préférences s’estompent au profit, à chaque fois, d’une formidable soirée où il suffit de se laisser aller à (sou)rire pour que la bonne humeur communicative devienne le passeport sine qua non dédié à la loufoquerie estampillée autant qu’à l’acrobatie burlesque mise au pinacle.

C’est donc ainsi que débarque actuellement au Palace une bande de Pieds Nickelés en quête du Gros Diamant comme d’autres le seraient du Graal.

Se coltinant à des décors rébarbatifs défiant les lois de la gravité n’ayant, elle, jamais aussi bien porté son nom, les responsables de l’ordre public, pas franchement détachés du cordon ombilical les reliant au chaos indifférencié du bien et du mal, se retrouvent donc en porte à faux pour garantir l’inviolabilité du trésor suprême confié par le Prince Ludwig à l’institution bancaire.

Cette course poursuite d’avec la morale mise en question se superposera à celle de l’Amour protéiforme alors que l’invraisemblance se disputera à chaque étape du quiproquo franchie pour mieux retomber l’instant d’après dans l’illusion optique, la répétition du gag sans fin, la résistance sans faille au bon sens.

Au demeurant, c’est la délectation permissive qui l’emporte haut la main et c’est donc un régal que de contempler cette troupe se débattant avec les lois de l’attraction universelle dans l’alternance des rôles et des fonctions qui se confondent en une entité drolatique indivisible pour le meilleur karma de chaque spectateur.

Signalons notamment à ce titre l’arrivée actuelle de Carmen Maria Vega dans le rôle de Caprice sur le « Gros Diamant » alors que précisément Miren Pradier le quitte pour rejoindre la reprise opportune au Saint-Georges des « Faux British » en piste depuis 2016.

Qu’on se le dise ! Grâce à cet ingénieux binôme à l’affiche, ça va décoiffer de plus bel sur les planches parisiennes !

Theothea le 22/11/18

       

          

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ANNA POLITOVSKAIA

de & mise en scène Robert Bensimon

avec  Corine Thézier, Robert Bensimon, Pierre Carteret et les musiciens en alternance François Robin & Jean Philippe Grometto

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Théâtre Déjazet

   

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