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LA PUCE A L'OREILLE
« La Puce à lOreille » Feydeau
Nec Plus Ultra en Comédie-Française
de
Georges Feydeau
mise en scène Lilo Baur
avec
Thierry
Hancisse, Cécile Brune / Clotilde de Bayser (en alternance), Alexandre
Pavloff, Serge Bagdassarian, Bakary Sangaré, Nicolas Lormeau,
Jérémy Lopez, Sébastien Pouderoux, Anna Cervinka, Pauline
Clément, Jean Chevalier, Élise Lhomeau, Birane Ba / Clément
Bresson (en alternance) & les comédiens de lacadémie
de la Comédie-Française Camille Seitz, Aksel Carrez, Mickaël
Pelissier & Nicolas Verdier
|
****
Comédie-Française
Salle
Richelieu
|
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© Brigitte Enguérand, coll.
Comédie-Française
LA PUCE A LOREILLE (Feydeau
/ Lilo Baur) au Cinéma
en direct
de La
Comédie-Française
le jeudi 17
octobre à 20h15 dans plus de 200
salles partout en France. Images HD et son 5.1.
Ensuite
Rediffusions le 11 nov
à 17h, Le 12
nov à 20h & Le
1er déc à
17h.
|
© Brigitte Enguérand, coll.
Comédie-Française
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Dès lentrée en salle Richelieu le décor, sur
la scène quasi de plain-pied, soffre apaisant avec son chaleureux
feu de cheminée voire kitsch selon son mobilier années soixante,
agrémenté dune large baie vitrée en perspective
dune piste enneigée bordée de sapins saffichant
déjà comme un feu dartifices prêt à
pétarader en cascades hilarantes.
Demblée en empathie avec cet accueil prometteur, le public
attend, émoustillé, le coup denvoi des
réjouissances.
Comme en miroir à peine déformant durant cent quarante minutes,
lhôtel particulier des Chandebise et celui similaire des amours
du Minet-Galant vont se répondre à distance selon trois actes
et un aller-retour en fondus déchaînés selon un escamotage
hallucinatoire entièrement dédié à la jubilation
des spectateurs toujours en avance dune berlue ou dun leurre
sur lillusion collective.
Georges Feydeau est ancré aux didascalies de sa propre mécanique
imparable pendant que Lilo Baur, au poste de pilotage, navigue avec inspiration
exaltée dans la tourmente des consciences fourvoyées en pleine
confusion mentale.
La troupe de La Comédie-Française prend le cahier des charges
avec la grâce inénarrable du talent personnel liée à
lhumilité unanime se mettant en transe solidaire au service
dune création assumée démente de bout en bout.
Si le délire de persécution pourrait être le moteur
dune synergie en déroute où jalousie, suspicion et tromperie
rivalisent à qui mieux mieux au nom de lAmour à
(re)conquérir, cest néanmoins sur le registre identitaire
quil est pertinent daller dénicher le trompe-lil
mettant en question récurrente labyme dans lequel chacun se
dissimule jusquà être capable de devenir le parfait sosie
dautrui.
Comment démontrer ladultère redouté quand la
manigance est elle-même victime de son propre aveuglement ou quil
nest plus possible de différencier le bourgeois soi-disant
respectable dun pochard opportuniste ?
Tous pris dans le piège de limage et la réputation
sociales, les personnages de Feydeau se débattent en sauts de puce
aussi vains que pitoyables jusquà ce que peut-être, ici,
le bon sens puisse à lui seul remettre déquerre les
phantasmes en les replaçant dans leur fonction dévolue.
De véritables performances dacteur contribuent à
lhystérisation de cette épatante démonstration
scénographique. Tous sont au diapason de Lilo Baur mettant les
comédiens en situation de funambules éclairés par des
balises traçant le chemin de linquiétude existentielle
tout en les autorisant à rebours onirique aux pirouettes les plus
improbables.
Lagilité du corps et de lesprit se fondant en un malicieux
maelstrom époustouflant, Serge Bagdassarian, Jérémy
Lopez, Jean Chevalier atteignent à de véritables fulgurances
cultes alors quAnna Cervinka & Pauline Clément
persévèrent dans leur quête candide dabsolu
dûment temporisée par les contre-feux attisés par
Sébastien Pouderoux et Alexandre Pavloff.
Bref, tous sont judicieusement mobilisés sur le pont du tangage
sociétal alors que les spectateurs, eux, vont faire triomphe à
ce qui se révèle être dévidence une
création artistique pleinement réussie.
Theothea le 26/09/19
|
©
Theothea.com
La Comédie-Française
se démultiplie en direct sur Grand
écran
Si assister à une générale
de La Comédie-Française est à chaque fois un privilège
que la salle Richelieu valorise dor et de rouge hors compétition,
il est indéniable que nimporte quelle représentation
en ce même lieu prestigieux est toujours en soi un évènement
fort prisé.
Mais voilà que depuis quelque temps une
alternative à cette approche traditionnelle pour évaluer les
créations de la vénérable Maison de Molière se
dresse en véritable plébiscite optimisant de fait les conditions
objectives de leur appréciation.
En effet désormais, des séries de
4 séances exceptionnelles en vidéo numérique dont
lune en direct et temps réel viennent, après un mois
dexploitation des nouvelles productions réalisées au
Français, soffrir sur plus de deux cents écrans de
cinéma du réseau Gaumont-Pathé Live, telle une variante
de qualité optimum tant du point de vue de limage que du son
voire également du confort des fauteuils.
Ainsi, il savère quactuellement
assister par écran interposé à lune des
représentations de « La Puce à
loreille » est un véritable plaisir des yeux et des
oreilles qui, non seulement, pourrait compléter profitablement une
première découverte en Richelieu mais qui, de surcroît,
pourrait aisément se suffire à elle-même, tant rien
néchappe à la perception de ce qui sy passe sur
scène, au point même den ressentir limpression
subjective de réalité « augmentée ».
La mise en scène semble sy épanouir
en feu dartifice pleinement séquencé,
linterprétation y prendre un relief jubilatoire, les dialogues
sy répondre en une percussion pleinement distincte.
Tout se passe comme si, subitement, le spectacle
théâtral sy projetait en trois dimensions sans autre
contrainte que dassouvir le sentiment de plénitude du spectateur.
Quand Pauline Clément compose Lucienne, un souffle de sensualité
décalée envahit sa gestuelle décomposée en autant
darrêts sur image fifties.
Quand Alexandre Pavloff sinvite en Docteur
Finache, les postures du médecin de famille déploient leur
cocasserie à ressorts multiples au point den mixer ostensiblement
bonne volonté et contretemps.
Quand Elise Lhomeau invente Antoinette, cest
la perfidie qui rejoint la candeur en une sorte détat de grâce
que Lilo Baur aura tissé précédemment dans les mailles
de sa direction dacteurs.
Ainsi donc, en plongeant directement dans le jeu
des comédien(ne)s, lobjectif de la caméra nous en
restituerait le secret des rouages cachés selon une perspective
subliminale.
Quand arrive le dénouement final annoncé
par Feydeau, lémotion poétique est au rendez-vous dun
fondu enchaîné sur lécran pour laisser place aux
applaudissements des spectateurs de Richelieu, malgré quen salle
de cinéma, ceux-ci restent médusés et cois sans oser
manifester leur satisfaction pleinement ressentie.
Peut-être aurait-il fallu initier une intervention
orale sous forme daccueil depuis Richelieu en début de séance,
de façon à susciter demblée un lien symbolique
et interactif entre les salles !
Cela dailleurs aurait été
dautant plus justifié, ce soir-là, que de forts
applaudissements puissent sélever du Gaumont Champs-Elysées
puisque Lilo Baur en personne y était présente au centre des
rangées à la fois pour apprécier la retransmission en
direct de sa mise en scène mais aussi pour ressentir pleinement les
ondes émises par le public présent.
Theothea le 18/10/19
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JULES CESAR
« Jules César » Cest Martine
Chevallier au Vieux-Colombier
de
William Shakespeare
mise en scène Rodolphe Dana
avec
Martine
Chevallier, Françoise Gillard, Clotilde de Bayser, Jérôme
Pouly, Christian Gonon, Georgia Scalliet, Nâzim Boudjenah, Noam
Morgensztern, Claire de La Rüe du Can & Jean
Joudé |
****
Comédie_Française
Vieux-Colombier
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© Vincent Pontet
coll.Comédie-Française
|
En endossant le rôle éponyme, la comédienne Martine
Chevallier, Sociétaire honoraire, non seulement incarne désormais
dans lhistoire de la Comédie-Française la figure mythique
du général romain « César » mais,
davantage encore, elle en devient également son spectre hantant à
vie les consciences bien malheureuses lorsque celles-ci sont en situation
de devoir prendre parti pour une cause ambivalente.
En choisissant dadapter cette pièce de William Shakespeare,
Rodolphe Dana, fondateur du collectif Les Possédés & directeur
du Théâtre de Lorient depuis 2016, propose de mettre en liaison
paritaire texte, acteurs et spectateurs selon une entière
sobriété de décor et costumes au point de laisser
lenjeu éthique occuper le point focal universel du spectacle.
En privilégiant désormais, fréquemment, la structure
bi-frontale au Vieux-Colombier, la Comédie-Française fait notamment
le choix pragmatique de résoudre la contrainte de cette salle tout
en longueur selon une répartition de lespace en trois parties
de part et dautre de la scène devenant elle-même
centrale.
Enfin, grâce à une distribution a parité masculine
/ féminine au-delà du genre, la réalisation de cette
production saffiche ostensiblement dans lair du temps sans pour
autant, de surcroît, se sentir assujettie dy apporter une quelconque
justification artistique, si ce nest que, pour la première fois,
le metteur en scène dirige la troupe de la Comédie-Française
et non la sienne.
Place donc au retour victorieux de Jules César à Rome alors
que la rumeur suspecte son intention dauto-proclamation en
« Empereur ».
Voici donc que cette spéculation va donner, en haut lieu, à
conciliabules, stratagèmes et autres conspirations concernant les
menaces qui pèseraient sur les libertés garanties par la
République pour aboutir au complot menant à lattentat
fomenté au sein même du Sénat.
Oui ! César sera poignardé par ceux-mêmes en qui il
avait octroyé sa pleine confiance dont Brutus était le
dépositaire favori.
Dune certaine façon, la pièce commence réellement
avec ce passage à lacte meurtrier car, à cet instant,
se mettent en place tous les paramètres faisant évoluer les
rapports de force politique et la volonté de pouvoir, directement
déterminés par létat de lopinion et la
rhétorique dialectique qui lui est destinée.
La conscience du peuple face à ses représentants parlementaires
se laissera-t-elle persuader du bien-fondé des doutes ayant
occasionné lélimination physique du général
ambitieux ?
Cest surtout le scepticisme, le remords et même la honte qui
prennent désormais le pas sur des convictions échafaudées
sans le discernement du contradictoire et ainsi, par une sorte de
contre-balancement synergique, la survie des conjurés va tour à
tour seffacer au profit dune éventuelle symbolique vengeance
de César en provenance doutre-tombe : « Je suis votre
mauvais génie ! ».
Point de morale assénée par l'auteur au terme du processus
mais plutôt un message de défiance à légard
de la bien-pensance se croyant obligée de redresser a priori les torts
dautrui.
Ce happening théâtral possède, en effet, le mérite
de laisser les comédiens défendre leurs partitions respectives
sans que des effets scénographiques superfétatoires viennent
encombrer lappréciation du spectateur.
A chacun, selon son point de vue ainsi éclairé, den
tirer profit ou non
Theothea le 27/09/19
|
LA VIE DE GALILEE
de
Bertolt Brecht
mise en scène Claudia Stavisky
avec
Philippe Torreton, Gabin Bastard, Frédéric Borie,
Alexandre Carrière, Maxime Coggio, Guy-Pierre Couleau, Matthias Distefano,
Nanou Garcia, Michel Hermon, Benjamin Jungers & Marie
Torreton |
****
Théâtre La Scala
(création)
La Criée, Célestins, Le Quai
....
|
prochainement
|
LEWIS VERSUS ALICE
« Lewis versus Alice » Macha Makeïeff
& Lewis Carroll à lunisson onirique
d'après
Lewis Carroll
mise en scène Macha
Makeïeff
avec
Geoffrey
Carey, Caroline Espargilière, Vanessa Fonte, Clément Griffault,
Jan Peters, Geoffroy Rondeau, Rosemary Standley & à limage
Michka Wallon |
****
Théâtre Gérard
Philipe
|
Créé en Avignon à La Fabrica lors de
lété 2019, ce spectacle musical débute sa
tournée hexagonale au Théâtre Gérard Philipe.
En parallèle, sa captation vidéo est disponible en streaming
durant une année sur Arte Concert.
De cette manière, les points de vue « sur
scène » et « sur écran » se
complètent pleinement quoique les
« vociférations » et autres « bruitages
tonitruants » soient plus adaptés à lacoustique
dune grande salle.
Si « versus » signifie à la fois
« contre » et « face à face »,
Lewis et Alice se retrouvent donc, en cette perspective de rapprochement
/ opposition, dans une démarche de comparaison ou de métaphore
qui, en temps réel, passerait aventureusement de lintention
subjective à lacte duel, ludique et créatif.
De facto, si Alice (Caroline Espargilière & Vanessa Fonte)
est lenfant qui souvre au monde dans lémerveillement
de sa rencontre avec limaginaire, Lewis (Geoffrey Carey & Geoffroy
Rondeau) en serait son pygmalion surpris dêtre lui-même,
à son insu, partie prenante.
Ce voyage dans le monde fantasmatique de la tendre jeunesse, cest
à deux quils vont le parcourir, le découvrir et même
à quatre car chacun a droit à son double, traversée
du miroir oblige, au beau milieu de personnages fantomatiques, danimaux
fantasmagoriques et autres avatars excentriques que lauteur aura
disposés et disséminés sur leurs chemins respectifs
dans un joyeux désordre apparent.
Dans une scénographie ayant pour focus une sorte de kiosque à
mezzanine tamisé de lumière interne le transformant en
kaléidoscope baroque, cest « à cour »
quofficiera le claviériste devant une glace
réfléchissant lagilité des mains sur les touches
desquelles sextrairont et se diffuseront les effluves de musique pop
et gothique accompagnant notamment la poignante voix soul de Rosemary
Standley.
Cest dans cet enchantement de fulgurances et de résonances
que Macha Makeïeff inscrit sa quête de lenfance en proie
aux hallucinations où le souvenir de son propre frère psychotique
prend racine au sein dun traumatisme familial originel.
En mettant à lépreuve cette expérimentation
de résilience confrontée à lunivers tourmenté
et prolifique de Lewis Carroll trouvant dans lécriture romanesque
un exutoire à géométrie variable susceptible de soulager
ses propres démons, la metteuse en scène plasticienne
découvre au sein de cette matière éminemment fantasque,
onirique et surtout poétique, un formidable terrain de jeu fictionnel
et utopique quelle livre non sans délectation suprême
à ses comédiens ravis de constituer ainsi une entité
solidaire jusquaux tréfonds de lâme et des origines
préconscientes.
A sept sur le plateau, ces artistes vont donner une impression
dubiquité universelle et intemporelle tant la scénographie
est en gestation de formes bizarroïdes, de luminosité bigarrée,
de sons expérimentaux, de musique cosmique et de paroles franglaises
dispersés tout autour de leurs présences virtuelles ou non
mais bel et bien comme dans un hyper rêve éveillé.
Theothea le 07/10/19
|
LE MISANTHROPE
« Le Misanthrope » Epure drastique
Molière Premium dAlain Françon
de
Molière
mise en scène Alain Françon
avec
GILLES
PRIVAT, PIERRE-FRANÇOIS GAREL, RÉGIS ROYER, MARIE VIALLE, LOLA
RICCABONI, DOMINIQUE VALADIE, PIERRE-ANTOINE DUBEY, DAVID CASADA, DANIEL
DUPONT & DAVID TUAILLON |
****
Théâtre de la Ville
( Espace Cardin)
|
De « latrabilaire amoureux » spécifié
en sous-titre par Molière jusqu'à « lhiver
des rapports humains » perçu par Alain Françon, se
positionne sans vergogne la perspective dune aversion sociétale
érigée en art de (ne pas) savoir vivre.
Alors, prévenons demblée les rieurs ou les persifleurs
doublier leurs addictions favorites sils veulent évaluer
équitablement la réalisation de son
« premier Molière » par le fondateur du
Théâtre des Nuages de Neige a posteriori de sa direction du
Théâtre de la Colline.
En effet, le metteur en scène aux plus de cent spectacles
créés, avec déjà trois Molières
dédiés à la fonction (1994, 1995 & 2016), na
aucunement lintention, à ce stade, de céder aux subterfuges
du happening comique mais, bien au contraire, résolu à voir
le monde des hommes tel quil se présente
universel, intemporel
dans son manque de discernement entre lessentiel et lapparence
flatteuse.
Cest alors quen cohérence avec sa thématique,
la versification en alexandrins va pouvoir sarticuler de la manière
la plus fluide et la mieux entendue que jamais sur scène.
Cependant, à ce prix dune interprétation au pied
de la lettre, Alceste (Gilles Privat) pourra aisément apparaître
comme le psychorigide de composition sorti directement du volontarisme
effréné à élever la sincérité de
toute expression verbale en règle intransgressible non
négociable.
Face à cette intransigeance édictée en principe
absolu, son ami Philinthe (Pierre-François Garel) aura beau tenter
dopposer le compromis faisant de la relativité ce remède
indispensable à rendre supportable la vie en société,
cest à une fin de non recevoir dont celui-là sera vertement
gratifié.
A contrario Célimène (Marie Vialle), celle par qui
paradoxalement Alceste est complètement subjugué, se permettra
ouvertement tous les accommodements opportuns avec la véracité
comportementale autant quorale, au profit de surcroît dune
immense auto-complaisance mais tout en subissant la mise à
lépreuve dune rhétorique disciplinaire tentant
de la persuader dune nécessité impérieuse à
changer ses valeurs référentielles
en vain bien
entendu.
Par corollaire, les petits marquis et autres courtisans devront être
évincés, lhypocrisie dénoncée, la
prétention fustigée, bref chaque intrigant en prendra pour
son compte de fausseté caractérisée cependant qu'en
définitive, cest lantihéros qui
délibérément fuira la médiocrité
généralisée
vers un ailleurs qui lui restera à
définir.
Point de place donc présentement pour la farce pédagogique,
la pièce de Molière se déroule ici tel un mécanisme
froid et implacable sans toutefois se départir du quant à soi
où chacun doit remplir son rôle démonstratif pour aboutir
précisément là où il ny a plus de contestation
possible
concernant la petitesse humaine ainsi avérée.
Le constat est affligeant mais sa démonstration scénographique
éminemment digne, sobre et, au terme du processus, forcément
sublime dans ce décor ascétique à souhait où
lenjeu sévalue à hauteur existentielle (ou non).
Theothea le 03/10/19
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