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Les    Chroniques   de

  

23ème  Saison     Chroniques   23.01   à   23.05    Page  433

 

          

             

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LA NUIT DES ROIS ou Tout ce que vous voulez

" LA NUIT DES ROIS " transcende Shakespeare à La Comédie-Française

     

de  William Shakespeare 

mise en scène  Thomas Ostermeier 

avec Denis Podalydès, Laurent Stocker, Stéphane Varupenne, Adeline d'Hermy, Georgia Scalliet, Sébastien Pouderoux, Noam Morgensztern, Anna Cervinka, Christophe Montenez, Julien Frison, Yoann Gasiorowski et Paul-Antoine Bénos-Djian, Paul Figuier (Contre-ténor, en alternance), Clément Latour, Damien Pouvreau (Théorbe, en alternance)

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Comédie Française

   

        © Jean-Louis Fernandez, coll. Comédie-Française

     

« Tout ce que vous voulez » s’affiche en sous-titre insolite de « La Nuit des Rois » mais encore faudrait-il savoir quoi y chercher, à quel titre, selon quelles modalités et pour quel objectif !

Apparemment William Shakespeare laisse carte blanche ou plus précisément laisse ses personnages prendre possession de leurs motivations et désirs, sans doute multiples et contradictoires, de manière à maintenir la polyvalence des travestissements en pleine disponibilité durant la période du carnaval… jusqu’au terme ultime de la pièce où, alors, il pourra toujours être temps de laisser le château de cartes s’écrouler style « superbe catastrophe ».

De toutes façons, Thomas Ostermeier veille au grain; le célèbre metteur en scène allemand de la Schaubühne a installé en salle Richelieu un praticable séparant, du premier au dernier rang, les fauteuils d’orchestre entre cour et jardin.

Cette étroite passerelle va transformer les comédiens en équilibristes de leurs propres destinées et en funambules de leurs fantasmes subjectifs… par personnages interposés.

Ainsi, ils seront onze à se partager les rôles identitaires menant de la quête de soi au transgenre avec l’aisance confondante, pour certains, de drag-queens qui auraient abandonné en coulisses toute pudeur autant superfétatoire qu’encombrante à l’égard de l’esprit de répartie alors que, pour d’autres, c’est l’extrême subtilité des sens qui viendra s’interposer dans le relationnel au point d’embrouiller tous les sentiments sincères d’avec les ressentiments simulés.

Ainsi des groupes d’affinités se formeront au rythme des sensibilités : Adeline d’Herny et Georgia Scalliet se côtoieront-elles en une gracieuse danse moderato du trouble emberlificoté; Laurent Stocker, Stéphane Varupenne et Christophe Montenez se la joueront corrida hystérisée selon une excitation festive entre comparses au sein d’une compétition à dominante transgressive; Denis Podalydès et Sébastien Pouderoux, eux, composeront des entités à part fonctionnant selon un registre perso leur permettant à chacun de tirer son épingle du jeu; Anna Cervinka et Noan Morgensztern feront office de mouche du coche toujours prête à mettre de l’huile sur le feu; quant à Julien Frison, il sera, du début à la fin de ce méli-mélo existentiel, celui qui, candide, dispose de la clef pour tout résoudre… mais sans pouvoir en trouver la serrure.

Bref, sur le ponton traversant la salle Richelieu, le tangage sera quasi permanent, obligeant les uns et les autres à préserver les spectateurs proches de leurs ébats de toute glissade malvenue ou de tout coup d’épée bringuebalante.

En contrepoint, néanmoins, de spacieuses plages de respiration adoucissant les moeurs au son du Théorbe accompagné d’une voix de contre-ténor magnifieront la musique baroque classique évoquant, par instants fugaces, les sonorités modernes de la Techno.

Ces moments d’étrangeté délicieuse agiront comme un baume suave imprégnant le subconscient du spectateur ravi d’une telle quiétude récurrente, à chaque fois inattendue, au milieu d’un tel champ de bataille certes pour de rire… mais destiné surtout à s’entr'aimer sans réserve !

Theothea le 01/10/18       

               

     

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L'HEUREUX STRATAGEME

de  Marivaux 

mise en scène  Emmanuel Daumas  

avec Éric Génovèse, Jérôme Pouly, Julie Sicard, Loïc Corbery, Nicolas Lormeau, Jennifer Decker, Laurent Lafitte, Claire de La Rüe du Can

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Théâtre du Vieux-Colombier

   

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En accueillant de nouveau une scénographie en mode bi-frontal, le Vieux Colombier semble confirmer qu’il a trouvé sa configuration idéale en pleine concordance avec sa salle toute en longueur.

Plaçant les comédiens au coeur d’une perspective collective, les regards croisés des comédiens suscitent la rencontre empathique avec le public ainsi placé de part et d’autre d’un point focal où circule, en l’occurrence, le tourment amoureux que Marivaux distille à l’envi entre la Comtesse (Claire de la Rüe du Can), la Marquise (Julie Sicard) ainsi que Le Chevalier (Laurent Lafitte) & Dorante (Jérôme Pouly), leurs amants de circonstances alternatives.

Cependant que Frontin (Eric Génovèse) et Arlequin (Loïc Corbery) vivent leurs élans amoureux au prorata de l’autorité servie car la domesticité au XVIIIème se doit d’épouser des inclinations similaires aux maîtres, ne serait-ce que par solidarité professionnelle.

Le dispositif de réciprocité scénique mis ici en place par Katrijn Baeten & Saskia Louwaard pourra construire, en temps réel, un jeu de miroirs métaphorique entre, d’une part, le public se faisant face à lui-même et, par ailleurs, ce système de dépendance implicite rendant valets et maîtres liés jusqu’aux conséquences ultimes des passions amoureuses de ces derniers.

L’espace central est balisé de toile blanche plus ou moins froissée et tachetée rendant vulnérable dans les faisceaux de lumière ceux qui y évoluent tels des moucherons, à l’instar de Blaise (Nicolas Lormeau) et sa fille Lisette (Jennifer Decker), pris dans une substance visqueuse invisible… mais, à y regarder de plus près, sans doute pleinement jouissive.

Ainsi va le monde du sentiment et de son fidèle corollaire le ressentiment, débarrassé de toutes contingences corvéables superfétatoires et, ainsi, habilement livré par Emmanuel Daumas, sur un plateau de théâtre destiné à être apprécié au plus proche d’une langue marquant les classes sociales dans leurs attributs existentiels et selon des costumes singeant abstraitement les complexes de supériorité et d’infériorité… éventuellement aléatoires.

A déguster comme une confiserie qui aurait l’ambition de pérenniser, au plus profond de soi, la palette abyssale du paradoxe amoureux, lui-même conjugué au modernisme dans le style jubilatoire de Serge Gainsbourg : « Je t’aime, moi non plus ».

Theothea le 29/10/18

               

     

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CHICAGO

« Chicago » Le Musical par Excellence au Théâtre Mogador

   

de John KANDER & Fred EBB

mise en scène  Bob FOSSE

avec Carien KEIZER, Sofia ESSAIDI ou Fanny Fourquez, Jean-Luc GUIZONNE, Sandrine Seubille & Pierre Samuel....

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Théâtre de Mogador

   

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Si l’impact du show en provenance de Broadway devait être apprécié à l’image de sa première soirée de gala à Mogador, le plébiscite serait d’emblée au rendez-vous et Les Molières s’apprêteraient à briller sans plus attendre.

Mais si, a contrario, le succès authentique devait se construire dans la durée, alors savourons cette période de suspens où d’évidence la qualité haut de gamme aura été choisie en mesure étalon pour cette création francophone ambitieuse et son style éminemment classieux privilégiant l’absence de décor dans la perspective de focaliser en priorité l’attention du spectateur sur l’interprétation et la performance des comédiens faisant osmose avec les arts du chant, de la danse et du théâtre.

« Bienvenue Mesdames et Messieurs, l’histoire que vous allez voir mêle corruption, meurtre, avarice, violence, escroquerie, adultère et trahison… » ainsi débute la narration en voix off du spectacle se pressant d’ajouter avec une distanciation humoristique signifiante : «… Toutes ces valeurs qui nous font chaud au coeur ».

Ainsi que de surenchérir à l’unisson dans la foulée : « Faut que çà Jazz » ! Alors ce ne sont pas les quatorze musiciens en place sur l’immense estrade en gradins au beau milieu du plateau qui réfuteront la filiation de cette mise en espace sobre à l’extrême puisque celle-ci est en provenance directe de la version originale made in Broadway 1996.

En effet, depuis maintenant plus de vingt années, la célèbre Comédie musicale Chicago triomphe, sans interruption, non seulement à New-York mais aura essaimé dans plus d’une trentaine de pays à travers la planète avec toujours la même exigence d’implication intuitive, transmise par Ann Reinking, véritable gardienne de l’œuvre créée par Bob Fosse, tout en supervisant personnellement la direction chorégraphique de cette nouvelle production à Paris.

Trois des rôles principaux se partagent la défense d’une cause multi criminelle pour laquelle la rhétorique et le féminisme accompagnés d’une bonne dose d’opportunisme se disputeront l’impartialité contestable mais tellement dans l’air du temps que la relaxe ne pourra échapper aux deux héroïnes Roxie Hart et Velma Kelly sur le point de gagner, avec le concours habile et manipulateur de leur avocat Bill Flynn (Jean-Luc Guizonne), la compassion générale sévissant déjà en 1920 ainsi que, satisfaisant au goût du jour en 2018, la solidarité collective profondément symbolisée par le mouvement « Me too » devenu universel.

A Paris, Roxie est donc interprétée en star par l’impériale Carien Keiser alors que Velma l’est grâce à la sensitive Sofia Essaïdi jusque fin février 2019 et qu’au-delà ce sera la fougueuse Fanny Fourquet qui prendra le relais de leur rôle sulfureux commun.

Ces deux jeunes femmes, superbes performeuses jusqu’aux bout des ongles, se succédant ainsi au bout de six mois dans l’incarnation de Velma, étaient effectivement présentes lors de la présentation de presse d’ouverture s’affichant au diapason des deux mêmes extraits scénographiques ainsi comparés a parité de leurs talents respectifs.

Si donc au lancement du spectacle, la production Stage Entertainment prévoit prudemment cent représentations pour Chicago, il semble que, par cette succession annoncée, les prolongations puissent d’ores et déjà être envisagées jusqu’en fin de saison 18-19.

D’ailleurs, ce Musical apparaît d’entrée comme l’un des meilleurs crus mis à l’affiche de Mogador ces dernières saisons et il y aurait fort à parier que cette programmation attirera un large public agrandi à celui dévolu plus habituellement au Théâtre et au Jazz.

Theothea le 01/10/18        

               

   

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LES DEMONS

« Les Démons » d’après Dostoïevski & selon Creuzevault à L’Odéon Berthier

   

de  Fédor Dostoïevski 

mise en scène  Sylvain Creuzevault

avec Nicolas Bouchaud, Valérie Dréville, Vladislav Galard, Michèle Goddet, Arthur Igual, Sava Lolov, Léo-Antonin Lutinier, Frédéric Noaille, Amandine Pudlo, Blanche Ripoche & Anne-Laure Tondu

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Théâtre Odéon-Berthier

   

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Durant un mois, Sylvain Creuzevault aura habité l’Odéon Berthier d’un spectacle total en allant jusqu’à inventer des pylônes de soutien virtuel à la structure de ces anciens ateliers dévolus à la construction des décors de l’Opéra Garnier.

En effet, tant qu’à faire tourner en rond ou en ellipse les éléments formels et les personnages de Dostoïevski, autant susciter d’emblée l’impression que ce système sidéral sinon solaire aurait la vertu de pouvoir mettre en branle les fondations d’une société humaine à la dérive.

Ainsi donc tel un manège infernal, les poteaux (apparemment) porteurs faisant face aux premiers rangs des spectateurs auraient le privilège de se rapprocher ou de se distancier des uns des autres à volonté selon une orbite ovale mise en place sur rails dans les cintres, suscitant le plus bel effet métaphorique d’un pouvoir démiurgique en transe sinon démoniaque.

Sans doute, au terme de quatre heures d’exhibition, ne suffira-t-il plus qu’à envelopper le public d’un nuage de fumée opaque pour que tout se confonde dans un chaos final où plus rien ne pourra résister à la voix persuasive de l’idéologie tyrannique en quête d’adeptes prêts à se substituer au pied levé à tout discours théologique fondateur.

Cependant, dans cette phase où chacun se met en place sur les gradins, la bienvenue se décline à coup de coupes de champagne offertes à ceux qui pourront avoir l’opportunité de les saisir au vol piloté en escadrille par un Nicolas Bouchaud survolté dans ce rôle de majordome semblant en pleine adéquation avec son emphase naturelle et généreuse.

Dire que le roman de mille pages rédigées par Fédor Dostoïevski à partir de 1869 nous parviendrait, cent cinquante années plus tard, en une compréhension limpide au sein de la future « Cité du Théâtre » où Odéon, Comédie Française et Conservatoire d’Art dramatique vont, dans un avenir proche, se côtoyer au plus près de leur complétude atomique… serait immanquablement une ambition louable mais forcément hors d’atteinte car c’est nécessairement au travers d’une vision subjective, d’un point de vue réducteur ou d’un parti pris arbitraire qu’une telle œuvre fleuve peut et doit être appréhendée… en l’occurrence donc par Sylvain Creuzevault qui, « librement inspiré » par la traduction française d’André Markowicz, en fait son propre commentaire cohérent bien que fantasque dans un entretien recueilli à dessein pour le livret programme, dûment agrémenté d’une « feuille anti-panique » retraçant en points forts le récit constitutif.

Plaçant l’expressionnisme des onze comédiens au centre de sa convergence théâtrale créatrice, seuls trois d’entre eux ne sont en charge que d’un seul rôle laissant ainsi à leurs huit partenaires le soin de se répartir vingt et un autres personnages.

Dans cette perspective, le charisme de chaque artiste n’est point limité à une entité identitaire mais, bel et bien, à un savoir-faire jonglant avec les contrastes et les différenciations.

Par exemple, Valérie Dréville se multipliera en « Varvara Stavroguina » & « Alex Kirillov » devenant pour la circonstance « Alex Kirillova » …

A contrario donc pour Nicolas Bouchaud, Vladislav Galard & Arthur Igual, c’est sur une palette de complexités paradoxales que seront échafaudés, selon la diversité des affects, leurs élans et interprétations respectives de « Stépane Verkhovenski », « Nikolaï Stavroguine » & « Ivan Chatov ».

Si l’un des enjeux fondamentaux de cette création théâtrale serait la mort ou le déni de Dieu, ce pourrait être autour du syndrome suicidaire que doit se construire la survie de l’être humain… à moins qu’un immense éclat de rire emporte tout… y compris le metteur en scène particulièrement enclin aux fulgurances subversives.

Theothea le 12/10/18

   

                 

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LA MENAGERIE DE VERRE

« La Ménagerie de Verre » Tennessee Williams au Théâtre de Poche Montparnasse

     

de Tennessee Williams

mise en scène  Charlotte Rondelez  

avec Cristiana REALI, Ophélia KOLB, Charles TEMPLON & Félix BEAUPÉRIN

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Théâtre de Poche Montparnasse

   

©   Pascal Gely

                                

Première pièce de Tennessee Williams, c’est aussi celle qui est la plus proche d’une autobiographie décalée permettant en quelque sorte de susciter l’empathie voire la compassion d’un public en pleine osmose poétique et affective.

Quatre personnages tout en nuances existentielles s’offrent au regard en un tableau où le quotidien peine à trouver son équilibre au long cours.

Ainsi dans la famille « métaphorique » des « Williams », il y a tout d’abord Amanda (Cristiana Reali), la mère qui n’en finit pas de se remémorer sa propre jeunesse où elle fut tellement courtisée qu’il a fallu, au bout du compte, qu’elle fasse le mauvais choix d’un mari avec lequel elle fut le plus souvent en disputes et qui l’a finalement quittée la laissant sans ressources avec deux enfants à charge.

Pour Tom (Charles Templon), son fils souvent ulcéré par le comportement de sa mère, mais désormais jeune homme et, de fait, soutien de famille, celui-ci s’est imposé de prendre un travail sans perspective autre que celle de leur permettre de survivre à trois.

Pour sa sœur Laura (Ophélia Kolb), subissant le contrecoup de leur enfance sans cesse perturbée, les premiers troubles mentaux affleurent au point de rendre celle-ci introvertie, tout en cristallisant ses affects sur une « ménagerie de verre » qu’elle surprotège à l’envie.

Reste un quatrième protagoniste, Jim (Félix Beaupérin), ami de Tom qui va, plus ou moins à son insu, accepter le rôle d’appât pour tenter d’ouvrir les fenêtres de Laura en tentant de l’intéresser au monde extérieur.

Amanda voit d’emblée ce garçon à l’image des galants qui jadis se pressaient autour d’elle, comme un espoir tangible, cette fois, pour sa propre fille, d’une histoire d’amour à écrire…

Cependant, rattrapée peut-être par l’inconscient collectif, il semblerait que Laura ait connu Jim dans leur vie scolaire et qu’attirée par lui, elle se soit interdit délibérément de toute approche… jusqu’à ce jour.

Telle une esquisse impressionniste, c’est à coups de pinceaux brossés à fleurets mouchetés que la mise en scène de Charlotte Rondelez compose tour à tour les portraits des protagonistes en situation de quête plus ou moins désenchantée.

Cette situation relationnelle force les quatre comédiens à être en phase avec la subtilité des sentiments où chaque parole, chaque geste se doit de sonner juste au risque de rompre le charme tacite de la frustration mais aussi peut-être quand même celui de l’espoir.

En outre, Tom est le narrateur de ce récit mémoriel que sa famille a vécu alors en si grande affection que l’étouffement général pouvait fort bien être le seul résultat tangible de leurs efforts communs.

Toutefois, son goût pour le cinéma devait le protéger des ondes négatives et il pourrait fort bien trouver une échappatoire opportune pour réussir sa vie d’adulte.

Idem pour Jim qui, lui, au final, annonce qu’il est sur le point de convoler avec l’amour de sa vie.

La destinée rebattra-t-elle les cartes d’Amanda & de Laura ? A chacun d’en décider au Poche Montparnasse.

Theothea le 15/10/18

         

                 

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